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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Mode d'emploi...

Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 14:32
La Ronde

Spectacle de la compagnie Ligne 9 Théâtre (93), vu au théâtre Présence Pasteur à Avignon le 19 juillet 2021 à 15 h 10. Dans le cadre du Festival OFF Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : Arthur Schnitzler

Metteur en scène : Natascha Rudolf

Comédiens : Fanny Touron et Arnaud Cheron

Genre : Théâtre

Public : Adulte 

Durée : 1 h 15

 

J’entre dans la salle ou va se dérouler le spectacle. C’est une petite salle de classe, une vingtaine de chaises sont disposées autour d’une petite estrade noire de la taille d’un lit pour deux personnes. Le spectacle n’a pas encore commencé, mais déjà, la disposition des chaises et le frôlement des bras de mes voisins spectateurs m’indique le ton intimiste de la pièce.

Les comédiens apparaissent enfin : un homme et une femme. Il n’y a ni effet sonore, ni effet lumineux, seul leurs corps font évènement. Face au public, le corps féminin et masculin apparait dans toutes leurs complémentarités, leurs différences.  

La Ronde est constituée de dix brefs dialogues entre un homme et une femme. Chaque nouvelle scène investie des personnages différents et donc, des rapports de force différents : la séduction, la domination ou encore l’amitié. J’ai était très amusé de constater que cette complexité infinie dans les rapports hommes/femmes s’achevaient prosaïquement dans l’acte sexuel. En effet, lorsque, pour la troisième fois, les comédiens se rhabillent après l’acte (très pudiquement camouflé sous un drap) la pièce semble prendre une dimension attendue. Les corps s’habillent, se déshabillent tant de fois que toute mystification des rapports homme/femme devient dérisoire. La tendresse, les promesses d’amours, le viol, les agressions sexuelles ne sont plus des évènements, mais deviennent une succession de schéma possible et attendu. L'enjeu de cette pièce est de chercher une part d’inattendue dans cette chorégraphie mystifiée et orchestrée par les siècles.

Excellent spectacle qui donne à voir et à penser !

 

Claire ESTIVALET

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 13:39

Spectacle de la compagnie Barolosolo (11), vu à la Cour du Spectateur le 19 juillet 2021 à 18 h 45 dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 10 au 31 juillet.

 

Création collective

Interprète(s) : Mathieu Levavasseur, Anne De Buck, Léa Passard, Samuel Peronnet

Régisseur : Marc Boudier

Genre : Cirque décalé

Public : Tout public à partir de 5 ans.

Durée : 1 h 15

 

Dans le grand chapiteau de la cour du spectateur, je suis allé découvrir ce spectacle inspiré de l’univers de Calder : du cirque et des équilibres pour un moment plein de trouvailles.

Sur un grand plateau, un mobile type « Calder » en suspension est éclairé avec délicatesse. Un multi-instrumentiste est installé en hauteur pour accompagner de sons surprenants ce spectacle de cirque décalé, burlesque et poétique.

Présenté par un Monsieur Loyal atypique, je me suis laissé happé par cette belle imagination qui construit un moment de fragiles équilibres autour des classiques numéros de cirque…

Les numéros se succèdent avec une belle fluidité, revisitant les standards du genre avec humour, autodérision et poésie visuelle : les athlètes aux muscles éclatants, la grande guerrière des marais et son mât chinois mobile, la descente des gradins en canoë et le mobile très Caldérien de Kayak amoncelés en équilibre, le dompteur de lion ou Madame 350 kg habillé d’une montagne de gilets de sauvetage…

Au total, une dizaine de numéros, revisités avec brio et originalité, qui allient prouesse technique, effets visuels et originalité viennent construire un spectacle riche, fluide et plein de surprises.

L’accompagnement musical et la belle énergie des artistes en font un spectacle à recommander et découvrir pour tous.

 

Éric Jalabert

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 08:42
Sabotage
Photo trouvée sur le Facebook de la compagnie

Spectacle de la compagnie Once a Poney Time (75), vu au Théâtre de la Tache d’Encre à Avignon, le 16 juillet 2021 à 20h00, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 10 au 31 juillet.

 

Interprètes : (en alternance) Jennifer Legros, Victor Jamet, Lucas Krief, Nicolas Puechmaille, David Ravel, Elhadaoui Ali Soilihi, Lucas Prost

Genre : Improvisation

Type de public : Tout public

Durée : 1 h

 

Nathan et ses amis trouvent, en rangeant le grenier, un étrange jeu de société nommé « Sabotage ». À peine ont-ils ouvert la boîte qu’ils se retrouvent enfermés ; pour retrouver leur liberté, ils doivent accomplir des actions tout en improvisant une histoire.

