Vendredi 25 janvier 2013, nous sommes allés à L’Espace Aragon de Villard-Bonnot (38) pour découvrir le spectacle d’une compagnie espagnole. C’était lors d’une séance scolaire.

Création 2011.

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- Public : recommandé pour les enfants de 3 à 8 ans et leur famille
- Durée : 45 mn

 

Distribution :
- Dramaturgie, direction, lumière et audiovisuel : Juan Pablo Mendiola
- Avec : Aina Gimeno et Paula García Sabio
- Direction chorégraphique : Mamen García
- Musique originale : Paco Garnelo
- Violon : Lucas Granell
- Illustrations : Patricia Barrachina – Patossa
- Animation graphique : Beatriz Herráiz, David Martínez et Hector Ferrández
- Décor : Joan Santacreu et Juan Pablo Mendiola
- Fabrication décor : Marcos Orbegozo
- Vidéo : Nirvana Imatge

 

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Nous avions déjà vue cette compagnie sur la scène de l’Espace Aragon, en 2012, avec "Ras". Nous avons eu de nouveau la curiosité pour sa nouvelle production, en date de 2011. La première fois, artistes et spectateurs se partageaient les espaces de jeu et d’écoute sur le plateau du théâtre. Cette fois-ci, le spectacle s’est joué pour un public plus large, en configuration classique, avec un investissement de la totalité de l’espace.

Le décor : deux panneaux violets verticaux et deux sièges de même couleur. Au coeur du propos : un livre bleu que garde précieusement Paula la grande et qu’Anna, la petite soeur, convoite. C’est autour des jeux que ce préambule va enclencher que se déroule cette histoire en imaginaire et fraîcheur, voyage au coeur des lettres qui s’égrainent, éclatent, s’envolent.

Jeux pour chercher, trouver, prendre et reprendre, chiper. Jeux devant-derrière, où les filles glissent en ombres espiègles. Jeux en ombres partenaires, dédoublements, chassés-croisés. Retours au livre et à ses lettres papillons. Lettres métamorphoses, lettres qui dansent en poésie, images qui s’associent, se composent, (s’)inventent. Des ombres, de la lumière, des ombres chinoises, de gentilles chinoiseries.

On pense au monde des découpes de papier qui sont à la fois si fragiles et tellement porteuses de voyages intérieurs. On pense à ces dessins animés qui utilisent cette matière et technique, comme ceux de Michel Ocelot. A la fin de ce spectacle visuel qui respire et qui danse, on a envie de prendre un livre et de s’y plonger tête la première ! Décidément, une compagnie qui mérite le détour et qui aura fait du bien, autant aux grands qu’aux enfants. Nous en mettons la main à couper.

 

Espace Aragon : http://www.espace-aragon.net/

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