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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 13:16
ElectrOrgue

Spectacle de Carton Compagnie (26), vu à la Cour du Spectateur à Avignon, le 21 juillet 2021 à 20 h. Dans le cadre du Festival OFF d’Avignon du 10 au 31 juillet.

 

Auteur et Interprète : Brice Dudouet

Genre : Concert

Type de public : Tout public

Durée : 1 h

 

Seul derrière un grand instrument mêlant orgue de barbarie et sons électro, Brice Dudouet remixe à sa sauce des chansons populaires de soirée qui font danser les petits et les grands.

C’est avec une grande curiosité que j’arrive dans la Cour du Spectateur et que je découvre devant moi un très bel instrument : un orgue de barbarie (qui fonctionne ici avec des cartons perforés) surmonté de matériel pour musique électronique. Car, c’est ici le concept de l’ElectrOrgue : mélanger le son unique de l’orgue avec les sons rythmiques et synthétiques de l’électro. Seul derrière l’instrument, Brice Dudouet s’occupe de tout en live et nous fait danser sur des remix de chansons populaires qui font chanter le public avec lui (j’ai eu le plaisir d’entendre de très bons remix de Stromae ou d’ABBA).

La musique est accompagnée de lumières, qui enjolivent l’instrument et, selon le rythme de la chanson, clignotent afin d’ajouter à l’ambiance (c’est le cas par exemple de l’enseigne ElectrOrgue).

Le public de la performance à laquelle j’assiste ajoute encore plus au plaisir de la musique en dansant et incitant les autres à danser ; des jeunes enfants (dont certains portent un t-shirt au nom du spectacle et qui distribuent des flyers) courent et dansent, ne cachant pas leur amusement au plus grand plaisir des adultes. L’ElectrOrgue engendre une ambiance très agréable ; le concert est assez libre, une buvette et restauration est ouverte et l’on peut venir et repartir quand bon nous semble.

J’ai passé un excellent moment au son de l’orgue et de l’électro, redécouvert des chansons sur lesquelles danser en soirée et chanté avec plaisir d’autres que je connaissais par cœur.

 

Juliette Lartillot-Auteuil

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 17:56

Un premier festival de la chanson, avec de drôles d’oiseaux -à plumes et à poils-, franchement réussit à Avignon

Les 11,12 et 13 juin, j’ai eu le grand plaisir d’assister à l’éclosion de ces drôles d’oiseaux. Le nid était douillet : la grande ferme de l'acacia de la famille d’Olivier Bougé, agriculteurs accueillant proposant une agriculture bio, dans la ceinture verte, zone agricole préservée* en bordure d’Avignon. Un havre de paix, simplement mais efficacement aménagé pour l’occasion, tant pour l’accueil du public que pour l’écoute des artistes.

On ne pouvait rêver mieux après près d’un an enfermé et le public a répondu présent sur les trois journées, avec environ 150 personnes chaque jour.

Imaginé par Thomas Pitiot et organisé par L'Océan Nomade, association avignonnaise qui porte les projets de cet artiste humaniste, le festival Drôles d’Oiseaux allait commencer à gazouiller.

Ce vendredi 11 juin, pour l’ouverture à 19h30, voici Lily Luca, autrice compositrice interprète comme tous les invités de ce drôle de festival de chansons à plumes.

Avec sa voix douce et acidulée, elle nous tricote des histoires bien rythmées, universelles sur un mode très personnel (« J’suis Open » sur les violences conjugales… en ouverture, cela pose et impose). Elle est décalée, d’une violence contenue, et nous fait partager ses points de vues de femme, entre poésie douce, humour distillé et autodérision. Un très bel équilibre pour ce premier set guitare-voix d’une petite heure.

Après un petit entracte qui permet tant de se restaurer de produits d’ici que de boire une bière fraîche et locale, d’échanger avec des amis pas vu depuis longtemps, ou de se poser pour savourer l’ambiance, voici Volo, le duo des frères Volovitch – ex Wriggles-. Quand même, pour un premier festival autofinancé, une belle tête d’affiche.