En entrant dans la salle, nous trouvons sur notre siège un petit carton blanc. Chaque membre du public doit écrire dessus une action à réaliser, comme « boire un café », ou « chevaucher une licorne ». Ces actions, que l’on donne ensuite au maître du jeu, sont le point de départ de chaque improvisation et guident la trame de l’histoire : chaque personnage (ils sont au nombre de quatre) tire au début du spectacle une carte et a pour objectif d’effectuer cette action, qui doit être intégrée dans l’histoire (pour notre représentation, ce fut « lancer un ballon », « boire de l’huile », « casser une horloge » et « embrasser une fée »). À chaque fois que l’un des personnages doit effectuer son action, un autre doit l’en empêcher, en deux minutes top chrono.

Le jeu de société est une forme très intéressante et complète, car elle nous permet d’être directement projetés dans l’action sans restreindre la créativité des artistes. Les règles et les points obtenus par les personnages sont énoncés par une voix off inquiétante qui ajoute à l’enjeu. L’improvisation est très bien structurée et équilibrée entre les comédiens ; chacun a un temps d’improvisation défini et tous ont l’occasion de créer ensemble. Pour les aider, ils disposent d’une myriade d’accessoires, de costumes qui aident à définir les différents personnages créés.

La régie est également très active tout le long du spectacle, les lumières et le son s’adaptent à chaque scène en direct et aident à créer une ambiance, indispensable pour la créativité des comédiens et l’immersion du public. Des musiques sont parfois diffusées, elles aussi selon l’atmosphère du moment.

Les bons spectacles d’improvisation sont souvent pour nous les meilleurs divertissements ; ici, c’est sans conteste un excellent spectacle d’improvisation, et la complicité des comédiens et leurs diverses propositions nous font rire aux éclats. À ne pas manquer !

 

Gabriette

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 17:03
Interprète
Interprète

Spectacle de la Compagnie Cheptel Aleikoum (41) vu à L’Occitanie fait son Cirque à Avignon le 18 juillet 2021 à 15 h 10. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Création collective

Conception et interprétation : Maxime Mestre

Genre : Cirque

Agencement : Michel Cerda

Public : tout public

Durée : 1 h 10

 

L’espace de L’Occitanie fait son Cirque nous emporte dans l’univers circassien avec ses deux grands chapiteaux. On peut se restaurer à la buvette, se rafraichir à l’ombre sous les arbres pour déguster l’ambiance en attendant que l’heure du spectacle arrive.

C’est l’heure. On nous appelle à l’entrée du chapiteau. Quel accueil chaleureux avec distribution de gel hydroalcoolique, d’assiettes en carton en guise d’éventail, aspersion d’eau pour nous rafraichir et même des gourdes d’eau glacée réutilisables.

Nous entrons dans le chapiteau et arrivons par le haut des gradins pour nous installer sur de grandes marches en bois. Sur la piste noire en bois, une corde dessine le mot « relier ».

L’artiste est déjà là, nous accueille très simplement, nous explique l’histoire de la création du spectacle. Et nous prévient qu’il y a une scène de « nu ». Nous votons pour accepter ou non cette surprise, bonne pour certains, mauvaise pour d’autres. Qu’est-ce que la nudité ? Pourquoi être gêné ? Naît-on garçon ou le devient-on ?

Pendant que l’artiste se prépare, petite séquence philo : Que veux-tu de la vie ? Question à laquelle répondent les autres artistes du collectif via une bande son.

La représentation commence par ce fameux nu avec un effeuillage réalisé par les spectateurs, mais à distance. Nous sommes sollicités pendant toute la première partie du spectacle, participons à un numéro de confiance totale à de parfaits inconnus. « Et si tu n’existais pas ... » L’artiste nous chante pour que surtout, nous ne lâchons pas la corde à laquelle il est accroché.

Tout en poursuivant le spectacle, l’artiste transforme progressivement la piste, crée un écran sur lequel seront affichés des consignes aux spectateurs qui vont guider un bel exercice d’improvisation, de danse, de chant, d’expression corporelle.

Le numéro de corde volante « escarpolette » est une réelle performance, d’autant plus qu’il doit faire plus de 30° sous le chapiteau …. Tout – ou presque – est accompagné de musiques. L’enchaînement d’effets techniques ôte un peu la poésie toute en tendresse du début de spectacle.

Il y a aussi beaucoup de très jolis jeux de mots, sémantiquement et circassiennement.

