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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 17:45
Programme Off 2019

Programme Off 2019

ROI DU SILENCE (création 2019)

Spectacle de la Cie La Gueule ouverte (69), vu le 11 juillet à 14 h 25 au théâtre des Barriques, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mardi

 

Auteur et mise en scène : Geoffrey Rouge-Carrassat

Comédien : Geoffrey Rouge-Carrassat

Création Lumière : Emma SCHLER

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 55 minutes

 

 

Dans « Conseil de Classe », Geoffrey Rouge Carrassat incarnait un professeur  se laissant aller devant une classe vide à dire à ses élèves tout ce qu’il n’avait pas su ou pu leur dire… Dans « Roi du Silence », c’est un fils qui adresse la parole à l’urne funéraire qui contient les cendres de sa mère, pour rompre enfin le pacte de silence qu’il s’est imposé dans sa jeunesse.

 

La mise en scène est sobre, mais efficace. Une table de salle à manger en bois classique, sur laquelle sont posées une couronne mortuaire de fleurs blanches et une urne funéraire. Un fauteuil et sous la table un matelas avec oreiller. Geoffrey est dans la maison de sa mère, celle de son enfance. Un éclairage  parcimonieux, mais suffisant  pour évoquer cette sorte de veillée post crémation. Un environnement sonore limité à un jeu de batterie improvisé sur couvercles, comme pour annoncer le flot de paroles à venir…

Car la parole se libère, devant celle qui n’est plus que cendres : le fils peut enfin se mettre à nu, au propre comme au figuré, jusqu’à  se glisser dans la peau de cette mère dans toute sa froide rigueur.

L’écriture, la mise en scène, le jeu, la capacité à utiliser son corps : Geoffrey Rouge Carrassat a bien des talents, malgré sa jeunesse. Le sentiment ressenti déjà la saison dernière d’avoir croisé le chemin d’une personnalité  rare s’est confirmé aujourd’hui. Littéralement habité, s’appropriant tout l’espace tel un félin en chasse, Geoffrey porte pendant près d’une heure un auditoire fasciné. Il nous livre avec sincérité son histoire d’amour, ou plutôt ses histoires d’amour, celles inavouables, « hors normes », ressenties dès son jeune âge, mais aussi celle «ratée » peut-être, avec une mère qui l’a contraint d’une certaine manière au silence, par crainte de sa réaction. Mais peut-on imaginer qu’il se soit trompé, ou qu’il se soit puni simplement lui-même ?

 

Geoffrey Rouge-Carrassat nous offre un spectacle  extrêmement touchant, mais ni misérabiliste ni compassionnel. Parfois même teinté d’humour, noir certes, mais on est amené à sourire, voire même à rire.  C’est aussi cela que j’apprécie, cette propension à dire des choses lourdes de sens, difficiles à formuler, en donnant le sentiment qu’on a su malgré tout faire avec, aller de l’avant…  Bref, que tout va bien... La vie, tout simplement !

 

   

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 17:23
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Les Petits Lapins (création 2018)

Spectacle de la Cie Carbu Prod (33), vu le 11 juillet à 12 h 55 à l’Espace Alya, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, sauf mercredi

 

Auteur : Fred Nony

Mise en scène : Christophe Luthringer

Comédiens : Fred Nony et Sophie Robin

Genre : Comédie contemporaine

Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1H15

 

 

Julie et Dan accompagnent leur fille Roxane à l’aéroport d’où elle doit décoller pour les Etats Unis…Julie est totalement dévastée de voir partir sa fille chérie si jeune, si loin. Pourquoi donc a-t-elle accepté sans broncher cette proposition de travail au bout du monde ? Dan va s’employer à la raisonner, non sans essuyer les reproches de sa femme qui le rend responsable de la situation, n’ayant rien fait pour empêcher leur fille de partir ! Il lui fait  remarquer que lorsque leur fils Antoine a quitté la maison, elle n’a pas réagi de manière aussi disproportionnée. Mais bien sûr, Roxane était encore là…

 

Voilà donc ce couple à l’aube de la retraite, confronté au vide laissé par le départ des enfants. Rien de plus normal que les enfants quittent un jour le nid, mais il n’en reste pas moins qu’il faut s’y faire, et tous les parents se sont trouvés ou se trouveront un jour confrontés à cette situation.