En fait leur nom ne m'évoquait rien… mais je me disais que j’avais l’impression d’avoir déjà entendu 100 fois ces airs là pendant leur concert. Forcément, je ne suis pas grand fan de « chanson française », mais j’en écoute un peu… Ils sortent leur sixième album en 20 ans de carrière.

Ça swingue, les textes finement écrits nous parlent de notre temps sur des sujets bien identifiés (les survivalistes, la crise de la quarantaine, les extravagances libérales, les dysfonctionnements environnementaux…). C’est engagé, très propre et cela prête à réfléchir. Les harmonies sont soignées. Ils chantent en duo en s’accompagnant à la guitare.

Pour le coup, j’aime beaucoup « chanson française », où ils tentent l’humour.

[En écrivant cette chronique, j’écoute Volo sur Youtube, et cela sonne exactement de la même façon qu’au concert. ].

Un moment très agréable que j’ai partagé avec un public connaisseur et ravi d’assister à cette première soirée.

Nous poursuivons une exploration de la diversité de la chanson française, et de « Drôles d’oiseaux » à drôles de chansons, il n’y a qu’un poil.

Deuxième soirée du festival le samedi, toujours dans cette belle ambiance chaude, humaine et chaleureuse, avec Flavia Perez qui ouvre cette seconde soirée du festival.

Flavia revient sur scène après 4 ans consacrés à d’autres projets (écriture, spectacle jeune public…). Pour être transparent, je connais Flavia depuis longtemps et nous avons eu le plaisir de travailler ensemble sur des projets de Vivantmag, notamment sur les brigades d’écritures populaires et plurielles. Voir ici.

Nous avions évoqué ensemble la pertinence de « chroniquer quelqu’un que l’on connaît ». Vous êtes prévenu… mais je fais court.

Commençant par « Je chante », hommage à la chanson qui nous permet de respirer, elle nous dépose au creux de nos oreilles avec sa guitare à sept cordes, des rythmes chaloupés et chauds, et nous fait partager ses textes mordants, verts et drôles : « Mes frères sont des loups », « Allo le cosmos » ou «  Je suis actionnaire de mon frigidaire ». Un autre versant de cette chanson française de base -toujours guitare-voix- artisanale et qui permet dans sa diversité de parler à chacun de nous, et de toujours rencontrer quelqu’un qui sera touché et ému.

Après cette mise en bouche, une pause pour s’hydrater et se restaurer dans cette ambiance « monde d’après » voici Wally, le chanteur du Sud aux chansons extra courtes (parfois 10 à 15 secondes). Il faut être très attentif tellement que cela fuse dans tous les sens.... Un vrai régal.

Wally ? Est-ce de la chanson française ? Peu importe... c’est drôle et très habile.

En ouvrant son spectacle avec la recette de la daube en anglais, et en faisant reprendre au public, le refrain « in the refrigerator... », on jubile et il donne le ton. On ne va pas pleurer. J’ai déjà vu Wally plusieurs fois, mais c’est un vrai délice lexical à chaque fois. Difficile de traduire par écrit ses chansons, ça ne marche pas. Mais tout le monde en prend pour son grade, ce n’est parfois pas très fin, un peu lourd (mais comme il l’annonce, cela renforce encore l’impact…. et il en joue) ou bien perché, mais cela percute à une vitesse folle. C’est un jongleur de mots, un conjugueur atypique, un poète des sens. Ça joue sur les mots et ça déjoue les maux.

Ça va vite et ça décoiffe. Il porte ses propres textes mais également ceux d’autres acolytes, comme Vincent Rocca ou Chrazz (de la filière aveyronnaise). Une vraie fraîcheur bien loin de l’image que j’ai parfois de la chanson française, des chanteurs à moustache jaune ou des chanteurs morts. C’est frais, intelligent, simple et drôle. Et plein d’auto dérision.

Dimanche, c'est la chorale sauvage!