Entre la philosophie, le rêve, la poésie, le militantisme, le suicide, l’humour, le chant, c’est un spectacle on ne peut plus complet.

 

Maren Scapol

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 15:19
Camille Camille Camille
Camille Camille Camille

Spectacle de la Compagnie AtmosphèreS (77) vu à la Maison de la Poésie à Avignon le 18 juillet 2021 à 11 h 50. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte : Sophie Jabès

Mise en scène : Sara Veyron

Avec : Florence Bloch, Sylvie Guichenuy, Leslie Nicolau, la voix de Denis Lavnt

Marionnettes : Marianne Millet, Chloé Cassagnes

Scénographie : Alix Mercier

Genre : Théâtre Contemporain

Public : tout public

Durée : 1 h 25

 

Je découvre la Maison de la Poésie dans une petite ruelle avignonnaise. On peut y boire un verre, c’est aussi un café associatif. La salle d’une cinquantaine de places est à moitié pleine. Nous sommes assis sur des bancs sans dossier, sur des gradins peu inclinés.

La scène est ouverte, petite, avec un lit et une table à laquelle est assise une vieille dame. Elle commence à nous parler de sa vie. C’est Camille. Une Camille âgée. Puis, derrière un voile, dans la profondeur de la scène, une autre femme, la quarantaine. C’est Camille aussi. Plus jeune. Une Camille en colère qui crie d’avoir mal. Enfin, une troisième Camille. Elle a vingt ans. Elle est heureuse, pleine d’ambitions, amoureuse de son maître Rodin à qui elle a envie de tout donner, dont elle a envie de devenir esclave.

Après la jeunesse fougueuse, dévorée par ses envies, l’âge adulte, plein de rage, de solitude, de désespoir. Puis la vieillesse, Camille est internée pour folie. Pourtant, elle nous parle avec sagesse. L’âge de la maturité avec l’attente de la mort comme une libération, une délivrance.

Camille, tout au long de sa vie, a dans ses relations difficiles avec ses parents, son père, sa mère qui ne l’aime pas, ses frères et sœurs. Camille porte un nom de garçon et suit un grand frère trop tôt disparu. Camille perd pied à la mort de son père, le seul dont elle avait la certitude d’être aimée.

Camille tout au long de son amour pour Rodin est désireuse de devenir l’unique, de découvrir le plaisir. Puis est désabusée par le comportement de celui qu’elle aime tant. Enfin lucide face à un pervers qui boit son âme.

Ainsi, la pièce nous fait découvrir la vie de Camille Claudel à des âges différents à travers l’incarnation de ces trois actrices qui jouent à tour de rôle et nous font découvrir la vie sentimentale de Camille Claudel.

Des voix off, portées par des magnifiques marionnettes grandeur nature de personnages obscures, représentent les autres personnages. Il y en a parfois une, puis deux ou alors cinq, ils suivent les mouvements de Camille.

La pièce se termine avec les trois Camilles sur scène, trois Camilles qui se parlent, s’interrogent sans savoir qui est l’autre, se demandent conseil et finalement ne se comprennent pas.

Le spectacle est d’une rare intensité, c’est bouleversant, à ne pas rater sur ce festival !

 

Maren Scapol

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 07:37
Arlequin
Arlequin

Spectacle de la Compagnie Le Singe Nu (Belgique), vu au Théâtre l’Episcène à Avignon le 17 juillet 2021 à 11 h. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

Texte et interprétation : Frédéric Ghesquière, Baptiste Isaia et Loïg Kervahut

Régie : Nahanaël Docquier

Scénographie et Costumes : François Lefevbre

Genre : Théâtre Masqué

Durée : 1 h 25

 

Le Théâtre Episcène a ouvert ses portes lors du Festival 2018 avec une programmation 100 % belge. Fort de cette première expérience, il ouvre désormais ses portes toute l’année.

Nous sommes dans une petite salle toute noire, l’acteur est déjà sur scène.

Seul sur scène, il est très embêté. Après avoir rêvé pendant des années de jouer du théâtre masqué, après avoir fabriqué lui-même son masque, il n’est finalement pas prêt pour ce spectacle pour lequel il n’a pas eu le temps de répéter suffisamment. Puis, c’est l’histoire de la Commedia dell’Arte qu’il nous raconte, théâtre dont les fondements sont le peuple, la débrouille, la ruse, la subversion, la curiosité... Il nous refait l’histoire de tous les personnages et nous explique comment se construisent les intrigues.

