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Suzy Ronel, présente au Festival des Arts du Récit en Isère sur l’édition 2011, a raconté sur la commune de St Paul de Varces (38), le vendredi 13 mai 2011, devant un public familial d’une cinquantaine de personnes. Nous y étions.

 

- Public : indiqué dès 3 ans mais selon nous plutôt adapté à partir de 5-6 ans
- Durée : 1 heure

 

Contacts artiste :
- Adresse : 4 résidence les Jardins du Mont Griffard, 95160 Montmorency
- Tél : 01 34 12 16 32
- Mobile : 06 62 57 93 55
- Mèl : suzy.ronel@wanadoo.fr ou palemanlou@gmail.com

- Web : http://www.zanzibart.com/suzyronel/version2/

 

 

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" Vous ne l’avez pas vue ?" Ainsi commence la séance de contes. Suzy Romel cherche son amie, son amie la tortue Molocoye, avec qui elle aurait prévu de raconter et qui semble lui avoir fait faux bond. Et pour bien la décrire, afin que nous la reconnaissions, elle ajoute : "Cahin caha, elle marche comme ça". Suzy Romel est originaire de Guadeloupe et elle nous propose là des récits issus du répertoire traditionnel des pays caraïbes.

Nous sommes dès lors conviés à "assister" à l’anniversaire de Bon Dieu auquel Araignée et Tortue Molocove se rendent, un conte éthiologique qui nous révèle le pourquoi les carapaces de tortues ont des écailles. Puis vient le moment d’ouvrir le tiroir à histoire, un tiroir qui ne s’ouvre que si nous répétons : "Tiroir, Mémoire, Livre-nous ton histoire." Voilà que se déroule l’histoire d’Hypocame, le petit garçon noir, malmené par sa méchante tante qui veut l’envoyer au Diable, et qui se sort de ce mauvais pas grâce à des graines d’orange offertes par sa marraine. Et toujours pas Molocove en vue... Alors se présente Coba, l’enfant unique qui voulait tant avoir une petite soeur et dont le voeu le plus cher fut exaucé un temps par la mer. La tortue était attendue mais elle n’est pas venue !...

Suzy Ronel a un répertoire attachant qui nous laisse de belles images et appellent des souvenirs de cendrillon ou des contes où un enfant est tellement désiré. Les moments interactifs qu’elle propose sont bien amenés, avec des ritournelles qui fonctionnent. Elle occupe l’espace, tant avec son corps qu’avec sa voix dont elle aurait pu davantage utiliser le versant chanté, avec des mots de sa région natale, pour nous les faire entendre et permettre que résonne le Verbe caraïbe en sonorités et expressions.

Cependant, quelques regrets de notre part, liés en partie au public présent ce jour-là, un public assez remuant comportant de très (et trop) jeunes enfants. L’écoute de la conteuse n’a pas pu garder le fil et l’artiste a dû interrompre sa prestation, ce qui évidemment dommageable. Ainsi reviennent ici des questions comme : l’installation du lieu pour qu’il favorise l’écoute, la définition de l’âge du public pour que la proposition soit la mieux accueillie possible, et comment un conteur peut parvenir à raccrocher l’attention de son auditoire par la parole, le chant ou le mouvement, afin que la magie opère et demeure. Des questions d’importance à ne pas négliger.

 

Web Festival des Arts du Récit 2011 : http://www.artsdurecit.com/navigation/pages/fs_festival.htm

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