des-doux-dits_ou-sont-les-mamans.jpgSpectacle de la compagnie "Des Doux Dits", vu à la Bobinette (Grenoble - 38) le mercredi 24 octobre 2012 au matin.

 

- Texte : Claude Ponti
- Mise en scène : Marie Oury
- Jeu : Marie Oury et Jennifer Testard
- Scénographie : Camille Llado
- Costume : Anne Dumond
- Vidéo : Aude Mermilliod et Lucie Rico

 

Jeune public, dès 2 ans.
35 min

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Il était une fois un ventre... Ventre rond sur l’écran, et sur lequel roule une voiture miniature. Descend une peluche douce vers le bébé qui se dessine progressivement au feutre. Bébé est dans le ventre, dans le ventre de maman. Pour l’instant. Voilà maintenant deux "bébés" sur scène, encore à l’abri, dans leurs coquilles. Mimiques d’avant le langage. Paroles prononcées, échangées. Bébés sortis de leurs poches.

 

Il y a le jeu devant, interprété par deux comédiennes. Il y a le jeu sur écran, quand les mamans dont parlent les enfants sont dans ces espaces qu’il leur faut inventer, imaginer, projeter. Alternance de phases vidéo, jeux et questions autour de ces mamans absentes qui sont en courses, sur leurs ordis ou bien en train de faire des petits coeurs-gâteaux. Les moments images en mouvement sont comme de petites histoires. Les chemins-cubes et plots tracent ces routes imaginaires que construisent les enfants pour approcher et comprendre le monde. Les seaux-chapeaux, une fois chaussés, mettent les enfants à l’abri des regards : quand on est dans le noir, on l’apprivoise et on peut jouer (avec) l’absence.

 

Le passage de l’abri au dehors n’est pas des plus soulignés et il mériterait selon nous d’être plus investi. Il passe un peu à la trappe. Quitte à ne pas trop le marquer, autant passer directement à la phase suivante : quand les enfants ont suffisamment grandi pour que les mamans les sortent. Cet espace aurait pu être "développé" en vidéo. Les moments vidéo sont d’ailleurs assez sympas. Ils font exister ces mamans dans ce qui est projection(s) et construction(s) de l’enfant, qui se définit progressivement comme différent de celle qui l’a porté.

La fin de l’histoire mériterait sans doute de faire vraiment sa boucle. Bien sûr, le mot "fin" apparaît sur les cubes, mais est-ce suffisant ?

 

En somme, un traitement d’une petite pièce de Ponti dont nous retiendrons quelques aspects (notamment le recours à l’image et les temps de jeux enfantins qui font échos au monde de l’enfance) mais qui ne nous a pas complètement emmenés. Restons ouverts à ce que cette jeune compagnie proposera dans l’avenir... 

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