Porté sur les planches par : Le bestiaire à Pampilles

Mise en scène : Michel Dallaire

Joué par : Sigrid Perdulas et Alexandre Bordier

C’est un spectacle : Théâtre tout public (durée  1h15)

 

Ce Spectacle a été vu le : 28 juillet 2008

Dans le cadre de : Avignon Festival et Compagnies : le Off 2008

Et le lieu du: Théâtre du Gilgamesh- Avignon

 

En résumé :

Marie-Glawdys et Max-Paul sont un couple d’aristo’ déjantés vivant dans un  noir manoir. Coincés depuis trop longtemps entre leurs quatre murs au point de sentir le moisi, ils décident d’en sortir et de prendre l’air…

 

Mais encore… :

Marie-Glawdys et Max-Paul, c’est… heu… je reprends. Marie-Glawdys et Max-Paul, ce n’est pas un « two mans show » puisque création de personnages il y a, et quels personnages ! Marie-Glawdys et Max-Paul, ce n’est pas une énième version déclinée du duo « clown blanc et Auguste ». Marie-Glawdys et Max-Paul, ce n’est ni grossier, ni vulgaire. Marie-Glawdys et Max-Paul, ce n’est pas non plus le type de spectacle dit « comique » qui pour se vendre pendant le festival se sent obliger de vous gueuler dans les oreilles pour montrer qu’ils existent. Dans la même veine, vous ne retrouverez pas d’affiche de Marie-Glawdys et Max-Paul en 2000 exemplaires plus grands que les autres sur l’Avenue de la République prouvant là leur supériorité par rapport à… à quoi ?… Et pourtant, je me suis fendu la poire en deux en allant les voir !... étonnant, non ?!... Non.

 

Marie-Glawdys et Max-Paul, c’est de l’humour déjanté, décalé, original, incontrôlable, improvisé ou pas. C’est ce qu’on appelle de manière général : « du cabaret ». Mais les classer dans cette seule catégorie là ne suffirait pas non plus, tellement ces deux là sont inclassables. Les mettre sur une scène de théâtre en période de festival n’est peut-être pas la meilleure solution afin de les découvrir, puisque malgré une trame « dramatique » bien définie, les comédiens sont à l’écoute permanente de leur public, et n’attendent qu’une chose, c’est de nous communiquer leur état de « bargitude » afin de nous embarquer avec eux… et ça marche !... Alors leur spectacle risque fort de déborder sur le créneau horaire suivant… et c’est ce qui est arrivé lors de cette représentation. Du coup, le déroulement de leur histoire en a pris un peu un coup sur la fin, et c’est dommage. Dans de telles conditions, une écriture plus élaborée et plus suivie serait préférable, mais ce serait peut-être perdre tout ce qui donne de l’intérêt à leur jeu… Effectivement, on les imaginerait mieux sur la scène beaucoup plus libre, style café théâtre, mais ce serait réducteur car l’histoire qu’ils ont construit à de quoi vivre ses lettres de noblesse sur une scène plus classique…

La solution que j’envisagerai donc : aller les voir à l’opéra puis le même jour dans un café théâtre afin d’apprécier pleinement l’amplitude de leur talent… parce que de toutes manières, on n’enferme pas les fous dans une case!...

 

Actualité : jusqu’au 2 aout à 18h15 au Gilgamesh Théâtre.

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