Le festival se termine le dimanche par la chorale sauvage, chorale amateur avignonnaise managée de main de maître par Thomas Pitiot lui-même (chaque dimanche, cette chorale se retrouve à Avignon dans la joie et la bonne humeur avec 40 chanteurs amateurs -ne cherchez pas c'est complet pour cette année-), suivi de Nationale 7 dont je n’ai vu que la fin mais qui mettait une belle ambiance pour clôturer ce week-end.

Thomas Pitiot -que je connais un peu aussi- est un homme et artiste (là on prend le pack) d’une gentillesse et d’une bienveillance rare. Pour vous dire, il souhaitait laisser la place à d’autres sur scène pour cette première édition et n’a même pas présenté son dernier Album « Chérie Coco » qui vient juste de sortir. Je vous disais, un homme rare ! Alors promo perso.

Bravo et merci à l'équipe L’Océan Nomade, mobilisée autour de ce beau projet. Le participatif présent de cette façon, c’est un vrai temps d'avenir.

On attend avec impatience la prochaine édition.

 

Merci à Cédric/Studio Delestrade pour ces belles photos.

Eric Jalabert

La ferme d’Olivier Bougé connaît bien le caractère fragile de la notion de « zone préservée », puisqu’il a dû s’installer ici suite aux projets de construction de la LEO -Liaison Est Ouest pour contourner Avignon et décharger le trafic toxique pour les riverains. Cette liaison empiétera largement la ceinture verte. Un projet très avancé mais qui partage les Avignonnais.

https://www.vaucluse-agricole.com/articles/projet-leo-vers-la-mort-de-l-agriculture-dans-la-ceinture-verte-1299.htm

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 17:13
concert Lnour et Puppet Mastaz
concert Lnour et Puppet Mastaz

Un spectacle produit dans le cadre du 34 Tours (manifestation du Département de l’Hérault) au Sonambule (Gignac 34) et vu le 23 novembre 2019

 

 

LNOUR (hip-hop soul) 1ere partie

Voix : Léa BERGEROO – CAMPAGNE  

Batterie électronique : Killian REBREYEND

Machines : Valentin FERNANDEZ

 

Puppet Mastaz (rap marionnettes)

Distribution : DOGGA DAKOTA MR MALOKE SPUGGLES TENGO WIZAR

Genre : Concert  

Public : tout public

Durée : 3H.

 

Le Sonambule est une salle de spectacles très fréquentée par les habitants du Cœur Pays d'Hérault et que je connais bien. L’équipe propose une large palette d'événements de qualité (concerts, spectacles jeune public…). Haut lieu de danse, de fêtes, de rencontres et de partage, rien à redire sur l'espace, le son  et l’agencement. Même la bière est bonne (l’ambrée, pas la blonde..)

Bon à priori je ne suis pas ici pour vous parler débauche mais culture. Quoi que le fait de se laisser emporter par la musique reste avant tout un plaisir excessif et sensuel…donc une débauche.

 

Bref,  20H tapante et nous voilà devant notre pinte, accoudés au bar et émerveillés par les superbes affiches des Puppet Mastaz (vite raflées par des décorateurs en herbe de portes de WC). Zut, je garde donc ma veille affiche dédicacée de Renaud, agrémentant pour longtemps encore mes commodités.

 

Le monde ne tarde pas à débarquer et à 21H, le concert de Lnour commence. Au premier regard je me dis « waouh » que cette femme est belle, et à l’écoute, « waouh », c’te voix!!! La SOUL est une musique magique pour moi qui m’émeut jusqu’aux larmes. Cette première approche m’a donné envie de la découvrir plus encore… Lnour est une chanteuse toute neuve de la scène montpelliéraine. Elle oscille entre le rap, le hip hop et la soul. La veille, j’avais découvert Céleste et j’avoue que ces 2 artistes ont quelques similitudes. J’ai été charmée par 2 fois par hasard le même week-end.

22H30, petite bière (ambrée, je reprécise…) et un p’tit clope (l’abus de tout ceci est très mauvais paraît-il, au cas où vous le sauriez pas…) afin d’attendre patiemment le changement de plateau.

