LES DOIGTS DE L HOMME
LES DOIGTS DE L HOMME

Spectacle produit par Lamarsrock (07) et vu le 2 octobre 2019 au Palais des Congrès de la Grande Motte dans le cadre du Festival les Internationales de la Guitare 2019.

 

Guitare : Olivier Kikteff , Yannick Alcocer, Benoît Convert
Contrebasse : Tanguy Blum
Percussion : Nazim Aliouche : Percussions

Genre : Concert acoustique Swing manouche

Public : tout public

Durée : 1H15

 

 

Le festival Les Internationales de la Guitare a été créé il y a près de 25 ans à Montpellier. Et c’est la première fois depuis que le festival a été élargi à nombre de villes du département qu’un concert est accueilli à la Grande Motte, dans la grande salle au charme suranné de ce Palais des Congrès que l’on doit à l’architecte Jean Balladur.

Le public est au rendez-vous…. Et Olivier Kikteff lui réserve un accueil nuancé d’un humour qui semble faire partie de l’identité du groupe et qu’il maniera avec bonheur à plusieurs reprises au cours de la soirée. Il commence en ouverture avec une magnifique interprétation de « St James Infirmary blues », morceau rendu célèbre par Louis Amstrong et largement repris par nombre de musiciens. Belle mise en bouche…

Annoncé comme un concert « swing manouche », il s’avère bien vite qu’on n’est pas tout à fait dans ce registre, même si l’on pourra reconnaître au fil des interprétations quelques  morceaux typiquement manouches, dont certains de Django. Et de fait, Olivier Kikteff  lui-même, précise que  cet estampillage n’est plus d’actualité… Le groupe, s’il a surfé sur la vague manouche à ses débuts il y a une quinzaine d’années, a depuis beaucoup évolué pour livrer aujourd’hui ses propres compositions, et des reprises et arrangements très personnalisés. L’inspiration puisée dans différents registres musicaux, associée à la maturité, confèrent désormais au groupe son identité si singulière : à la fois ouvert, touche à tout mais aussi très exigeant... J’ai pour ma part particulièrement apprécié « Indifférence », amorcée en solo de guitare et qui s’achève en cavalcade endiablée avec tout le groupe.

Le groupe aime inviter dans ses rangs des instruments inédits permettant d’explorer d’autres univers. Il s’est adjoint pour son dernier album « Le Cœur des Vivants », les services du percussionniste Nazim Aliouche, qui apporte une note plus « musique du monde » et plus particulièrement « musique du bassin méditerranéen ».

 

Attirée en ces lieux par la perspective d’un concert manouche, dont je suis très fan, j’ai d’abord été un peu déroutée : il m’a fallu un  moment pour me laisser porter par les rythmes servis par les cinq musiciens, mais ce fut ensuite un vrai plaisir et un bien beau voyage, partagé avec l’ensemble du public du Palais des congrès.

 

 

 

 

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