Ballet 2 Rue

 

Compagnie Métamorphoz

Lieu : Chapeau d'Ebène Théâtre

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 11, 18, 25 juillet.

Vu le 9 juillet 2018

 

Interprètes : Mohamed Benghali, Antar Bentakouka, Constance Besançon, Charkene Deprez, Mohamed Rouabah

Metteur en scène : Mohame Rouabah

Technicien lumière/son : Mathieux Parisse

Responsable communication : Céline Rouabah

 

Heure de début : 18h30 (1h00)

Genre : Spectacle visuel

Tout public

 

Quand le corps devient instrument de musique..

J'ai tout de suite reconnu une troupe de danseurs hip hop, quand je les ai croisés dans la rue. Étant passionnée de danse hip hop depuis presque 8 ans, je n'ai pas hésité une seconde à aller les voir. Et je reconnais même y être allée, sans avoir pris le temps de lire les explications du spectacle.

En arrivant au théâtre, en voyant aussi bien des grands-parents que des petits-enfants, je me suis demandée si j'étais au bon endroit. C'est à ce moment là que j'ai vu "Quand Mozart rencontre le Hip Hop", sur l'affiche du spectacle.

Habituée aux grands rappeurs comme Biggie Smalls ou 2pac, et en même temps habituée au mélange qu'il peut y avoir au travers de la danse hip hop, j'ai voulu me laisser surprendre.

Pour ma part, je n'ai pas forcément accroché tout le long du spectacle, n'étant pas très callée sur la musique "Mozart". Mais la chose qui m’a surprise et en même temps enthousiasmée, c'est que la danse hip hop est devenue intergénérationnelle et accessible à tous ! Et je trouve que le choix de la musique permet justement une ouverture d'esprit, qu'on n'aurait pas forcément imaginée à l'époque. C’était donc une découverte mais aussi une redécouverte pour certains registres, notamment celui du film culte "Amélie Poulain".

Concernant le choix du costume, un masque blanc, j'ai trouvé que c'était du déjà vu... même si je suis d'accord avec les explications d'un des danseurs, en début de spectacle. Le masque laisse place à l'imagination car nous pouvons chacun deviner, choisir, une émotion, un sentiment et nous, spectateurs, devenons acteurs de ce que l’on veut voir et ressentir.

Néanmoins, peut-être faudrait-il être un peu plus attentifs aux entrées de scène parfois hésitantes mais aussi aux sorties, où le danseur relâche rapidement son personnage.

Le freestyle de fin était très attendu pour ma part car les danseurs, à visage découvert, ont laissé place à leurs propres styles et leurs passions pour la danse.

J’ai également apprécié la présence des danseurs à l’entrée et à la sortie du théâtre et leur accessibilité.

Ils nous ont d’ailleurs laissé en partant, nous exprimer au travers de la danse, sans tenir compte du niveau, du style ou de l’âge, mais seulement du moment passé ensemble.
 

Alexandra Bernard

 

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