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La compagnie iséroise " les Voisins du Dessous " a présenté son spectacle sur la scène du Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau de Seyssint-Pariset (38) le mardi 19 octobre 2010. D’après le texte de Caryl Churchill, dramaturge britanique.

 

- Durée : 1h15
- Public : adultes et ados

 

Distribution :
- Mise en scène : Pascale Henry
- Assistante : Marie Bonnet
- Jeu : Marie Sohna Condé, Vincent Londez, Aurélie Vérillon et Margot Bigorgne

 

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Nous mettons un point d’honneur à suivre, autant que faire se peut, le parcours des compagnies quand nous en avons l’opportunité. Il nous paraît important de montrer différentes facettes pour élargir le champ de nos perceptions. La compagnie affectionne les espaces clos, où les fenêtres ont une ouverture toute relative. Elle affectionne également des sujets où les cartes de la normalité et de la folie se tapent la brouille, quand il est question de se construire, de survivre, de tenir (debout). Nous l'avions déjà vu dans " Thérèse en mille morceaux " dont nous avions parlé sur ce blog. Nous retrouvons dans ce spectacle certains de ses composants.

Pour cette pièce, le choix s’est porté sur un texte qui met en jeu trois scènes, trois espaces, trois histoires en une. A chacun(e) de nous de faire son chemin. D’abord une petite fille pieds nus et en pyjama qui serre son ours en peluche contre son coeur, puis une femme modiste qui confectionne de " drôles " de chapeaux à la " beauté " éphémère et enfin un couple qui parle d’un monde chaotique et en disgrâce. Le truchement des cloisons amovibles, un vrombissement passager, une stridulation, des images sur écrans, permettent de rendre visibles ou du moins perceptibles les strates de dislocation de mondes où les questions de moralité se trouvent embrouillées. Le tout s’achevant par des métaphores animalières sur fond de guerre totale, omniprésente. Métaphores ou faux-semblants ? Pas vraiment de réponse(s) données ; plutôt une invitation pour chacun(e) à chercher sa vérité.

La forme est courte, ce qui lui confère intrinsèquement un caractère inachevé. Du coup, on reste sur sa faim, avec des histoires commencées mais ni dénouées, ni résolues. D’où en quelque sorte une " insatisfaction " de n’être pas conduits vers un bouclage du propos. Chaque scène est à la fois indépendante et prise dans des rouages communs et peut-être aimerions-nous aller plus avant dans chacune d’entre elles plutôt rester dans un inachevé perturbant. Nous ne répondrons pas, pour ce qui nous concerne et pour l’heure, à ce questionnement qui demeure après coup et imprime encore en nous un sentiment dubitatif.

 

Commentaire sur un autre spectacle de la compagnie

 

Contacts Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau :
- Web :http://www.mairie-seyssinet-pariset.fr/spip.php ?article1560&id_mot=11

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