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Peau est une artiste de la scène grenobloise. Nous l’avions déjà croisée dans une formation féminine, Crise Carmen (http://www.myspace.com/crisecarmen), sur la scène de l’Hexagone de Meylan (38) il y a de ça plusieurs années. Ici, elle nous a offert un voyage particulier sur le plateau du CLC d’Eybens, le vendredi 10 décembre 2010, après une première partie de Julie L et ses musiciens.

 

Distribution :
- Voix, guitare acoustique, clavier : Perrine Faillet
- Guitare électrique, machines : Daniel Bartoletti (372)
- Son : Benoît Tabita
- Lumière : Thomas Merland/Manu Majastre
- Management : Pierre Hernicot
- Booking : Agence Delalune
- Editions : KNT  

 

Perrine Fallet endosse costume, et voilà Peau qui survient : look à l’écorchée, yeux bordés cerclés de blanc. Les bandeaux du fond de scène sont gris-noirs. Y’a quelque chose de l’underground, du parking froid et glacé, et en même temps y’a cette voix qui susurre parfois, avec montre féminité. Pas à dire : c’est un univers bien trempé où les compositions étagent les strates, entre l’extérieur et l’intérieur, à la frange du beau et de l’étrange. Sur scène, aux machines électro et à la guitare, un gars qui semble dans son monde. Leur(s) monde(s), ils se croisent, dans cet empiècement insulaire qui ressemble à un labo sous-terrain. Tout est matière(s), matière(s)s à sons, matière(s)s à compositions et distorsions rock, avec la voix qui part en " S " et file comme un serpent envoûtant. On vogue sur le tranchant de l’obscur des vagues à l’âme des terrains vagues. Une grande poétique, avec des textes qui laissent sur la langue un goût de sel.

Une artiste à la personnalité bien trempée, qui a à dire et qui le fera sans conteste savoir ! A suivre. Dans la veine d’une Björk, pleine de promesse(s).

 

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