machine-theatre-les-candidats.jpgMachine théâtre (34)

Théâtre – tout public à partir de 12 ans – durée : 1h20 mn

Vu au Théâtre de l’Adresse le 17 juillet dans le cadre du festival Off d’Avignon 2012

Texte : Sarah Fourage

Mise en scène : Brice Carayol et Nicolas Oton

Avec : Cyril Amiot, Ludivine Bluche, Lise Boucon, Laurent Dupuy, Franck Ferrara, Christelle Glize, Patrick Mollo

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Les candidats, dispersés sur le plateau de la belle salle de l’Adresse, (un lieu mutualisé de façon tout a fait exemplaire dans la jungle du Off), attendent sans bouger pendant que le public très nombreux s’installe…

On y découvre cinq candidats très catalogués Pole emploi (rebaptisé pour l’occasion Plot emploi, waouw !) qui attendent vraisemblablement un formateur. On se sent dans une ambiance un peu tendue ou chacun regarde l’autre légèrement de travers, y voyant plus un rival  qu’un ami. Chacun a pu connaître cela un jour ou l’autre de sa vie.

  Quand Bernard Muguet, le formateur, leur explique qu’ils vont participer à un stage de développement personnel express, c’est l’occasion pour les candidats de s’interroger à haute voix sur leur condition, leur présence ici… chacun ayant ses propres aspirations ou ses propres contraintes.

Nous sommes effectivement tous des candidats à tout, et l’idée de départ m’avait séduit.

 

On y trouve de belles questions ou de drôles d’affirmations : « d’où vient l’idée qu’il faut avancer, progresser… ? » ou « la formation est une arnaque poussant chacun à la concurrence et à l’affrontement. ».  

 

Tout semble posé ici comme un atelier d’amateur (qui est la base du travail de cette création) et avec pour but de faire avancer le shmilblik (entendre : favoriser le lien social). Malheureusement, cela manque de rythme, c’est flou (que vient faire ce spectre rouge qui hante notre formateur), le jeu des comédiens n’est pas particulièrement remarquable, voire très en dessous pour Tania, et le texte dit tout et son contraire, reprenant ainsi la parole donnée lors des ateliers. Quand à la mise en scène, où est elle ?

Alors ce huis clos ou chacun se lache un peu, se découvre, mais traîne toujours ses démons m’a fortement déçu ce soir là. Plutôt qu’un spectacle, un bon essai sur le sujet aurait été bien plus efficace.

 

Je dois avouer que j’attendais autre chose d’une compagnie conventionnée Drac (et tout ce qui va avec) et qui travaille sur ce projet depuis 2009. Mauvaise pioche !

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