faux magnifico nature morte dans un fossePrésent sur le Festival OFF 2017

Spectacle de la compagnie Faux Magnifico, d’après le roman de Fausto Paradivino, vu le 09 Mars 2012  au Chai du Terral de St Jean de Védas (34). Première sortie de résidence.

 

Avec Grégory Nardella

Mise en scène et adaptation Toni Cafiero

Tout public à partir de 14 ans

Durée 1 h 20

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La salle est limitée à une jauge de quelques 80 places. A notre entrée, le comédien est déjà en scène, s’échauffant comme un boxeur avant le combat autour d’un  plan incliné qui pourrait évoquer un ring sur lequel il va se colleter à chacun des personnages. Comme souvent, lorsque Toni Cafiero assure la mise ne scène, le décor est très épuré, graphique, fait de lignes qui se croisent dans une perspective contribuant à l’effet de profondeur. 

 

L’histoire débute avec la découverte, dans un fossé non loin d’un bourg de la banlieue milanaise, du cadavre d’une jeune fille nue, sans papiers, rouée de coups... sordide. Six personnages se succèdent sur scène dans une suite de  monologues, et livrent chacun leur version de l’affaire en même temps que  le résultat de ses propres réflexions. Grégory Nardella incarne tour à tour le policier, largement inspiré du personnage de Colombo, le petit ami de la victime, sa mère, l’individu qui a découvert le corps, un indic de la police, une prostituée.

La musique, plus ou moins syncopée (suivant qu’elle accompagne le monde de la nuit ou le monde du jour), rythme les changements de costumes alors que, dans le même temps, des peintures sont projetées sur un écran en hauteur au fond de la scène. Un entracte vient interrompre le déroulement de l’enquête pour que chacun puisse se faire sa propre idée, vraisemblablement. Pour ma part, je n’ai pas cherché un instant à deviner qui était l’assassin, l’essentiel ne me semblant pas se situer là... L’important était le fond, qui dénonce une société en pleine dérive, violente même, et surtout là où il ne devrait pas y avoir de violence : dans la sphère familiale. J’ai concentré mon attention sur les personnages et le jeu de l’acteur, servi par une mise en scène efficace.

 

Seul un petit problème d’acoustique (le choix ayant été fait de travailler sans micro) a gêné par moments la compréhension. Soulignons la performance de Grégory Nardella.

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