VIVANT-1-toile-2.jpg


Compagnie Arte en Fusion (30)


Spectacle de danse tout public

Chorégraphie pour 13 danseurs de Karina del Oro

Durée 1 h

 

Spectacle vu le 19 décembre 2009 au théâtre Bernard Liger à Nîmes.

 

La scène s’ouvre sur une fillette qui, d’un côté de la scène,  regarde  la télévision, pendant que de l’autre côté, une femme est concentrée sur sa machine à écrire... La scène, dont la finalité n’est pas évidente, dure un peu trop longtemps, avant que les danseurs ne fassent enfin leur apparition, obligeant le spectateur à un questionnement sur l’importance du programme diffusé à la télévision et que regarde la fillette, et sur le personnage qu’incarne la femme… 

 

Et précisément, on ne sait pas qui est cette femme, sinon qu’elle semble être écrivain. Qui est elle et que fait elle là ? On ne sait même pas au fond si cela a de l’importance… Mais sa présence et son intrusion parmi les danseurs obligent  à se poser la question. Par ailleurs, il n’est pas aisé de faire le lien entre les différents tableaux, et la musique par moments trop forte,  le bruit de la machine à écrire trop présent, et que j’ai trouvé plutôt lancinant, ont gêné ma concentration et par la même, mon implication dans le déroulement du spectacle.

 

L’idée de rajeunir, ou moderniser, le flamenco, en le mêlant à d’autres danses, contemporaine, hip hop, et à d’autres disciplines, comme le chant, le théâtre, et la peinture, pour créer un véritable spectacle, est particulièrement intéressante et bien dans la tendance actuelle.

 

Pour ma part, j’aurais aimé,  pour plus de compréhension, que le personnage de la femme s’exprime, et pour plus de « fluidité », que la peinture de Françoise Maurin soit par exemple utilisée  en diaporama projeté en fond de scène tout au long du spectacle, avant que la peintre n’intervienne sous nos yeux au dernier tableau, moment toujours magique que de voir officier un artiste peintre en direct  ! Cette exploitation des œuvres de Françoise Maurin permettrait me semble-t-il dans le même temps, d’apporter un plus au niveau de la lumière.

 

N’étant pas spécialiste de danse, je me place du point de vue du spectateur ordinaire, qui s’initie à toutes les disciplines du spectacle vivant, et dont le seul langage de la danse n’est pas suffisamment explicite…  Néanmoins, j’ai pu apprécier la belle énergie déployée par la troupe de danseurs.

Retour à l'accueil