om-taf.jpg

Spectacle du "cirque Rouages" vu le 25 Juillet 2013 à 17h00 aux Anciennes Sucreries, dans le cadre du festival Off de Chalon dans la Rue.


Écriture / Interprétation / Musique : Rémy Vachet, Francois Guillemette 

Affinité artistique : Facundo Diab, Julien Athonady 

Lumières / Scénographie : Rémy Athonady 

Son : Clément Agate 

Costumes : Camille Lacombe


VIVANT2-toiles-3

Genre : théâtre gestuel

Durée : 1h

Jauge : 300 pers

A partir de 5 ans

Création 2012

 

Au départ venu pour voir le Cabaret (de la même compagnie), il se trouve que Om Taf. se jouait avant, et j'avais entendu dire qu'il fallait mieux les voir dans l'ordre (ce qui s'est révélé être tout à fait faux). Il faisait une chaleur étouffante dans ce chapiteau mais, armé de mon meilleur flyer, j'étais prêt à en découdre avec l'ennemi. 


Me voilà devant une scène presque nue : une table et une chaise à droite, un siège confortable entouré d'une batterie d'instruments acoustiques ou électroniques à gauche. Ici point de figures impressionnantes, de prouesses techniques inégalables ou de démonstrations de force. C'est de théâtre gestuel dont il question (en bon païen, j'appellerais ça du mime) et de capitalisme forcené dont on parle ici. L'ensemble, très poétique, raconte l'histoire d'un "employé" d'une (grande ?) société, écrasé et poussé à bout par les rouages implacables du profit (mais pas les siens, évidemment). Pour servir cette histoire : une superbe mise en scène, des effets de lumière rares mais justes, un mime, un musicien. L'un est comme commandé par le second qui raconte, accompagne en musique ou peut parfois prendre la place du Boss en le faisant parler au moyen d'un trombone (cf. cette scène géniale où l'employé vient dans son bureau). Ce personnage du narrateur omnipotent est tout simplement génial, très charismatique, et représente à merveille le patronat, encapsulé dans une sorte de navette spatiale et bien loin des considération de ce bas monde...


J'ai regretté le manque d'interactions entre les deux artistes, et n'ai parfois vu le mime que comme une illustration de l'histoire qui nous était comptée... Du coup, je ne me suis pas attaché au personnage du pauvre salarié qui pète un câble, mais plutôt à celui-ci du "Puppetmaster", malgré toute sa froideur et son impérialisme (papa, maman, n'écoutez-pas !). Je crois donc que je suis passé complétement à côté de la force du spectacle. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois !

Retour à l'accueil