didascalie_dans-le-ventre-du-loup.jpgUne histoire dansée des trois petits cochons, par la compagnie Didascalie (75), vue le 29 avril en séance scolaire au Théâtre de la Grande Ourse, à Villeneuve les Maguelonne (34).

Chorégraphie de Marion Lévy.

Texte de Marion Aubert.

Danseuses  : Aline Braz da Silva, Séverine Bidauc et Flore Taguiev.

Comédienne  : Marjorie Kellen.

Tout public à partir de 6 ans.

Durée 50 minutes.

 

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Bien évidemment tout le monde connaît l’histoire des trois petits cochons... Maman truie, trop pauvre, incite ses trois enfants à quitter la maison et à se construire chacun une maison solide pour se protéger du loup.  On connaît la suite de ce conte pour enfants et les conséquences que vont avoir les choix de chaque petit cochon, inspirés par leurs propres degrés d’insouciance.

 

Les petits cochons sont devenus fillettes/danseuses malicieuses, et le loup est  incarné par la comédienne Marjorie Kellen (qui figure aussi la maman truie et la chef de groupe chorégraphe). L’histoire originelle est ici expédiée en quelques mots et quelques dessins !

Dans un décor graphique, dépouillé mais évolutif, habillées de lumières mouvantes et colorées, dans les  fumigènes et les  courants d’air, les danseuses évoluent  en groupe ou en solo au fil des étapes de la vie, de l’enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte, se féminisant de plus en plus avec l’abandon des vêtements de l’enfance...

Les musiques savamment choisies (allant de la country au jazz, en passant par des extraits de Black Strobe, Francesco Tristani, Patrick Watson et Piers Faccini) accompagnent les pas des  danseuses, accentuant le caractère propre à chaque petit cochon, du plus déluré au plus réfléchi, et  soulignant l’intensité dramatique des situations en même temps que les effets scèniques…

 

Certes, on semble bien loin du conte traditionnel, mais l’auteure a choisi  de privilégier la vision psychanalytique qu’en a le psychanalyste B. Bettelheim, et qui renvoie aux sentiments éternels de peur de l’extérieur, de désir de sécurité, de tentation de l’insouciance. Qu’importe ! Au-delà du message, nous avons assisté à  un spectacle intense, sans temps mort, propre à sensibiliser le jeune public à l’art de la danse mais qui ravit également le public adulte.  

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