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Muriel Vernet, de la Compagnie iséroise des Choses Dites, a proposé une " réécritureplateau " du livre-scanario du livre" Le camion " de Marguerite Duras, le samedi 12 décembre 2009 sur la scène du Théâtre 145 à Grenoble.

 

Distribution :
- Conception et mise en scène : Muriel Vernet
- Scénographie : Cie Choses Dites
- Film : Jean Guillaud
- Régie tehnique : François Dupont
- Lumière : Albert Lesueur
- Musique : Grégoire Gilg
- Costumes : Emmanuelle Besson
- Photographies : Guy Delahaye
- Avec : François Dupont, François de Féline, Grégoire Gilg, Jean Guillaud, Albert Lesueur, Isabelle Prim, et la voix de Muriel Vernet

 

- Public : adultes et ados
- Durée : 1h20

 

Création 2008

 

Blog_chosesdites_si-on-joua.jpgUne grande toile tendue en-travers du plateau, une femme, un homme. Il parle, scande des phrases courtes, incisives qu’amplifie le micro. Et toute la proposition qui va nous être faite s’appuie sur des mots comme " Il y auraiteu un film mais ici pas d’image(s), juste le probable et possible en devenir ". Et c’est autour des im-possibles de la mise en espace clos des deux protagonistes de l’histoire que se déclinent les paroles, les situations, les mises en jeu(x)... si jeu(x) il y a. On pourrait plutôt parler de re-compositions permanente(s) des données, avec des scénari potentiels, comme si rien n’était décidé par avance et se définissait en mouvances. Une matière meuble, par essence. Le texte se dit et se re-dit. Tantôt c’est la femme qui parle, tantôt c’est l’homme. Croisement des genres : la femme qui parle(rait) serait celle du camion mais pas forcément ; elle seraitaussi la comédienne en recherche du genre qu’aurait cette passagère ; l’homme pourrait être le camionneur mais aussi le diseur. Lecture(s)-tâtonnements, devant la toile, à l’arrière, sur un plateau mû en plateau cinéma, avec des espaces dans l’espace : la loge avec sa guirlande d’ampoules et son miroir qui renvoie autrement des images de ce qu’on voit du couple qui est là ; le lieu de détente-fumoir ; les rails du camion-maquette avec des décors-photos qui défilent... Et dans cette histoire-là qui n’est pas une histoire mais qui aurait pu l’être, on croise Duras et les nuits d’Hiroshima ou encore les préoccupations ouvrières. En somme, au bout du compte, du camion, on n’aura vu qu’un pare-brise, un rétro, une maquette ou des roues, le reste ayant pu se diffracter à l’infini.

Si ce genre de théâtre n’est pas forcément notre tasse de thé, force est de reconnaître une belle approche d’un texte et de personnages qui en sont sans en être, des sortes d’anti-héros extraits de la banalité. Un exercice de style, le plateau comme terrain d’expérimentation(s) autour d’images, de mots, de voix, dans le suggestif plus que dans le montré.

 

Contacts Théâtre 145 :
- Adresse : 145 cours Berriat, 38000 Grenoble
- Tél : 04 76 49 53 38
- Fax : 04 76 70 01 93
- Mél : infos@barbarins.com
- Web compagnie les Barbarins Fourchus : www.barbarins.com
- Web : www.theatre145.com

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