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Nous avions déjà eu des occasions de voir cette nouvelle création du Petit Théâtre en date du mois d’avril 2010, alors nouvellement conçu (dans une école maternelle de Condrieu 69)) puis repris lors du Festival Voix et Musiques en Pilat (42) en juillet dernier. Nous avons souhaité voir comment ce spectacle s’était développé, modifié, quels pans du travail avaient mûris. La possibilité nous en a été donnée le samedi 18/09/2010 à Serley (71).

 

- Durée : 45 mn
- Tout public à partir de 4 ans (la Cie indique que ce spectacle peut même être joué pour des tout petits accompagnés de leurs parents, et dans ce cas devant une jauge très réduite)

 

Distribution :
- Sur scène : Patricia Bruhat/Aude Carpintieri, Loïc Bonnet
- Texte et mise en scène : Thierry Vincent
- Costumes : Michèle Bonnet et Corinne Lachkar, avec le concours de Patrica Bruhat
- Régie lumière-photos de scène-design : Jérôme Charreton 

 

 

Blog_petit-theatre-pilat_miro.jpgAu sol : un tissu bleu, bleu comme... la mer, ourlé de tulle blanc comme... l’écume des vagues. On entend la respiration sourde du ressac. Et voilà qu’arrive un personnage aux allures lunaires, ceint dans une combinaison à dominante rouge et portant un ballon, rouge aussi. Il entreprend de jouer avec seau et sable, découvre une libellule pour laquelle il chante une chanson.

On est sur l’émerveillement, la découverte-appréhension, la gourmandise et la délectation face aux surprises : les sons produits par les coquillages frottés-tapés, portés aux oreilles et qui chantent la mer. La mer... celle dans laquelle on plonge, celle qui em-porte sur son dos, celle qui se mue en Pégaze, le cheval qui galope jusqu’aux étoiles : Altaïre, la Grande Ourse... De la terre vers le ciel, des traits de couleurs, ballons qui produisent des sons, d’où naissent les quatre lettres du nom de Miro et de son univers. Ballons pressés, échappés, en rebonds. Ballon qui claque : rupture, bascule d’un monde de couleurs dans le chaos du bruit des bottes. Enfin le chemin, nécessaire, indispensable au peintre : sa résistance se fera par les couleurs. Deux arrosoires, l’eau qui coule dans une cuvette, un bout de tissu blanc et des coulures qui font naître la vie sur la toile de fond de scène. " Je tisse... je trace... je frotte... je gratte... ". Le peintre est à la vie et à sa re-création !

 

Nous avons bien fait d’attendre un peu que le temps fasse son oeuvre pour donner notre point de vue sur ce spectacle. Jusqu’à présent, il ne nous paraissait pas avoir suffisamment mûri. A ce jour, il est parvenu à une forme et un traitement mieux définis. Les gestes ont gagné en ampleur. Ils prennent davantage leur(s) place(s). Les deux protagonistes en scène se donnent plus la réplique avec des croisements et connections de leurs univers à emboîtements. Avec des silences aussi, qui précisent la rupture de ton quand gronde la menace. Aude propose un beau panel d’expressions, son visage est très mobile. Un petit bémol du côté de Loïc qui est plus " monocorde ". Enfin, côté chansons, les interprétations à l’unisson mériteraient de s’ouvrir à d’autres modules.

En somme, un spectacle qui nous a semblé, cette fois-ci, pouvoir concerner un public plus large que les enfants. Une gageure fréquente pour la création, quand elle veut toucher aussi bien les grands que les petits.

 



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