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Compagnie Microsillon (30).

 

Vu à Sainte-Anastasie (30) dans le cadre de le cadre du Festival de La Basse Cour, le 22 septembre 2010

 

Production Déléguée : La Verrerie d'Alès Pôle National des Arts du Cirque Région Languedoc Roussillon

 

Durée : 70 mn

Tout public

 

Solo de clown : Boris ARQUIER

Mise en scène : Michel DALLAIRE

 

Blog_cie-microssillon_one-day-a-la-bobitch.jpgDéjà il faut arriver à Sainte-Anastasie... ce n'est qu'à 15 km de Nîmes mais nulle indication ne nous y oriente. Pour moi qui ne suis pas originaire de la région ce ne sera pas facile. D'ailleurs, renseignements pris, peu de Nîmois connaissent ce village qui se révélera pourtant accueillant et charmant. Heureusement les organisateurs du Festival ont pris soin de flécher  très en amont ; une fois que l'on a repéré les petites pancartes jaunes ça va beaucoup mieux !

L'arrivée sur place est alors magique : passé le parking et la vue sur la salle polyvalente, il suffit de franchir la caravane-billeterie pour arriver dans un autre monde : celui du cirque avec ses chapiteaux, ses lampions, sa musique, ses artistes et leurs enfants qui gambadent partout, rient sur les balançoires installées pour l'occasion.

Bien évidemment pas le cirque avec l'immense chapiteau, la fanfare et la ménagerie. Ici pas de lions ni de tigres, juste quelques chiens inoffensifs que les enfants s'amusent à taquiner. Bienvenue à la 3ème couvée du Festival de La Basse Cour !

L'ambiance est là chaleureuse, accueillante, familiale. On peut se désaltérer et se restaurer un peu comme à la maison, pour des prix plus qu'abordables. Tout est en vraie vaisselle   Il ne faut pas non plus manquer les toilettes sèches chichement installées dans une caravane. Une mini exposition de peinture et un spectacle de magie permanents occupent eux aussi des habitations à roulette...

Nous sommes déjà dans de bonnes dispositions pour aller à la rencontre de Bobitch, vieux petit bonhomme, employé dévoué de la WORD DOMINATION ENTREPRISE.  Il n' a pas une vie très drôle : esclave de son travail, super contrôlé dans tout ses faits et gestes, nourri de pilules...il y a bien la standardiste dont il est secrètement amoureux mais même cela ne lui est pas permis..est-ce le futur qui nous attend ? Bobitch nous inviterait plutôt à la résistance en pointant l'absurdité de ce monde qui s'élabore autour de nous et qui nous volera notre bonheur si nous n'y prenons garde.

Personnage loufoque, lunaire, proche de l'univers de la BD il nous emmène dans son monde grâce à des techniques artistiques parfaitement maîtrisées, notamment les bruitages et le beatboxing. Il peut ainsi faire exister  de multiples personnages qui mettent en place cet univers décalé et futuriste...le rythme s'emballe avec une évocation époustouflante de l'ascenseur qui se dérègle comme pourrait bien se dérégler noter belle machinerie sociétale !

 Le message est sérieux mais on rit beaucoup, l'émotion n'est pas absente non plus. Quand on imagine la fin qui est promise à Monsieur Bobitchon se plaît à penser qu'on doit sans tarder s'atteler à changer le monde pour se préparer un avenir plus gai !

 

 

 

 

 

 

 

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