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Nous avons assité à cette lecture proposée par le collectif grenoblois Le Troisième Bureau, le lundi 21 février 2011 au café La Frise. Dans le cadre des rv réguliers institués par le Troisième Bureau depuis 10 ans dans ce lieu. En préparation du "Festival Regards Croisés" qui aura lieu au Théâtre 145 (http://www.theatre145.com) en mai prochain.

 

- Public : adultes et ados
- Durée : 1h15

 

Distribution :
- Texte : Pieter De Buysser
- Traduction : Anne Vanderschuren
- Comédiens : Thierry Blanc, Sophie Vaude et Bernard Garnier

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Ici, pas de mise en scène. Juste la grande table de bois, trois comédiens, et un public qui a empli ce soir-là cette arrière-salle, devenue le temps des lectures qui s’y font entendre une fois par mois, un lieu de diffusion de textes de théâtre contemporain. Une offre ouverte à tou(te)s, sans engagement aucun si ce n’est l’attention et l’écoute.

 

Le texte dont il est question parle d’une rencontre improbable et des déclinaisons qui vont se dessiner dans l’espace temps d’une nuit à l’hôtel, quelque part dans le quartier de la gare du Nord à Paris. Il s’appelle Moassi. Elle se nomme Marie-Jeanne. Il l’a aperçue qui nouait ses chaussures, elle s’est retrouvée en face de lui dans un train en partance. Bruxelles-Paris. Un lointain, un début, une naissance de l’autre côté des frontières, celles des pays qui les bouclent, celles de leurs mondes chaotiques qui se cherchent.

On entre dans l’intime des personnages qui vont dire et ne pas dire, et peut-être davantage encore se dire, dans les silences et la mobilité des visages des comédiens. Des comédiens qui ne se lèveront pas de leur siège et qui pourtant se mettront et nous mettront par là-même en mouvement(s) dans le récit qu’ils servent. Les plans sur la comète que Marie-Jeanne et Moassi tirent, eux les oubliés d'un système qui écarte, met en marge(s) ou refuse de donner place(s), ils pourraient être nos rêves aussi. Dans les suspensions proposées à la lecture, celui qui écoute et que nous sommes, se glisse. Ce sont ces interstices fragiles et précieux que Sophie Vaude et Thierry Blanc (nous) ménagent et qui accueillent nos images mentales. Dans leurs voix, les personnages s’ancrent et prennent corps. Une question malgré tout quant à la fonction et à l’intérêt d’avoir choisi de mettre en jeu les didascalies.

 

Un moment fort agréable qui nous donne envie d’aller de nouveau écouter d’autres histoires, de ces petites histoires qui pourraient paraître à certain(s)s futiles, voire inutiles, mais qui portent en elles toute la gravité de notre époque. Un moment aussi qui nous a permis d’entendre ces comédiens que nous aurions plaisir à voir en jeu. Soyons attentifs à leurs propositions !

 

Coordonnées du Café Restaurant "La Frise" :
- Adresse : 150 Cours Berriat, 38000 Grenoble
- Tél : 04 76 96 58 22

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