La théorie du K.O.
La théorie du K.O.

Spectacle de la «Cie CAUSE TOUJOURS» (69) vu le 13 juillet à 15h30 au « AU VERBE FOU, THÉÂTRE LITTÉRAIRE dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Rémy S.

Mise en scène : A. Charollais

Comédiens : C Saulnier et L. Lacour (violoncelle) 

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 13 ans

Durée : 1H15

 

C’est le récit de la grandeur et de la décadence. Comme nombre de boxeurs, Andy Malone est parti de rien (comme on dit). Repéré par un entraîneur à la suite d’une bagarre dans un bar écourtée par un uppercut bien senti, Andy va connaître la gloire. Mais cette impulsion (pulsion ?) du début sera aussi cause de l’échec de sa vie.

 

Andy est derrière une petite table. Il écrit ce qui semble être son testament, ou les raisons de son choix final. On commence donc par la fin. Orphelin, choisi par des parents en mal d’enfant, il vivra entre ceux qui seront sans aucun doute, et malgré l’hostilité de ses grands-parents, sa mère et son père. L’acteur est accompagné par une violoncelliste qui, à plusieurs reprises, jouera le rôle de la compagne d’Andy. Elle lui pardonnera ses excès et lui donnera un enfant. Il deviendra un grand boxeur. Passionné et fonceur, sa nature le fait parfois dépasser les limites. Une action exécutée plus par instinct que par raison va fragiliser une carrière pourtant exemplaire. Une action digne d’un justicier, mais aussi d’un amant protecteur. Et il tape presque sans limite… aux limites de la mort. Rien que ça pour tout perdre, et puis tenter d’effacer et oublier. Mais la réalité est cruelle. Le temps joue en sa défaveur. Et un jour tout bascule.

Le mensonge, les compromis, la honte vont s’immiscer entre lui et sa compagne, entre lui et son entraîneur, entre lui et son manager. Chacun tirant la couverture à soi. Les faux combats, l’argent qui coule à flot… Sept tableaux se succèdent. Des scènes de la vie d’un boxeur : l’entraînement, la générosité de l’entraîneur, la roublardise du manager Et puis sa femme, son enfant, la gloire.

Enfin la boucle est bouclée et nous revenons au premier tableau ; dans une chambre d’hôtel. Incapable de se sortir de ces sables mouvants, il préfère quitter la scène, victime de son destin, ou de sa nature. Son entraîneur lui disait « Un boxeur, il boxe sur un ring, pas dans la rue ».

 

Si vous aimez les histoires qui prennent aux tripes, avec un acteur qui vit à 100% les tourments de son personnage, ce spectacle vous comblera.

 

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