Quelques décibels nous amènent donc à rejoindre la salle, bière (ambrée) non terminée, le jump la fera se déverser sur quelques bras déjà en sueur. Car oui, ce fut le feu au somnambule!! Les Puppets Mastaz sont un groupe composé de … marionnettes!! Un peu à la Muppets Show. Mais attention les marionnettes ne sont que les avatars d’authentiques rappeurs. 5 petites figurines derrière un castelet géant et un énorme moment festif, rempli d’humour, de dérision avec un groove d’enfer, qui libère les corps!! On saute, on chante, on lève les bras. Nous avons découvert leur dernier album dans lequel il est question de méchants vilains, de raviolis magiques, d’un braquage audacieux et des bonbons, des sucreries et du miel rappés à la perfection.

Un voyage énergique, alléchant, le sourire aux lèvres et des ampoules dans les baskets!! Une soirée de débauche à proprement dite !!!

 

 

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 18:39
LES DOIGTS DE L HOMME
LES DOIGTS DE L HOMME

Spectacle produit par Lamarsrock (07) et vu le 2 octobre 2019 au Palais des Congrès de la Grande Motte dans le cadre du Festival les Internationales de la Guitare 2019.

 

Guitare : Olivier Kikteff , Yannick Alcocer, Benoît Convert
Contrebasse : Tanguy Blum
Percussion : Nazim Aliouche : Percussions

Genre : Concert acoustique Swing manouche

Public : tout public

Durée : 1H15

 

 

Le festival Les Internationales de la Guitare a été créé il y a près de 25 ans à Montpellier. Et c’est la première fois depuis que le festival a été élargi à nombre de villes du département qu’un concert est accueilli à la Grande Motte, dans la grande salle au charme suranné de ce Palais des Congrès que l’on doit à l’architecte Jean Balladur.

Le public est au rendez-vous…. Et Olivier Kikteff lui réserve un accueil nuancé d’un humour qui semble faire partie de l’identité du groupe et qu’il maniera avec bonheur à plusieurs reprises au cours de la soirée. Il commence en ouverture avec une magnifique interprétation de « St James Infirmary blues », morceau rendu célèbre par Louis Amstrong et largement repris par nombre de musiciens. Belle mise en bouche…

Annoncé comme un concert « swing manouche », il s’avère bien vite qu’on n’est pas tout à fait dans ce registre, même si l’on pourra reconnaître au fil des interprétations quelques  morceaux typiquement manouches, dont certains de Django. Et de fait, Olivier Kikteff  lui-même, précise que  cet estampillage n’est plus d’actualité… Le groupe, s’il a surfé sur la vague manouche à ses débuts il y a une quinzaine d’années, a depuis beaucoup évolué pour livrer aujourd’hui ses propres compositions, et des reprises et arrangements très personnalisés. L’inspiration puisée dans différents registres musicaux, associée à la maturité, confèrent désormais au groupe son identité si singulière : à la fois ouvert, touche à tout mais aussi très exigeant... J’ai pour ma part particulièrement apprécié « Indifférence », amorcée en solo de guitare et qui s’achève en cavalcade endiablée avec tout le groupe.

Le groupe aime inviter dans ses rangs des instruments inédits permettant d’explorer d’autres univers. Il s’est adjoint pour son dernier album « Le Cœur des Vivants », les services du percussionniste Nazim Aliouche, qui apporte une note plus « musique du monde » et plus particulièrement « musique du bassin méditerranéen ».

 

Attirée en ces lieux par la perspective d’un concert manouche, dont je suis très fan, j’ai d’abord été un peu déroutée : il m’a fallu un  moment pour me laisser porter par les rythmes servis par les cinq musiciens, mais ce fut ensuite un vrai plaisir et un bien beau voyage, partagé avec l’ensemble du public du Palais des congrès.

 

 

 

 

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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 18:25
Vertige vocal
Vertige vocal

Spectacle produit par f2music (75) et vu au Théâtre Jérôme Savary à Villeneuve-lès-Maguelone (accueil en résidence en mai 2019) le 5 octobre 2019.

