objet-sensible_dormir-moi-jamais.jpgSpectacle de la compagnie Objet Sensible, vu le mercredi 10 Octobre 2012 à la Bobinette.

 

Nous n’avions jamais eu l’occasion de nous rendre à la Bobinette, et nous ne connaissions pas encore le nouveau lieu dans lequel la Bobine s’est installée. Nous avons donc eu le plaisir de nous y rendre, pour cette séance du matin qui affichait complet.

 

Création 2008
Public : à partir de 4 ans
Durée : 50 mn

 

Distribution :
- Direction artistique et jeu : Nathalie Della Vedova
- Conseil artistique : Guillaume Lecamus
- Aide à la mise en scène : Alexandra-Shiva Mélis
- Création musicale et jeu : Marie-Caroline Conin
- Conseiller chant : Haïm Isaac
- Structure décor : Bertrand Boulanger

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L’histoire de ce spectacle se passe sur fond du quotidien d’un enfant-roi, qui voudrait que ses journées ne soient que jeux et plaisirs et qui ne manifeste pas l'envie irrépressible de se coucher quand vient l’heure d’aller au lit. Bien entendu il a une gardienne, une nounou, qui a de bonnes raisons de tourner chèvre, surtout quand le Drôle ne se prête pas volontiers aux activités incontournables de la vie de tous les jours : se laver, manger (de tout), se brosser les dents, se moucher le nez...

 

Nous retrouvons dans "Dormir, moi ? Jamais !", spectacle à destination des tout petits, des constantes :  la maison-personne et des objets de décor tels que la petite porte. Nous en retiendrons de jolies choses comme la petite lumière qui joue à cache-cache dans les recoins d’un château en carton-pâte, l’attaque du château par le porteur de heaume et ses soldats à doigts, et la fermeture du cadre-forêt qui prend un aspect labyrinthique. Il y-a aussi ce rouleau à images qui rappelle les flip books dont on tourne les pages pour voir évoluer les dessins et les minis histoires, et l'épisode du bain qui, à notre sens, était l’occasion d’engager un tournant onirique grâce aux ombres chinoises. Cette scène aurait pu prendre (encore) plus d’ampleur si elle avait été plus marquée par l’imaginaire. A quand le bateau attaqué par les pirates ? A quand le frisson de la peur contrôlée/convoquée ?

Le temps de la fuite dans la forêt provoque une bascule. On entre (en partie) dans une autre histoire, où les loups et les sorcières sont sur les traces des enfants... Ceci grâce aux marionnettes de plus petites tailles, aux arbres ombreux et à la maison joliment tordue qui n’est pas sans rappeler celle du conte d’Hansel et Gretel... mais nous restons "sur le seuil".

 

Nous avons apprécié les propositions musicales de Marie-Caroline Conin au violon, au violoncelle et à la voix. Un "plus" qui fournit, ici encore, un sillon à creuser, parce que la musicienne donne des couleurs particulières aux différents moments de l’histoire. Cependant, nous n’avons pas vraiment frissonné, et sommes demeurés à la frange des émotions, probablement parce que l’onirique est resté un peu anecdotique, en marge. Dommage, parce que la matière est là et c’est dans les interstices du récit qu’elle pourrait d’avantage se révéler.

 

Autres spectacles de la compagnie, commentés sur ce blog : 

http://vivantmag.over-blog.com/article-ma-petite-horreur-70132666.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-21522556.html

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