Compagnie : Babylone (75)

Création collective d’après le roman de Victor Hugo

Mise en scène : Patrice Cuvelier

Avec:Anna Delpy, Sarah Carmona-Mahé, Sébastien Delpy, Sylvain Tempier, Marc Manu, Hugo Dubus

Musiciens : Florent Maton, Franck Normand, Bruno Lebris

Théâtre en plein air

Tout public

Création 2013.

Vu à l’école Montolivet à Villeneuve-lès-Avignon, le 21 juillet 2013 à 19h30 dans le cadre du festival Off d’Avignon. Jusqu’au 24 juillet.

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Destiné à être présenté sur les places et les espaces publics, le spectacle se joue en plusieurs endroits de la cour dans laquelle il est installé.

l-homme-qui-rit-babylone-off-2013.jpgL’histoire ? C’est celle de Gwynplaine, enfant abandonné, mutilé et vendu, échouant dans un théâtre ambulant et montré comme une curiosité.

Arrivé à Londres, on découvre alors qu’il est Lord et sera ainsi réhabilité parmi les siens. Tentant de faire entendre en vain la voix du peuple au sein du pouvoir, il renoncera à perdre sa famille d’adoption et son amour, terminant sa vie de façon tragique.

L’idée de la compagnie est de redonner à la rue, une œuvre qui y trouve ses racines.

Dans la pure tradition de l’entresort forain, un bonimenteur vient nous compter l’histoire de son fils, « l’homme qui rit », dont l’eternel sourire reste la marque d’une mutilation effrayante. Accompagnée de trois musiciens qui se déplacent en suivant l’action, les comédiens de la compagnie mettent toute leur énergie au service du texte du grand Hugo, et porte avec enthousiasme une épopée rythmée et pleine d’idées, mélant musique, théâtre et même d'impressionnantes marionnettes

Le texte dénonce les inégalités sociales et reste d’une cruelle actualité : «Le lord, qui bénéficie du bonheur de droit », alors que le pauvre mineur en est réduit à manger son charbon dans une misère crasse. Mais, on ne fait pas dans la pleurniche ici, on vit ! Un passage savamment slamé permet même de renforcer le pont culturel entre les générations.

Au final, une proposition encore en mouvement, qui comporte encore des réglages à soigner et avec quelques inégalités dans le jeu des comédiens, (Sylvain Tempier, dans le rôle de «l’homme qui rit » est excellent), mais qui porte en elle l’idée d’un théâtre de transmission, engagé et sincère.

A découvrir encore jusqu’au 24.

 

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