 

Genre : concert

Chanteur contre ténor : Yann Golgevit

Violoncelle : Adrien Frasse-Sombet

Piano : Thierry Gautier

Guitare : Jérémie Pourchot

Lumière : Maurice Fouilhé

Costumier : Rodolphe Sabourdhy (JP Gautier)

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

 

 

Issu d’une famille de chanteurs et musiciens bien connue dans l’Hérault, Yann Golgevit est probablement, si j’ose dire, « tombé dans la marmite » quand il était petit ! Doté d’une voix si particulière de contre ténor, communément appelé « castra », il était naturellement voué au chant lyrique et à l’opéra. Cependant il a décidé de casser un peu les codes, et de sortir de sa zone de confort en mettant sa voix au service de la variété et de la chanson populaire.

Ainsi est née l’idée de ce tour de chant surprenant, hors des sentiers battus. D’autres que Yann Golgevit s’engagent de plus en plus dans une démarche de « mise à la portée ou dépoussiérage » du chant lyrique, par une incursion dans des registres différents ou dans le  spectacle musical humoristique… Autant, j’imagine, pour se faire plaisir, que pour démontrer au public que les chanteurs lyriques ne sont pas aussi « coincés » qu’on pourrait le penser, et qu’ils savent aussi s’amuser, pour notre plus grand plaisir !

Après une ouverture dans son registre « habituel » (Haendel me semble-t-il), Yann Golgevit enchaîne les interprétations façon pop ou jazzy  de chansons de variétés, en différentes langues.…  Pour n’en citer que quelques-unes, Barbara, Christophe Willem, Lady Gaga, Whitney Houston, Queen, des extraits de comédies musicales, Cabaret, Starmania, mais aussi des musiques de films… J’aurais d’ailleurs bien apprécié qu’on nous remette la liste des différents morceaux interprétés. Beaucoup de très bons arrangements, mais j’ai pour ma part trouvé que sa voix servait magnifiquement « L’indifférence » de notre talentueux Michel Polnareff.

Et Yann Golgevit n’oublie pas de laisser s’exprimer les trois remarquables musiciens qui l’accompagnent, avec plusieurs interprétations acoustiques en solo, duo ou trio et qui viennent rythmer le déroulement du concert. Pauses d’agréable détente pour le public, et respiratoires pour le chanteur. 

Même si j’ai été un peu déconcertée par son improbable costume de scène (il y a du Jean-Paul Gaultier là-dessous…) et une gestuelle parfois un peu ostentatoire qui m’a perturbée dans mon écoute, il n’en demeure pas moins que Yann Golgevit et ses musiciens nous ont offert ce soir là un généreux et bel hommage à la musique et à la voix, servi par une jolie mise en lumières

Le pari était audacieux mais il est parfaitement réussi…

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 11:37
Odalva
Odalva

Présent au Festival OFF 2021, à l'Atypik Théâtre du 7 au 31 juillet à 16h45

 

Concert du groupe « Odalva » (84) vu le 08 juillet 2019 à 12h30 à l’Atypik Théâtre dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 à 12h30. (Relâche les 9, 16 et 23 juillet)

 

 

Auteur : Manon Maurin et Norbert Gauthier

Genre : Chanson française
Public : Tout public
Durée : 60 mn

 

 

Petit concert intimiste de chanson française avec Odalva, duo charmant, poétique et amoureux originaire des Bouches du Rhône.

 

 

Lui à la guitare et à la voix grave et douce ; elle à la voix cristalline et fluide et qui l’accompagne à la guitare, au métallophone et à l’harmonica. Leurs deux registres vocaux s’accordent parfaitement pour une polyphonie minimaliste mais efficace  qui nous entraîne sans détour, dans leur univers poétique et personnel lequel respire l’amour à plein poumon.

Ils sont beaux, juste à les regarder ! Alors à les entendre, imaginez !