Il interpelle alors les spectateurs (nous ne sommes que dix), nous demande un par un d’où l’on vient, ce qu’on fait dans la vie, si on a des animaux... Il joue avec nous, se joue de nous, c’est très drôle.

Et c’est là qu’il chausse enfin son masque. Masque qui lui donne l’impression qu’un autre s’exprime à travers lui et nous improvise (à partir des informations que nous venons de lui donner) une intrigue dans les règles de l’art de la Commedia dell’Arte : Stéphane vit heureux avec Marie. Lorsqu’il perd son travail par trop grande bonté d’âme, c’est alors que les problèmes commencent. Il perd pied... Les difficultés s’enchaînent, il va les résoudre une par une et  retrouver le bonheur. À travers cette jolie pièce, l’acteur pose un regard décalé sur notre société.

J’ai beaucoup aimé la première moitié du spectacle de cet acteur très drôle et qui incarne totalement ses différents personnages. Bien que l’idée de la seconde partie, tout en improvisation, soit juste ingénieuse, m’a paru trop longue.

Bravo pour la performance scénique, bravo pour la passion communicative, bravo pour l’improvisation. À découvrir !

 

Maren Scapol

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 09:01
Vivante !
Vivante !

Spectacle de la Compagnie Les Sept-Épées (37) vu au Théâtre La Scierie à Avignon le 16 juillet 2021 à 18 h 55. Dans le cadre du Festival OFF d'Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Texte et interprétation : Anne-Louise Ségogne

Mise en scène : Julien Pillot

Création Lumières : Solange Dinand

Scénographie : Alix Mercier

Genre : Théâtre Contemporain

Public : dès 13 ans 

Durée : 1 h 15

 

L’érotisme, c’est bon pour la santé. Le saviez-vous ? Eh oui ! L’érotisme fait circuler le sang et les émotions.

Anne-Louise Ségogne, seule sur scène, nous raconte avec crudité l’histoire de son désir, de son dragon sous la peau, qu’elle aime les hommes poétiques. Elle va cueillir des feuilles d’un livre sur un arbre et les fait lire à un spectateur. Elle joue avec nous, nous invite, nous interpelle et nous utilise pour porter sa propre parole.

Tantôt habillée, tantôt vêtue simplement d’un string à plumes après une séance d’effeuillage façon chippendales, elle virevolte sur scène et dans les gradins. Avec une capacité d’expression corporelle et mimique hors du commun, elle nous fait vivre ses émotions : joie, colère, espoir, déception, tristesse, tendresse, incompréhension... Elle parle, chante, danse, nous remplit d’appréhension et nous fait rire.

Vivante questionne la place de chacun, la place de l’autre, la place de la femme dans notre société. Femme désirante, femme désirée, femme mère, femme tout court.

Quel est le rôle de la femme ? E si l’on ne correspondait pas à l’attente conventionnelle ? Et ce corps, premier rempart entre nous et l’autre, comment faire lorsqu’il est chétif, petit, étroit, lorsqu’il ne correspond pas à un idéal ?

Tentative est faite de trouver les réponses à ces questions dans des registres très différentes : dans « Femme Actuelle » avec des citations d’auteurs célèbres, des conseils de stars et psychotest. Dans la religion aussi : « Au commencement était le verbe et le verbe était Dieu ». Tout au long du spectacle, une voix off représente la norme sociale, les attentes de la société.

C’est drôle et frontal, c’est cru et tendre, c’est à découvrir.

 

Maren Scapol

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 14:59
L'idiot
L'idiot

Spectacle de la Compagnie Thomas Le Douarec (75), vu au théâtre des Lucioles le vendredi 16 juillet à 12 h 30 dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Thomas Le Douarec

Interprétation : Stanislas Siwiorek, Caroline Devismes, Esther Comar, Emmanuel Rehbinder, Fabrice Scott, Philippe Lebas, Sophie Tellier, Brunot Paviot, Margaux Heller et Vojka Linard

Genre : Théâtre classique

Public : tout public

Durée : 2 h 28

 

Un chef-d’œuvre de la littérature russe adapté de façon remarquable.

Le jeune prince Mychkine retourne en Russie, son pays natal, après une longue convalescence en Suisse. Il souffre  d'épilepsie, possède une confiance illimitée envers autrui, se sent envahi d'un amour immense pour l'humanité et sa bonté va jusqu’à la sainteté. Il ne peut être qu'idiot, au regard de la bonne société russe, cupide et hypocrite qui pourtant l'accueillera comme un être à part, mais intéressant à observer. Celui que l'on nomme l'idiot va susciter chez tous ceux qu'il rencontrera des interrogations, révélant les caractères passionnels d’une société en pleine décadence. Mêlé par hasard à un projet de mariage d’une jeune femme très belle, aux nombreux soupirants, mais dont le seul amant est un vieux général, Mychkine va découvrir le sentiment amoureux et son corollaire dépit. Les multiples rebondissements aboutiront à une tragédie dont notre héros se sentira seul fautif.

