Compagnie La Passante
Mise en scène par Villa Marcabrune
Du 8 au 31 juillet - en continu de 22h30 à 00h30
Verger Urbain V

Au détour d'une rue, on est surpris par une effluve poétique. Nadja flotte dans l'air. On croirait revivre les balades dues aux hasards d'André Breton et des surréalistes. Comment dès lors ne pas être envouté ? J'ai l'impression de revivre une odeur quand je pense à ce spectacle. Un parfum très féminin et délicat, quelque chose dans l'air qui flotte et ne vous laisse pas de marbre. il y a ces cinq paires de jambes habillées, sensuelles, première approche d'une relation en toute intimité. Car après tout notre choix ce fait sur ces jambes, seules visibles à l'oeil du passant intrigué et intimidé. Comment aborder le spectacle quand celui-ci se fait yeux dans les yeux ? Le parapluie qui fait de ces femmes des entités oniriques, mythologiques, nous protège des regards extérieurs et nous enferme avec cette femme inconnue. C'est très étrange et très émouvant. Je crois qu'il est impossible de vraiment écouter les textes tellement on est captiver par ces yeux qui ne nous lâchent pas une seule seconde. Ce sentiment d'oublier vraiment pendant un instant le monde extérieur est vraiment surprenant. Les actrices sont belles, divines. Elles s'adressent à nous comme si nous étions vraiment importants et que c'est pour nous précisément que ce texte est écrit. Les mots sont beaux. Impudiques quelquefois mais c'est cela qui est extraordinaire, c'est de vivre vraiment un instant d'intimité avec une personne inconnue. Et d'avoir le sentiment qu'il y avait quelque chose de vrai là dedans et pas simplement de la comédie. Les comédiennes ont l'air sincère et d'éprouver un vrai délice à la vue de chaque nouveau partenaire.
Un spectacle en tête-à-tête, voici la nouvelle voie théâtrale à suivre. Elles ouvrent le bal dans la rue avec brio.
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