Entre deux éditions de la Biennale du Théâtre jeunes publics de Lyon, Maurice Yendt et Michel Dieuaide ont eu l’idée de créer le festival Intermezzo dont voici la deuxième édition cette année. Présentée au Théâtre Les ateliers de Lyon (69), elle s’est tenue du 7 au 15 février 2008, mêlant rencontres professionnelles, représentations scolaires en journée et représentations tous publics en soirée.
« Une histoire amoureuse du théâtre » de Maurice Yendt.
Mardi 12 février 2008 à 20h, au théâtre Les ateliers, à Lyon (69).
 
Avec : NICOLE MOUTON et VINCENT PUYSSÉGUR
TEXTE ET MISE EN SCENE : MAURICE YENDT
SCÉNOGRAPHIE ET COSTUMES : DANIÈLE ROZIER
LUMIÈRES : STÉPHANE DESCOMBES
 
Genre : Théâtre
Tout public à partir de 12 ans.
Durée : 1h15
 
Un labyrinthe d’escaliers qui grimpe, grimpe tout en haut du Théâtre Les ateliers et nous arrivons dans une petite salle de 100 places, au plancher qui craque. Dans les fauteuils, un public majoritairement adulte.
 
Les personnages entrent l’un après l’autre et s’installent avec précaution. Le thème de la conférence à laquelle nous allons assister est lancé : le thé-a-a-a-tre (pour l’accent circonflexe) ! Malgré la cocasserie du professeur maniaque (Vincent Puysségur) et de son assistante guindée (Nicole Mouton), le début de la pièce traîne un peu en longueur et les attitudes manquent de naturel. Heureusement, au fur et à mesure qu’on avance dans les siècles, le jeu entre les comédiens prend de la vitesse. 
Une mise en scène dynamique, une utilisation ingénieuse des accessoires - un panier rempli de poireaux devient le cheval de Richard III ! – des émotions qui sonnent vraies…Les comédiens s’amusent! Et même leur personnage – dans une mise en abyme tout à fait réussie - se prêtent au jeu, en interprétant quelques grands rôles du théâtre, intégrées à la conférence sous forme de scénettes. 
De leurs échanges, prend forme une relation amoureuse. La pièce s'acheve, ainsi, sur une jolie émotion, dans un clin d'oeil subtil à son titre.
 
Le pari est gagné. "Une histoire amoureuse du théâtre" est à la fois instructive et ludique. Un agréable moment pour les spectateurs !
 
NB : Au regard de la densité des références historiques et littéraires, « à partir de 12 ans » me semble une recommandation à ne pas négliger !


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