Le metteur en scène a su épurer ce roman de 1000 pages de sa complexité et ne garder que la thématique de l'ouvrage : la confrontation entre deux mondes. Régal absolu, brillante interprétation de tous les comédiens, et une mention spéciale pour le rôle-titre : ce comédien nous a souvent touché, fait rire parfois, tant il est naturel de gentillesse, désarmant de sincérité face à ces hommes et femmes corrompus par l'argent et le pouvoir qui causeront sa perte. Les 2 h 28 de spectacle ne se ressentent pas, tant l'interprétation est vivante et de qualité.

 

Evelyne Karam

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 11:55
4.48 Psychose

Spectacle du Collectif 4.48 (67), vu à la Scierie à Avignon, le 15 juillet 2021 à 11 h 37, dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 7 au 31 juillet.

 

Auteur : Sarah Kane

Metteur en scène : Jocelin Massé

Interprètes : Mila Tisserant, Justine Stremler, Yasmine Khechab, Manon Clément (Créa son), Lucie Rouxel (Voix)

Genre : Pluridisciplinaire

Type de public : Adulte

Durée : 55 minutes 

 

Trois jeunes femmes interprètent sur la scène de la Scierie une pièce de Sarah Kane, traitant de sujets comme la dépression, la maladie mentale et le suicide.

Nous ne sommes pas très familières avec le théâtre particulier de Sarah Kane, c’est donc sans trop d’attentes et avec une grande curiosité que nous sommes entrées dans la salle. Assise au premier rang, avant même l’arrivée des spectateurs, il y a une femme cachée sous une bâche. Au fond de la scène, une deuxième attend près d’une statue en aluminium et une troisième nous regarde à l’avant.

Toutes trois sont vêtues de blanc, rappelant les tenues des malades en hôpitaux psychiatriques, également symbole de pureté et d’innocence. Pour exprimer les émotions des personnages, elles dansent, crient, comptent en attendant 4 h 48, heure du suicide.

Le texte est intéressant, mais difficile, nous offrant une introspection dans la tête d’une femme atteinte de dépression ; la mise en scène nous y projette, utilisant la lumière, les musiques ainsi leurs dialogues incessants. Cependant, le jeu des comédiennes ne nous a pas conquis ; le ton utilisé était le même tout le long de la pièce, la rendant vite lassante. Nous avions souvent l’impression de nous faire crier dessus, ce qui rentrait en résonance avec l’état mental du personnage, mais lui retirait la possibilité d’être nuancé.

Nous saluons la performance des trois comédiennes qui ont tout de même impeccablement délivré ce texte avec une diction propre et une projection très correcte. Nous n’avons malheureusement pas été séduites, malgré le discours de la pièce qui sensibilise à la condition des malades mentaux et leur rapport au monde qui les entoure.

 

Gabriette

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 20:04
Forget me note - Voyages
Forget me note - Voyages

Spectacle de la Compagnie Forget me not (35), vu au théâtre de l'Albatros le vendredi 16 juillet à 15 h 30, dans le cadre du Festival Off d'Avignon du 7 au 31 juillet 2021.

 

Mise en scène : Jérôme Hudeley

Interprétation : Mathilde Simonnot, Elsa Lambey, Delphine Morel, Jeanne Clément et Maëlle Trua

Genre : Théâtre musical Polyphonie A Capella

Durée : 1 h 15

Public : Tout public

 

Dé-jan-tées ! Cinq hôtesses de l'air pointant à Pôle Emploi ont décidé de créer leur propre agence de voyages, mais avec peu de moyens et pas d'avion …

Elles vous feront voyager malgré tout avec leurs « Escales enchanteresses au pays des polyphonies fantasques ». À bord d'une montgolfière, vous ressentirez l'Inde, la Russie ou l'Afghanistan et vous pratiquerez le « Safari vegan » en campagne française... Des voix exceptionnelles, une énergie décapante qui fait participer un public conquis avec leur fameux « Kiripou kiripou mandinga » africain ! Le tout en chansons, et lorsque la presque nonne Marie-Clotilde chantera le « Blues » de Johnny, vous en redemanderez !

Un moment de détente garanti en compagnie de cinq artistes sans fausse note.

 

Evelyne Karam

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