les-4-soeurs_la-ballade-du-vieux-marin.jpgNous avons découvert le premier pan d’un travail en trois étapes de la compagnie lyonnaise Les 7 Soeurs, sur la scène de l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38), le vendredi 27 janvier 2012. La suite se fera sur la scène de l’Heure Bleue de St Martin d’Hères (38) lors de la prochaine saison.

 

- Tout public à partir de 12 ans
- Durée : 1h15

 

Distribution :
- Texte : Samuel Taylor Coleridge
- Mise en scène : Catherine Hargreaves
- Composition musicale : Louis Dulac
- Scénographie : Benjamin Lebreton
- Traduction et écriture : Sabryna Pierre et Catherine Hargreaves
- Collaboration artistique : Sabryna Pierre et Nicolas Zlatoff
- Jeu : Mathieu Besnier, Gilles Chabrier, Judicaël Jermer, Baptiste Kubich, Yann Lheureux et Charly Marty
- Lumière : Fabrice Guilbert
- Image : Nicolas Zlatoff

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Le démarrage se fait devant le rideau, avec une guitare électro. Les marins en combi rouge sont alignés face à nous et égrennent chacun leur texte. D’emblée, ça se bouscule. Chacun présente sa version et nous (ne) saisissons (que) des bribes, des grains de voix, nous prenons contact avec ces différents acteurs de manière parcellaire. Un glissement progressif s’opère d’un discours un brin "foutraque" à une expression littéraire, pour un voyage qui se fera délibérément sous forme de chassés-croisés, entre récit brut et inachevé et discours cohérent et construit. Chaque fois que le public est en partance, que le décorum se met en place, avec subterfuges et artifices propres au spectacle, se produit un virage à 360° : les pendrillons sont remontés, on change de cap, on est dans le travail sur plateau.

 

Difficile pour nous de parler de ce "spectacle" qui utilise des registres, des niveaux de présentation différents : on oscille entre des moments "théâtralisés" avec lumières et tutti quanti, et des moments d’ébauche et de déconstruction-reconstruction quand l’acteur se cherche, tâtonne, pointe des doutes, piste les sur-jeux et revient au texte, au propos à servir. Un peu déboussolant. C’est de l’inachevé mais en même temps la représentation s’appuie sur ce chantier, s’en sert comme support pour faire des allers-retours avec le public. Une façon d’interroger l’acte théâtral et artistique.

Étonnant d’avoir vu les jeunes réagir point nommé, raccrocher les wagons après les moments où les conventions théâtrales étaient mises à mal, lorsque le théâtre se remettait en place. Grande force de cette équipe de composer et concilier un tel kaléidoscope. Ca aurait pu être franchement "casse-gueule" mais les comédiens ont tenu la barre.

Irons-nous voir la suite ? Peut-être.

 

Web Amphithéâtre : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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