Ils nous parlent simplement de leur quotidien, de la douceur de vivre dans la nature qui les entoure et appellent à un étonnement permanent devant la vie. « La vie coule », Cool..., « Pepita » que l’on retrouve dans les bars marseillais, ou « Dans ma famille » sont autant de photographies d’instants figés qui semblent construire leur vie au coeur d’une nature bienveillante.

Chacun des morceaux est annoncé d’un petit slam, rapide, incisif et mordant et qui permet d’apporter un changement de rythme bienvenu dans leur concert.

 

Ces deux là sont jeunes mais très à l’aise sur scène et nous offrent leur présence et leur temps pour nous parler de la vie telle qu’elle devrait être, et la faire partager autour d’eux. C’est une douceur à s’offrir d’ici la fin du festival.

 

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 18:33
Dizzylez
Dizzylez

Présent sur le Off 2019

Groupe : Dizzylez (trio)
Concert vu le dimanche 15 juillet à la Scierie
Salle : la réserve

Avec : Mathieu Dizzylez (chant), Pierre-François Maurin (contrebasse), Corentin Berthoneau (guitare)

Genre : concert/jazz
Public : Tout public
Durée : 1h

J’ai passé un agréable moment en compagnie de ce trio à la musicalité groovy, bondissante, au verbe rythmé avec de belles mélodies, alternant funk, jazz et balades nostalgiques. C’est dans l’accueillante salle de la réserve à la Scierie que ces trois musiciens sont venus nous présenter quelques extraits de leur nouvel album « Intimes Galaxies ».

Sur une scène harmonieusement éclairée, Mathieu Dizzylez nous embarque de sa voix au timbre de miel dans un monde hyper sensible et réceptif, ne manquant cependant pas d’humour et de jeux scéniques. Ces trois musiciens savent parfaitement caler une ambiance vibrante sur chaque petit recoin de leurs planètes respectives.

Le guitariste Corentin Berthoneau à la présence solaire et joviale, nous fait partager ces belles qualités lorsque l’ambiance se dirige vers un ton jazz et funky. Quant au contrebassiste Pierre-François Maurin, sa présence est douce et romantique - il nous amène loin -, rêveuse lorsque le moment est fait d’amour, de mélancolie. L’ensemble est bien articulé pour chaque thème approché par le flow du slameur. On passe un bon moment, on participe même à un refrain, on ne manque pas de sourire face aux textes de chansons plus engagés. Et on rougit quand Mathieu nous parle d’amour car il le fait bien. Tout simplement.

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 16:20
Concert High tone
Concert High tone

Concert vu à Montpellier le 18 mai 2019, salle Victoire 2

 

Musiciens : Lionel Dumas aka "Dj Twelve", Dominique Peter aka "Selekta Dino", Julien Oresta aka "Aku Fen", Antonin Chaplin (Antok) aka "Natural High", Fabrice Oresta aka "Flaba Stone", Nicolas Thiry aka "Led Piperz": Genre : Dub, électro, hip-hop expérimental

Public : tout public

Durée : 1h30

 

Il est des soirs, où l’on s’apprête à enfiler ses charentaises, se faire chauffer une verveine-citron et appuyer sur le bouton de la télécommande lorsqu’un « bip-bip » familier nous pousse à sortir de notre léthargie.Ce fut donc un message de l’équipe de la salle Victoire 2 sur Montpellier me proposant de venir participer au spectacle : un concert de High Tone qui débute dans…30min !Il est des fois où l’on ne réfléchit pas longtemps. On retire ses charentaises, on remplace la verveine par un café serré et c’est parti pour une belle soirée qui s’annonce.

 

 

Je ne connaissais pas cette salle Victoire 2 à Montpellier. Le bâtiment s’élève comme une annexe au beau milieu d’un domaine arboré. Une boite rouge prête à accueillir, tout de même, bon nombre de sautilleurs ! Chloé est à l’entrée, charmante jeune fille, souriante et pleine d’humour : j’apprécie toujours les personnes qui savent réellement recevoir les spectateurs à leur arrivées.

