4.48 Psychose

Spectacle du Collectif 4.48 (67), vu à la Scierie à Avignon, le 15 juillet 2021 à 11 h 37, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Auteur : Sarah Kane

Metteur en scène : Jocelin Massé

Interprètes : Mila Tisserant, Justine Stremler, Yasmine Khechab, Manon Clément (Créa son), Lucie Rouxel (Voix)

Genre : Pluridisciplinaire

Type de public : Adulte

Durée : 55 minutes 

 

Trois jeunes femmes interprètent sur la scène de la Scierie une pièce de Sarah Kane, traitant de sujets comme la dépression, la maladie mentale et le suicide.

Nous ne sommes pas très familières avec le théâtre particulier de Sarah Kane, c’est donc sans trop d’attentes et avec une grande curiosité que nous sommes entrées dans la salle. Assise au premier rang, avant même l’arrivée des spectateurs, il y a une femme cachée sous une bâche. Au fond de la scène, une deuxième attend près d’une statue en aluminium et une troisième nous regarde à l’avant.

Toutes trois sont vêtues de blanc, rappelant les tenues des malades en hôpitaux psychiatriques, également symbole de pureté et d’innocence. Pour exprimer les émotions des personnages, elles dansent, crient, comptent en attendant 4 h 48, heure du suicide.

Le texte est intéressant, mais difficile, nous offrant une introspection dans la tête d’une femme atteinte de dépression ; la mise en scène nous y projette, utilisant la lumière, les musiques ainsi leurs dialogues incessants. Cependant, le jeu des comédiennes ne nous a pas conquis ; le ton utilisé était le même tout le long de la pièce, la rendant vite lassante. Nous avions souvent l’impression de nous faire crier dessus, ce qui rentrait en résonance avec l’état mental du personnage, mais lui retirait la possibilité d’être nuancé.

Nous saluons la performance des trois comédiennes qui ont tout de même impeccablement délivré ce texte avec une diction propre et une projection très correcte. Nous n’avons malheureusement pas été séduites, malgré le discours de la pièce qui sensibilise à la condition des malades mentaux et leur rapport au monde qui les entoure.

 

Gabriette

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