mets-pas-ca-dans-ta-bouche.jpgSpectacle de la compagnie « Les dessous de Barbara » vu le 24 juillet 2013 à 21h00 au terrain Vannier (collectif Le Petit Chap' Rond Rouge), dans le cadre du festival Chalon dans la Rue. Répétition générale.

 

De et par : Raul Garcia, Baptiste Lhomme et Sylvain Pascal.

 

VIVANT2-toiles-3Genre : Cirque déchaîné

Création : 2013

Durée : 50 min

Jauge : 500 personnes

Tout public

 

 

Au bout d’une demi-heure d'attente (juste le temps de se reposer dans l’herbe après cette première journée de festival bien remplie !!), les 3 comédiens de la compagnie Les dessous de Barbara se sont assis au fond de la scène et ont regardé le public sans mot dire. Puis, d’un seul coup, ils se sont précipités vers l’avant en criant et en s’agitant, propulsés par une sorte de générique explosif. Se présentant comme une « émission de télévision » (?), ils nous proposent de nous divertir pendant une heure, à nous, la bande de cons. J’ai rigolé… pas d’autres. Mais le décor est posé. La télé, c’est d’la merde, et les téléspectateurs sont des cons. C’est aussi un peu ce que je pense mais, résumé comme ça (et si vite), c’est un peu abrupte.

 

Tout le long de la représentation, la compagnie va alterner entre d’étonnants moments télévisuels incontrôlables mêlés d’acrobaties et de jongle, et des phases d’isolements au fond de la scène dont j’ai mal perçu le sens et qui m’ont éloigné du spectacle. Attendent-ils leurs tours pour « passer à la télé » ? Quoiqu’il en soit, chaque instant « joué » (en opposition aux instants « reposés ») est intrinsèquement intéressant, tant au niveau des performances scéniques (les artistes parlent, jonglent, se scotchent la gueule, grimpent sur un mât chinois tout en s’emmêlant dans un formidable imbroglio organisé) que du regard critique qui est exposé (ex : les aprioris sur les intermittents distillés par les médias, la violence des émissions de plateaux, etc.). Mais le tout est noyé dans une mise en scène désarticulée, des mots qui vont parfois trop vite et ces instants où le public « attend ». Et la fin, qui semble totalement hors sujet et dont j'ai justement attendu « la fin », n’arrange rien !

 

En conclusion, malgré des prouesses « techniques » et des idées originales qui, prisent séparément, peuvent fournir de bons mini-spectacles, je suis ressorti fatigué par tout ce désordre et avec la fâcheuse impression qu’il n’y avait pas de réflexion autre que celle exposée au départ.

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