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Compagnie l’Auguste Théâtre

D’après un texte d’Ulrich Hub

Mise en scène Claire Massabo

 

Avec Franck Libert, Nader Soufi, Sofi Szoniecky, Sandra Trambouze

Tout public à partir de 6 ans

Durée 55 minutes

 

Vu le 27 avril 2011, en séance publique au théâtre Bassaget à Mauguio (34)

 

 

Trois pingouins (costumes très réalistes, démarche parfaitement imitée) s’ennuient dans l’immensité blanche de la banquise…Pendant un laps de temps qui peut paraître un peu long,  il ne se passe rien… Mais voilà qu’un  papillon jaune sorti d’on ne sait où dans un tel univers, vient rompre cet ennui, avant l’intrusion incongrue d’une colombe, marionnette de taille humaine, manipulée à vue par un comédien, qui « l’habite » en partie

Une colombe qui vient annoncer le départ imminent de l’Arche de Noé, sur laquelle doit embarquer illico le dernier couple d’animaux recensé, le couple de pingouins, et ce avant le déluge qui va tout anéantir… 


Oui, mais nos pingouins sont trois, et deux seulement sont requis.

Ainsi, après quelques hésitations, le couple décide de braver l’interdit, de ne pas abandonner l’ami voué  à une mort certaine, et de le cacher dans la malle qui doit contenir leurs effets personnels. Une fois à bord, au milieu des autres animaux, ils sont contraints à une partie de cache-cache avec la colombe, qui veille au grain sur l’Arche. Survoltée et fébrile,  à chacune de ses apparitions, elle fait part à la cantonade de son sentiment  « d’avoir oublié quelque chose » ... Quelque chose qui n’est rien moins que « sa moitié », colombe femelle sans laquelle nulle espèce ne peut perdurer !

Mais le passager clandestin est finalement découvert, et ce petit pingouin solitaire viendra utilement compléter le binôme avec la colombe, en un étrange mariage entre espèces si différentes.

 

Les décors dépouillés et les lumières, dans des tons blancs, évoquent la banquise, et l’eau qui se déverse en permanence sur « la porte qui pleure » nous transporte en plein déluge. L’environnement sonore particulièrement étudié, la scénographie, alliés au jeu tout en finesse des comédiens font de ce spectacle une très intéressante base de discussion sur Dieu (évoqué à de multiples reprises au cours du spectacle), les religions et les croyances, les différences, le libre arbitre, bien d’autres notions difficiles à aborder avec le jeune public.

 

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