La-rose-Jaune.jpgSpectacle de la "Cie Felicidad" et "Mare Nostrum" (30), Avignon Off 2014, Condition des Soies, tous les jours à 12h05.

 

Texte : Isabelle Bournat

Avec : Nathan Willcocks, Michel Raji, Kristof Lorion, Jessica Monceau, Capucine Demnard.

 

VIVANT-1-toile-2Genre : Vidéo, danse, musique

 Public : tout public à partir de 10 ans

Durée : 1h20

Création 2014

 

La très belle salle circulaire du théâtre de la Condition des Soies est un écrin incomparable. Mais cela ne suffit pas… Nous nous installons sur les gradins alors qu’est projeté sur le mur de pierres un paysage d’arbres, une forêt ensoleillée... Un individu apparaît au loin dans ce paysage et grandit jusqu’à rejoindre son double déjà présent sur l’espace scénique. Pendant la presque totalité du spectacle, cet homme en noir va se déplacer, danser en silence autour des comédiens. Qui est-il, que représente-t-il ?

 

Entrent en scène un homme et une femme. Ils s’installent à une table de restaurant. Le couple semble en crise et la dispute s’installe rapidement. Célie, jeune médecin tourmentée par des questions de bioéthique, déverse son mal-être sur son mari Gary. Au cours du repas, un vendeur de roses leur propose ses fleurs. Rapidement Gary, énervé par l’agressivité de son épouse, et Théo, le vendeur, en viennent aux mains pour un motif futile. Gary disparaît ensuite pendant que Célie s’occupe de Théo, blessé, et le raccompagne chez lui. La discussion avec Théo, personnage énigmatique, ramène Célie à la raison. Gary n’est pas responsable de sa crise existentielle .Elle part alors à sa recherche pour lui demander pardon.

 

Annoncé comme « un tourbillon de mots, de danse, de musique et d’images », c’est effectivement ce qu’est ce spectacle. L’esthétique est au rendez-vous, les acteurs ne sont pas mauvais, mais cette histoire n’a pas réussi à capter mon attention. J’ai plutôt été gênée par une mise en scène qui s’embarrasse d’inutilités… Il n’est pas indispensable en effet de disposer des couverts, des assiettes et des verres vides sur une table pour faire croire que l’on mange et que l’on boit… Et si l’on y tient absolument, peut-être faudrait-il cacher tous ces ustensiles derrière un paravent, plutôt que de les entasser dans un coin de l’espace scénique.

 

L’utilisation de la vidéo est un élément intéressant, avec les acteurs que l’on retrouve à la fois démesurément projetés sur le mur, pour des scènes en extérieur en particulier, et ensuite en chair et en os devant nous. Quant au rappeur, qui fait une brève apparition dans la vidéo, je n’ai pas vraiment compris quel était son rôle, sinon que la serveuse, qui se lie d’amitié avec Célie, en était tombée follement amoureuse, et qu’elle n’avait de cesse de le retrouver…

 

J’avais noté ce premier spectacle d’une toute jeune compagnie régionale. Les quelques lignes sur le programme avaient titillé mon attention. Mais je suis restée sur ma faim, très perplexe, même si j’ai trouvé des éléments  intéressants dans ce spectacle.

 

Cathy de Toledo

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