acta_en-corps.jpgLundi 12 mars 2012, la compagnie ACTA (venue de la région parisienne) était présente sur le plateau de l’Espace 600 de Grenoble (38) avec sa création 2012, premier volet d’un tryptique initié par Leurent Dupont : croisements de danse(s), chant(s) et image(s).

 

- Public : défini à partir de 3 ans
- Durée : 1h

 

Distribution :
- Conception et mise en scène : Laurent Dupont
- Collaboration artistique : Agnès Desfosses
- Chant(s) : Marie Fraschina
- Image(s) : David Liver
- Danse(s) : Thierry Maboang
- Digital design : David Liver
- Sound design : Mathieu Florentini
- Scénographie : Patricai Lacoulonche  

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Une scène en arc de cercle, comme l’arène de la corrida. Trois panneaux pour des formes et des couleurs : du bleu, de l’orange, du jaune, du rouge. Des claquements de pieds, des frappés de mains, des onomatopées. Des variations autour de l’animal emblématique de l’Espagne, le taureau, comme des recherches faites par Picasso, peintre du mouvement et du rythme, du soleil et des teintes, des ombres et de la lumière ; recherches et tergiversations sur fond de chant andalou pimenté d’une pointe de lyrique, de jeux de silhouettes animales/humaines, de courbes corporelles piquées de Flamenco et tracées d’éventail(s)-banderilles. Impressions-disparitions en mouvances, diffractions, étirements et dissensions.

Une proposition touffue, emplie de références pas toujours évidentes à cerner lorsqu’on ne les a pas en mains(courants artistiques, chanteurs d’époque, voire d'autres civilisations...), sur fond d’associations d’idées. Si elle a incontestablement fait réagir les plus jeunes qui se sont laissés porter par les couleurs, la musicalités et le stimuli des formes en mouvements, elle mérite(rait), selon nous, un accompagnement pour les enfants plus âgés et les ados qui ont eu, nous semble-t-il, plus de difficultés à se saisir du spectacle, à s’en imprégner et à en comprendre la démarche.

La présence et l’intervention de l’informatique apportent incontestablement au propos. Cependant, nous avons été gênés par la visibilité de l’écran, quasiment en avant-scène et qui cachait une partie du plateau. Pas de nécessité pour le(s) spectateur(s) de suivre ces modalités techniques. Il y a robablement à s’interroger sur le positionnement dans l’espace d’un tel dispositif.

Pour nous il y aurait peut-être à imaginer deux formules, une qui s’adresserait aux plus petits et une aux plus grands.

Peut-être y aurait-il aussi à resserrer la durée du spectacle et son foisonnement de techniques artistiques.

En tout cas c'est une compagnie qui, par cette proposition riche et exigeante, nous a donné envie de suivre son parcours et son évolution.

 

Web Espace 600 : http://www.espace600.fr/

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