Du Côté d'Alice
15 juil. 2012
D’après Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll
Star Théâtre /Cie Isabelle Starkier
Adapté et mis en scène par Isabelle Starkier
Avec Amnon Beham, Jean-Pierre Benzekri, Angélique Zaini
Durée 1 h
Tout public à partir de 8 ans
Avignon OFF 2012, Condition des Soies, 16 h 20 du 7 au 28 juillet
Tout le monde connaît l’histoire d’Alice qui s’ennuie auprès de sa sœur qui lui lit un livre « sans images ni dialogues »… Voilà qu’elle voit passer un lapin blanc, vétu d’une redingote, qui tire de sa poche une montre tout en s’écriant « je suis en retard ! ». Pas le moins du monde étonnée, elle décide de le suivre dans son terrier, et fait une chute interminable qui l’entraîne dans un monde étrange peuplé de personnages extravagants, absurdes, d’animaux bizarres qui parlent, où elle devra grandir et rapetisser au gré des lieux dans lesquels elle va évoluer.
L’adaptation d’Isabelle Starkier a privilégié quelques grands moments de ce voyage, la chute, les métamorphoses, le concile des animaux, le duo avec la chenille, la mauvaise mère et le cochon, un thé de folie, la partie de croquet et le procès.
La scénographie utilise un immense chapeau sur lequel évolue Alice, qui du coup « tourne en rond », dont la partie haut de forme sert d’écran pour les vidéos et les silhouettes d’Alice qui grandit et rétrécit. Le musicien et le dessinateur, en habit et chapeau, sont installés chacun d’un côté de l’espace scénique, avant de devenir à leur tour interlocuteurs d’Alice, au fur et à mesure de l’action.
Les dessins de Jean-Pierre Benzekri sont réalisés en direct et projetés par rétro projection sur l’écran. La musique composée par Amnon Beham, jouée en direct avec synthétiseur et autres instruments électroacoustiques, allie comptines, comédie musicale, musique hip hop. La distorsion des sons contribue à l’ambiance surréaliste de certains passages du spectacle.
Tout en reconnaissant l’aspect novateur et la qualité de cette mise en scène, très moderne et cependant fidèle au texte de Lewis Carroll, la beauté des costumes et la maîtrise des éclairages, l’apport indéniable de la musique et des dessins « live », j’ai trouvé certains passages un peu longs (le thé de folie par exemple) et je n’ai pas réussi à m’approprier ce spectacle, passant probablement « à côté » de quelque chose…
Soulignons toutefois qu’il s’agit d’une création, promise donc à évoluer dans les mois à venir, et saluons surtout la performance de l’actrice qui a repris le rôle d’Alice il y a à peine quelques semaines !