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Ce spectacle est le fruit d’une collaboration franco-belge entre deux compagnies :
- La Cie les Nuits Claires, originaire de l’Hérault (34)
- La Cie Agnello Crotche, qui vient de Bruxelles Nous avons découvert ce spectacle sur la scène grenobloise de l’Espace 600 lors d’une séance scolaire réunissant des collégiens et des lycéens le mardi 8/02/2011.

 

- Tout public à partir de 12 ans
- Durée : 1h

 

Distribution :
- Texte : Aurélie Namur
- Mise en scène, dramaturgie, collaboration à l’écriture : Félicie Artaud
- Interprétation : Aurélie Namur et Félicie Artaud
- Collaboration artistique : Sophie Leso
- Création lumière : Dimitri Joukovsky
- Décor sonore : Antoine Blanquart
- Costumes : Geneviève Joris

 

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Crédit photo : Michel Boermans

 

Pas facile de parler de l’adolescence et des chaos, métamorphoses et bascules qu’elle engendre ! Les compagnies Agnello Crotche et les Nuits Claires ont choisi l’apparente forme du conte, avec une récitante, qui porte couleur rouge, et une interprète en habit kimono blanc. Pas de décor. Juste le cadre suggéré des contours d’un palais par la lumière. Nous voilà dans l’ascèse, celle d’une princesse aux petits pieds nimbée de clarté pure dont les journées millimétrées n’ont jusqu’alors jamais été traversées par le son de sa voix, fût-il seulement murmure. La princesse est close, comme est close la chambre secrète dans laquelle elle va se découvrir en excès et extravagance(s).

Nous sommes dans un univers esthétisant où le corps sculpte d’espace, avec une influence de l’Asie dans le traitement : visage blanc de la princesse, pinceau de calligraphie, feuille de papier sur visage... Notons aussi l’utilisation de la langue des signes, qui danse avec les gestes. Les jaillissements des pulsions, avec la voix qui (s’)échappe et qui semble avoir sa vie propre, déconcertent.

Si des images restent, après, nous n’arrivons pas à être certains d’avoir été touchés, émus, interrogés par la proposition. Elle nous demeure comme "distanciée", ce que nous avons tendance à regretter. Nous avons entendu les élèves réagir, parfois, mais des longueurs dans l’abstraction ont peut-être favorisé leur(s) décrochage(s).

 

Contact Espace 600 : http://www.espace600.fr/

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