La première partie : Association Travel Sounds feat Lucky MC pour un sound system reggae dub. C’est une association qui s’active dans la région et est connue pour l’organisation de différents événements, dont le Mash Up The Valley festival. Plutôt une belle mise en jambe en ce début de soirée.

 Puis ce fut le tour de High tone. Ce groupe a été créé en 1997 à Lyon et mélange bon nombre d'influences musicales : dub jamaïcain des années 1970, hip-hop, jungle, drum and bass, techno, sonorités orientales. Ils ont sorti leur premier maxi 45T en 1998. High Tone, avec les groupes Improvisators Dub ou Zenzile, s'inscrit comme représentant d'un nouveau style de dub, porté sur la fusion et l'expérimentation sonore. J'ai connu ces groupes, les ai vus, plusieurs fois même, dans les années 2000 et je les ai toujours beaucoup aimés. Le dub est un genre musical issu du reggae jamaïcain, un remixage réalisé en temps réel et  qui met en avant le couple rythmique basse/batterie et des effets de son. High tone est un groupe réellement scénique. Il joue sur différentes disciplines dont la lumière et le son. Il se réalise face à son public, il teste et expérimente.

J’ai retrouvé les premières mélodies du dub de mes 20 ans et ça réchauffe le cœur. Mais  j’ai également découvert de nouvelles sonorités, plus techno et orientales. Toujours tant d'énergie qui nous enveloppe et qui transcende la salle. J’ai tout de même été étonnée par la durée du concert : 1h! 23h et c’était bouclé, comme notre ceinture car nous étions déjà installé dans la voiture prêt à partir. Pourquoi cette limite de temps ? Je m’attendais au minimum à une bonne ½ heure de plus, et je n’étais pas la seule dans la salle au vu des rappels. Dommage.

Il est des soirs où rien ne se passe comme prévu et qu’on se sent bel et bien vivant ! J’ai retrouvé à mon retour ma verveine tiédie qui m’attendait près des charentaises sous la télé !!

 

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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 14:43
Morcheeba
Morcheeba

Spectacle vu à Sérignan le 6 décembre 2018, à la salle de la Cigalière.

Skye Edwards : chant, Ross Godfrey : guitare, Steve Gordon : basse, Richard Milner : clavier, Jaega McKegnna-Gordon : batterie

Genre : concert trip hop
Public : tout public
Durée : 1h30

"Il y a dans la sensualité une sorte d’allégresse cosmique" disait Jean Giono. Cette joie subtile, avec le sourire au coin des lèvres, provoquant une légère cadence, Morcheeba, nous transporte dans son univers doux et coloré.

Skye Edwards possède une voix envoûtante, une allure, une beauté et une volupté céleste. Bon je vous l’accorde Morcheeba signifie : "Encore de l'herbe !"… chose qui peut aider à survoler la Cigalière à l’écoute de leur morceaux les plus connus : "Otherwise", ou encore "The Sea"… mais aussi leurs derniers morceaux extraits de "Blaze Away".

Le concert se tenait à la Cigalière à Serignan (34). Salle accessible à tous, il est même indiqué sur le site comment venir en avion !!! Elle est ouverte sur le parc Rayonnant de Daniel Buren qui a aménagé les alentours de La Cigalière. On peut avant d’y entrer admirer l'œuvre, c'est un véritable spectacle à la tombée de la nuit, lorsque les pylônes, éclairés de l'intérieur, prennent des variétés infinies de couleurs. L’accueil y est fort sympathique mais je dirais que la sonorisation n’est pas, pour ma part, idéale. Il est difficile d’entendre la voix de la chanteuse et j’avais l’impression de regarder Morcheeba du haut de l’Etna tant le sol tremblait sous mes pieds. Si vous ne vous trouvez pas dans l’angle parfait vous aurez du mal à supporter les basses.

