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Laurie Cannac, artiste francomtoise, a croisé le chemin de la marionnettiste Ilka Schönbein du Theater Meschugge et a creusé avec elle les sillons d’un conte que montre d’entre nous connaissent ou du moins le croient. Le Festival de la Marionnette de Grenoble (www.festivaldelamarionnette.org) a accueilli, le lundi 7 mars 2011 au Théâtre 145, une proposition de la Cie Graine de Vie, qui re-visite le mythe tant raconté aux enfants. Une création 2009.

 

- Tout public à partir de 9-10 ans
- Durée : 1h

 

Distribution :Blog-Graine-de-vie-Faim-2.jpg
- Mise en scène : Ilka Schönbein
- Conception, interprétation et manipulation : Laurie Cannac
- Marionnettes : Laurie Cannac, Ilka Schönbein et Serge Lucas
- Scénographie et Régie : Serge Lucas
- Son : François Olivier, Guy Pothier et Claire Moutarde
- Lumière : Luc Mesnier-Pierroutet, Sébastien Choriol
- Assistanat à la mise en scène : Nathalie Pagnac
- Travail Clownesque : Céline Chatelain
- Voix off : Laurie Cannac, Isabelle Guyot, Nicolas Dufour
- Musique : Serge Lucas

   

  

Un lit comme une scène. Un lit tendu de blanc. Un édredon. Un Nez Rouge en proie aux bruits de la route et du ciel. les ingrédients de la vie actuelle sont posés : le téléphone, la TV. C’est dans ce contexte où tout passéisme est balayé, que le conte va commencer.

 

Le lit devient creuset d’histoire(s), version carnavalesque, avec en sus un bouquet de ballons rouges. C’est un sillon rouge que nous suivons, dans l’excès spaghettis de Blog-Graine-de-vie-Faim-de-.jpgla métamorphose qui s’opère, une transformation lupestre à la manière des poupées de chiffon à double face. Le corps de la marionnettiste est lui-même terrain d’aventures et d’expressions, la couche espace de sexualité et de dangers. On touche ici à quelque chose de viscéral, de fondamental, où l’on fouille les versions anciennes souvent écartées pour ne pas nuire aux petits enfants...

 

Le Loup impressionne, il arbore larges mâchoires et chausse charlotte à la Gustave Doré. Nous divertirons-nous de cette épouvante qui s’immisce dans le dire, ou encore dans le luisant des lames des ciseaux, nous amuserons-nous de l’inconvenance et de l’irrespect ?

 

Nous avons retrouvé là la patte d’Ilka Schönbein dont nous avions apprécié l’approche au mélange de beauté et de laideur et son choix d’aller chercher ailleurs que dans le convenu et d’attendu. Nous avons découvert aussi, en Laurie Cannac, une artiste de la même mouvance, avec une utilisation du corps à la fois lieu(x), accessoire(s) et partenaire(s). Une prouesse technique qui a pour notre part peut-être un peu manqué d’émotion sensible.

Notre curiosité est cependant aiguisée pour découvrir d’autres pans du travail de la Cie Graine de Vie.

 

Crédit serge lucas 

 

Web Théâtre 145 : http://theatre145.com/

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