scarlattine-teatro_s-catenati.jpgSpectacle de la compagnie ScarlattineTeatro, vu le mercredi 20 mars 2013 à l’Amphithéâtre de Pont de Claix (38).

 

De et avec : Giulietta De Bernardi, Anna Fascendini
Mise en scène : Anna Fascendini
Chorégraphie : Valentina Sordo
Technique : Adriano Salvi
Décors : Anna Turina
Dramaturgie : Michele Losi, Barbara Pizzo

 

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Genre : Théâtre, jeune public

Public visé : enfant de 1 à 5 ans
Durée : 35 min, suivies d’un temps d’exploration

 

 

L’accueil s’est fait dans le foyer du théâtre, le temps de jeter un oeil sur une expo de photos relative au travail entrepris par la compagnie lors de sa création en 2012. Le spectacle s’inscrivait dans le cadre de la semaine « 1, 2, 3… Grandir à petits pas » de la ville du Pont-de-Claix.

 

Invités par une dame flamenco, nous nous sommes dirigés vers la salle de spectacle, chaussures ôtées. Comme souvent pour les spectacles destinés aux très jeunes enfants, la proposition s’est faite directement sur le plateau : au centre, une structure en bois ; sur le pourtour du carré, le public. Un peu comme s’il s’agissait d’une aire de jeu où les adultes regardent les enfants s’ébattre autour d'un tourniquet qu’ils investissent pour un voyage en imag(inair)es. La dame flamenco s’est assise et, au fil du déroulé, s’est servi de différents petits instruments. Deux autres dames vêtues de blanc appréhendaient de manière tactile et corporelle cet espace à inventer, avec une clochette pour marquer le temps ou les pages qui tournent, avec des ustensiles comme un saladier, contenant-contenu, et l’eau qui clapote dans une mer fermée, avec des chaînes sorties de trous (ce qui n’est pas s’en rappeler les tapis d’éveil au sensoriel). Chaînes-maillons, chaînes-sons, chaînes tournées-tirées, chaînes qui résistent, chaînes-colliers-cordes à sauter, chaînes-jumelles... oh gais matelos, attrapez le pompon du manège ! Un duo qui fait penser à ce qui se joue face au miroir. Reflets de soi, échos de l’autre. Inventions et recommencements, sans fin, sans lassitude aucune.

 

Le précédent spectacle, "Sisale", m'a beaucoup émue par son apparente simplicité et la justesse de la proposition pour les très jeunes. "S-CATéNàTI" aborde d’avantage l’enfant dans sa relation à l’autre, dans ce qui le fait semblable et unique. Le corps y est plus présent. La voix qui fait boucle(s) prend des accents polyphoniques. C’est peut-être ceci qui m'a fait l’appréhender de manière plus "dispersée". Il semble q'une analogie soit faite avec la manière dont l’enfant s’empare du monde qui l’entoure, en en touchant les facettes successivement, voire simultanément, anarchiquement.

Il m'aura fallu un peu de temps pour revenir sur ce moment et en approcher les composantes. Je comprends le travail de cette compagnie comme une perpétuelle expérimentation de l’univers de la petite enfance que j'ai probablement (pour l'adulte que je suis) un peu oublié.

 

Enfin, le temps du spectacle a glissé, comme la fois précédente, vers un moment de partage avec les enfants qui (et c’est ce qui m'étonne toujours) comprennent tout à fait quand ça commence et quand ça finit ! Le tout sans paroles, juste avec un murmure fredonné...

 

Sisale : http://vivantmag.over-blog.com/article-sisale-73624647.html

L’Amphithéâtre de Pont de Claix : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

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