Morcheeba c’est du trip hop, rythm’n blues et assez pop. Ils œuvrent autour d’une musique populaire et quelque fois plus expérimentale. La musique pop, avec un rythme assez soft ne me transcende pas vraiment habituellement et je suis allée à ce concert en découverte. J’aime la scénique de Morcheeba, Skye est mise en avant par les jeux de lumières, des lasers, rien n’est laissé au hasard. J’ai vu une magnifique femme à la voie exceptionnelle et au chapeau haut de forme mais j’ai regretté un peu plus d’interaction avec le public. Le visuel a fait place à la rencontre. Si j’affectionne tant les concerts, c’est pour entrer en contact avec les artistes, pour rêver, pour avoir cette impression que je les côtoie, qu’ils chantent juste pour nous, juste pour moi, dans une intimité unique.

Je pense que pour les fans, cette soirée fut à la hauteur de leurs espérances. Pour ma part, j’ai passé un très agréable moment et une belle découverte musicale.

Laurence Malabat

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 13:52
Wee Too Quartet
http://www.citemusique-marseille.com

 

Concert performance, vu le 5 octobre 2018 à 20h30 à l’AJMI (Avignon, 84), présenté à l’AJMI et à la Cité de la Musique à Marseille suite à une résidence de création de 4 jours, dans le cadre des séries « Just Listen ».

Avec :

Musiciens :
Luc Bouquet à la batterie : attentif et conscient,
Bernard Santacruz à la contrebasse : dans une écoute perpétuelle,
Simon Sieger au clavier Fender Rhodes : totalement présent,
Sabir Mateen au saxophone : profond et inspiré.

Danseurs :
Geneviève Sorin : un calme expressif et souffrant,
Katherine Josephau : la vie envers et contre tout,
Sherwood Chen : une intériorité puissante et manifeste.

Arts Visuels :
Sylvia Eustache Rools : gracieuse, au silence assourdissant.

Genre : Free Jazz + Guests (arts visuels, danse)
Public : Public averti
Durée : 1h05

En regardant ce spectacle, j'ai ressenti tout ce qui n'y est pas dit et que l'on peut se raconter sans faille. Oui du premier au dernier geste, de la première à la dernière note tout se crée dans l'imprévisible et la cohérence.

Sylvia sort des os d'un sac, apparente incongruité. Mais quand elle en fait glisser un autour de chaque danseur, cela me provoque un sentiment profond et terrible. « Ils dansent avec la mort » me dis-je ; lieu commun que je chasse, aussitôt remplacé par la force des ossements. Et un sens apparaît : Sylvia, douceur occultée, et les os, horreur envahissante, représentent le monde intérieur des êtres dont les mouvements révéleront les lourds traumatismes.

La douleur se vit dans une momentanée perte de raison. Depuis l’immobilité jusqu’à un apaisement qui n'est pas encore une résilience.

Entre temps, c'est un combat. Les trois danseurs, selon leur nature, s'accrochent. D'abord sans repères, leurs gestes vifs, saccadés, figurent des troubles psychiatriques. Mais la vie n'abdique pas et les voilà mimant maladroitement des gestes du quotidien. Katherine et Geneviève s'y acharnent tandis que Sherwood reste impassible et combattant.

Puis les corps tentent de se soutenir, de se reconnaître mais en ont perdu l'expérience.

Jamais ils n'abandonnent. Et Geneviève déploie alors un long tissu blanc, signe d'apaisement. Les danseurs évoluent autour, mais pas dessus comme si cet espace était sacré... ou tabou.

Ils sont prêts de nouveau à s'écouter. Et Sylvia se remanifeste. Bienveillance et sourire lumineux pour chacun, qui se termine par une étreinte douce pour Sherwood. Une paix nouvelle semble promise, un jour...

Ce spectacle m'a attrapée dès le début. Sur scène, quatre musiciens talentueux, partie prenante d'une histoire informulée. Quand Katherine s'élance et tourne frénétiquement, Luc la suit jusqu’où elle voudra aller.

Musique riche, inventive, accordée aux corps jusqu'au dernier solo de Sabir qui me laisse encore un moment auprès de ces belles personnes.

Valérie Lorenzo

 

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