Le Horla
31 mai 2011
Compagnie du Kiosque (34), vu le 14 octobre 2010 à Poussan (34).
Théâtre, danse , musique
Adaptation de la nouvelle de Guy de Maupassant
Reprise d'un spectacle de 1997 de la compagnie.
Mise en Scène : Jacques Brun
Partition Musicale : Stéphane Gobbi (Guitare) Philippe Brun (Synthés).
Chorégraphie : Natacha Kouznetsova
Décor : Jean-Yves Rabier
Danseuse : Natacha Kouznetsova
Comédien : Gregory Nardella
Comédien Chœur : Mickaël Viguier, Eloise Alibi, Ida Dudenhoffer, Benoît Saladino
Sur scène, un grand décor, composé de portes bourgeoises immenses et imposantes et de grandes colonnes, façon temple grecque. On est déjà ailleurs juste à regarder le décor, quand le personnage, suivi de son petit personnel, entre en scène.
Il s’agit d’un grand bourgeois, qui se plaint de terribles mots de têtes que rien n’interrompt. Nardela se délecte du texte qu’il (sur)joue de façon très théâtrale.
Natacha Kouznetsova, danse autour de lui d'une façon lancinante, comme une pensée qui l’accompagne et nous permet de visualiser ses souffrances.
La musique assez rock, jouée en live, vient rythmer les longs monologues du personnage, et accentue ainsi la dramatisation de la situation, tandis que la danseuse, très présente, nous offre de belles images scéniques avec les autres danseurs.
Jacques Brun, avec cette adaptation de Le Horla nous offre à voir l’indicible. Le Horla, c’est cet être invisible qui habite le personnage, et la danseuse nous parle autant avec son corps que Nardella avec ses mots. : Le Horla, veut dominer l’homme pour l’asservir, c’est la domination d’un mystérieux vouloir sur l’âme humaine.
Il nous offre ainsi une belle plongée dans l’univers intérieur de l’homme… une descente aux enfers.
A découvrir.