la-cordonnerie_-super--hamlet.jpgLa compagnie lyonnaise La Cordonnerie (69) a fort bien investi les scènes locales de l’agglomération grenobloise ces dernières années. Nous voilà donc face à leur nouvelle création 2012, le jeudi 29 mars, en séance scolaire.

 

- Tout public à partir de 8-10 ans
- Durée : 50 mn

- D’après William Shakespeare et "Les contes de Shakespeare" de Charles et Mary Lamb.
- Scénario, adaptation : Méthilde Weyergans et Samuel Hercule
- Musique : Timothée Jolly

 

Distribution sur scène et à l’écran :
- Voix et chant : Méthilde Weyergans
- Piano : Timothée Jolly
- Voix et bruitages : Samuel Hercule
- Batterie et chant : Florie Perroud
- Son : Adrian Bourget
- Régie générale et lumière : Sébastien Dumas
- Assistante régie : Marylou Spirli
- Administration : Aurélié Ferrière  

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La scène est investie, comme d’habitude, avec moult bidouilleries et instruments. Autant dire que le spectacle sera aussi bien sur l’écran que sur le plateau. A suivre selon son penchant du moment : l’un, l’autre, ou les deux. Pourquoi pas en effet imaginer que ce soit une proposition à géométries variables puisque différents paramètres il y a ? Peut-être peut-on prendre, butiner, laisser et oublier, être porté(e).

 

Dès le générique, le voyage promet de composer et d’établir des passerelles et des transversalités entre univers cinématographiques, photographiques, ambiances sonores, bruitages et théâtralité. Nous serons à la fois dans la cabine-ciné, entre pellicules et bain révélateur, bobines et bandes magnéto, avec couleurs complot(s) et couloirs du pouvoir.

 

Il s’agit bien du mythe d’Hamlet, avec trahison(s), convoitise(s) et manipulation(s) mais replacé dans un contexte qui nous apparaît (au moins à nous, adultes) plus contemporain que l’époque de Shakespeare. Ici, la compagnie verse dans le pastiche du genre "espionnage", avec des références à James Bond ou à des films de Hitchcock. Et toujours cette utilisation de matériel(s) tombés plus ou moins en désuétude, d’images décalées, qui ont un pouvoir de remontée du temps et de bascule dans l’imaginaire : projecteur diapos et sa table, lit à barreaux de fer dans un château, costume de Super Man que bien des petits garçons endossent pour appréhender leur virilité, ou poupées déchues de toute naïveté...

C’est ailleurs, dans le drapeau suédois ou sur des plages qui rappellent celles du débarquement des alliés, dans un temps dépassé épinglé d’intertitres, et pourtant ça fonctionne et ça questionne au-delà du divertissement auquel on pourrait se limiter, même s’il nous enchante et éveille notre curiosité.

 

On retiendra pour cette production l’appel et l’apport des percus, tant par le jeu très visuel de Florie Perroud que par le percussif des cordes piano. Nous avons pour notre part apprécié le traitement du texte et remarqué l’écoute, l’attention et la réactivité du public scolaire qui a fort applaudi au final sans qu’il y soit forcé. Une vraie adhésion et un coup de chapeau à cette équipe qui n’a pas peur des mythes qu’elle convoque en duel.

 

La Rampe : http://www.ville-echirolles.fr/sortir/larampe/larampe.html

 

Autres spectacles de la compagnie :

http://vivantmag.over-blog.com/article-l-eternelle-fiancee-du-docteur-frankenstein-62998204.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-cartoons-circus-48294130.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-7358763.html

http://vivantmag.over-blog.com/article-32398311.html  

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