AKHENATON, LE SILENCE DES GRENOUILLES
Crédit photos : Franck Calabrone

Crédit photos : Franck Calabrone

Spectacle de la Compagnie Les Cousins d’Arnolphe (75) vu au Théâtre des 3 Soleils le mercredi 20 juillet à 17h55 dans le cadre du festival Off d’Avignon. Joué les jours pairs et relâches le mardi. Première à Avignon

 

De : Alexandre Delimoges

Mise en scène : A. Delimoges, R. Kiener, W. Pasquier

Interprète : Alexandre Delimoges

Genre : Théâtre contemporain

Durée : 1h15

 

Ayant apprécié Alexandre Delimoges dans le spectacle Gustave Eiffel qu’il joue dans le même théâtre les jours impairs, je me suis décidée pour cet autre moment d’histoire. Cette nouvelle proposition du comédien créée pour le Festival d’Avignon de cette année nous plonge cette fois-ci dans l’Antiquité, période aussi lumineuse qu'obscure.

 

L’Égypte antique est quand même une période compliquée avec des dynasties de pharaons aux noms imprononçables, une écriture illisible et une religion avec des Dieux aux têtes d’animaux. Oui, sans aucun doute, mais il y a aussi Akhenaton, qui a mis un bon coup de sandales dans tout ça.

Alexandre Delimoges joue ce pharaon illuminé ou visionnaire, sans doute plus connu pour être l’époux de la belle Néfertiti que pour ses réalisations pourtant majeures pour l’évolution du peuple égyptien. Persuadé être le seul interlocuteur d’un Dieu unique, Aton, il s’insurge contre le culte d’Amon-Rê et impose la première religion monothéiste. Il révolutionne aussi les arts trop formatés à son goût.  C’est cette image du pharaon plus poète et rêveur que stratège politique qu’Alexandre Delimoges nous propose avec ce seul en scène.

Comme à son habitude, le comédien et auteur nous livre un texte intelligent, mêlant réalité historique et vocabulaire compréhensif par tous. Sa gestuelle et ses expressions sont précises et accentuées pour donner au personnage une ampleur supplémentaire.

J’ai passé un excellent moment avec ce pharaon que je connaissais si peu, et qui gagne pourtant à être connu. Je vous conseille d’aller à sa rencontre vous aussi.

 

Myriam Chazalon

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