Bonjour-on-est-un-tsunami.jpgThéâtre de Villeneuve les Maguelone (34), le 16 novembre 2013 à 19h30.

 

Cie Effet Mer (34) et Cie Renards (Belgique)

Auteur et metteur en scène : Arthur Oudar

Interprète: Baptiste Toulemonde

Lumières : Amélie Géhin

 

VIVANT2-toiles-3Genre : Théâtre

Public : tous à partir de 10 ans

Durée : 1h10

Création 2013

 

 

C’est la fin de l’année scolaire… Quatre copains, Cerveau, Chacal, Guarana et la Graille, viennent de passer avec succès les épreuves du baccalauréat !  La Graille vient aussi de réussir le permis de conduire. Pour fêter ça, ils se cotisent, achètent  une voiture et partent en virée estivale. Sur scène, seul élément de décor, Archimède, une vieille 2 CV, capot, portes et malle ouverts, en cours de préparation... 

 

Apparaît Guarana  qui prépare un paquetage sommaire et, surtout, sa caméra. C’est lui qui raconte et c’est lui qui immortalise le périple, le plaisir d’être ensemble, la fête, les repas improvisés, les nuits à la belle étoile ou dans le foin, les premiers émois amoureux mais, aussi,  les premières épreuves… C’est une sorte de rite initiatique qui nous est conté là, fait des souvenirs de ce quatuor plein de fougue, qui va quitter l’enfance avant d’affronter l’âge adulte. Baptiste Toulemonde, seul en scène, interprète tous les personnages de l’aventure,  les quatre « garçons dans le vent », à tour de rôle, mais aussi quelques personnages « périphériques », parents et autres individus rencontrés au hasard des routes… Le rythme est enlevé, la musique qui accompagne les étapes du voyage parfaitement adaptée, les éclairages, en rampes latérales et en fond de scène ou en puits de lumière, délivrent une ambiance bleutée plutôt froide, peut être un peu dure, sauf dans les séquences rêvées ou imaginées où la lumière est plus agréable.

 

C’est dans l’ensemble une performance de bon niveau, qui s’appuie sur une belle écriture, mais qui souffre un peu de sa jeunesse… La fin m’a paru légèrement inachevée, comme si,  après le « couperet » qui ramène tout le monde à la maison (et sur terre), à Sète, avec la mort du père d’un des garçons, l’auteur (et l’interprète) avait eu du mal à reprendre le fil…  Peut être la charge émotionnelle de ce récit, qui semble largement autobiographique, était-elle un peu lourde à porter devant un public qui semblait ce soir-là composé de nombreux proches, qui ont beaucoup apprécié, les plus jeunes ayant  beaucoup ri?  Gageons donc que le spectacle, après quelques représentations, va trouver ses marques. 

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