Spectacle d'Aurélien Villard par La Compagnie Les gentils. Vu au festival Off d'Avignon, tous les jours à 19h30 à l'Ecole du spectateur. 

Interprète(s) : Marie De Pauw, Sébastien Depommier, Violette Jullian, Kim Laurent, François Marailhac, Colin Melquiond, Tom Porcher, Doriane Salvucci 
Mise en scène : Aurélien Villard 
Lumières : Alexandre Bazan 
Son : Franck Morel    


 vivant-3-toiles-4Genre : Spectacle musical

Tout public à partir de 6 ans

Durée : 1h10

 


La carriole fantasque de mr Vivaldi est installée dans la cour de l’Ecole du spectateur. Le public est accueilli par la Compagnie des Gentils, 8 comédiens chanteurs, jeunes et beaux. Ils nous dévoilent la scène,  une carriole géante,  de la surface d’un plateau de théâtre. Un salon apparemment fait de bric et de broc constitue le décor faussement bordélique.  C’est impressionnant par la taille et la construction. Les comédiens sortent le cadavre du placard si j’ose dire, en sortant le squelette de Mr Vivaldi d’une armoire, et l’installe confortablement en avant scène pour qu’il profite du spectacle. Ils ont découvert le journal de ce monsieur Vivaldi et chacun durant le spectacle vient en lire un extrait. Il n’y a pas que les chansons qui sont rétros,  c’est tout le spectacle qui est imprégné de la belle époque d’avant guerre. Un pianiste discret et néanmoins efficace les accompagne durant toute la représentation.

Ils ont la fraicheur de leurs âges quand ils chantent à plein poumon « La crise est finie », ils ont aussi la forme physique quand ils chantent tout en dansant le french cancan, en sautant, en rampant. Ce sont de véritables performeurs, à l’aise avec leurs corps comme avec leurs voix joliment travaillées. C’est donc une comédie musicale enjouée, le ton est clairement heureux. Nous assistons à un sketch qui met en scène un spectacle pour enfants, c’est drôle et truffé de petits gags. 

Tout cela est fort joli, très professionnel et bien mené mais à force, c’est un peu trop lisse à mon goût. Au deux tiers du spectacle, ce rythme soutenu finit par me lasser. Je décroche et ne revient jamais vraiment.  Il me semble que d’un point de vue rythmique, ils démarrent très fort au début du spectacle, c’est alors difficile de tenir sur la longueur. Peut être aussi que le scénario est un peu linéaire et le dénouement faible en suspens. Je suis un peu frustrée par l’histoire mais heureuse de découvrir tant d’artistes prometteurs réunis sur la même scène. La compagnie des gentils ?  À suivre...


Marie-Madeleine Pons

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