La nostalgie prenant le dessus, Dan et Julie se laissent aller à nous conter chacun leur tour quelques souvenirs de leur rencontre, de leurs premières années, de leur mariage, de la naissance des enfants, bref des joies qu’ils ont connues EN FAMILLE… Mais aujourd’hui, c’est le retour  aux origines et ils se retrouvent FACE A FACE.  Sauf qu’ils en ont perdu l’habitude !  

Entre mails et coups de fil échangés avec les enfants (c’est quand même chouette Internet et la téléphonie mobile !!), ils avancent vers «l’apprivoisement » de leur nouvelle vie. Pour ajouter à la fête,  Dan vit la crise du jeune retraité qui se sent  devenu inutile, face à une Julie démunie qui n’a plus « d’oiseau » sur qui veiller. Mais une alerte salvatrice (le fils a FAILLI revenir à la maison après sa séparation .. !) va leur faire prendre conscience qu’en réalité, ils ont retrouvé la LIBERTE et qu’ils sont bien tranquilles tous les deux ensemble . Et comme ils ont la chance de s’aimer comme au premier jour, il n’y a plus qu’à en profiter…. !

 

Dans un décor épuré, aussi coloré que les vêtements des comédiens, l’ensemble respectant un code couleur bleu/rose (peut être pour évoquer les couleurs attribuées traditionnellement aux filles et aux garçons…) Sophie Robin et Fred Nony, par leur jeu vif et dynamique, sans temps mort, nous offrent  un divertissement  agréable plein d’humour et  empreint malgré tout d’une dose d’émotion…

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:59
La Leçon
La Leçon

Spectacle «La Leçon» par la Compagnie « Libre d'Esprit » (62), vu le 12 juillet au Théâtre des Barriques (coproducteur) dans le cadre du Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16 et 23 juillet.

 

Texte : Ionesco

Metteur en scène : Nikson Pitaqaj

Interprète(s) : Lina Cespedes, Henri Vatin, Anne-Sophie Pathé

Costumière : Drita Noli

Régisseur : Piotr Ninkov

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1h10

 

 

La pièce se joue au Théâtre des Barriques, dans la salle bleue, dans une toute petite ruelle. La climatisation fonctionne à merveille ….

 

Le théâtre d’Ionesco (un des fondateurs du théâtre de l'absurde) dénonce l'absurdité de la vie et des rapports sociaux grâce à un univers parodique. On est dans le thème cher à Ionesco de la communication impossible entre les êtres.

La « Leçon » est un drame comique sur la relation délirante entre un professeur et son élève. C'est une pièce en un acte, sans découpage scénique.

Une jeune élève vient prendre une leçon chez un professeur particulier. Au début, le professeur s'extasie devant les réponses les plus simples de son élève, timide et appliquée. Puis, il la vampirise progressivement, devient de plus en plus autoritaire. Le paroxysme est atteint avec le meurtre sadique.

La mise en scène apporte une vraie plus-value à la pièce. Sur une scène sans décor aucun, la jeune demoiselle est assise dans un fauteuil roulant, immobile tout au long de la pièce ; seul son visage est expressif (et comment !). Elle incarne ainsi parfaitement l’aspect « poupée de chiffon » de son rôle. On sent qu’elle est programmée dès sa naissance sans avoir ni réflexion, ni volonté propres. Le professeur a un côté « opéra-comique » : il se dandine, se déplace avec des pas de danse, son interprétation est puissante. La servante tourne en rond, encore et encore, comme l’engrenage d’un système dont nous ne pouvons plus sortir.

 

Allez voir cette pièce absurde, drôle, violente et bouleversante.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 16:38
La Nuit juste avant les forêts
La Nuit juste avant les forêts

Spectacle  de la compagnie  « Bordcadre » (62) vu le vendredi 12 juillet à 22H00 au Théâtre Le Petit Louvre dans le cadre du Festival Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019- Relâches les 10,17 et 24.

 

Texte : Bernard-Marie Koltès

Mise en scène : Cécile Rist

Comédiens : Guillaume Tobo , Bastien d’Asnières

Genre : Théâtre

Public : adulte

Durée : 1H20

 

Venir au Festival d’Avignon sans pouvoir assister à une pièce de Koltès, cela m’est inenvisageable ! Ca tombe bien, il y 3 adaptations de cet auteur cette année. Je privilégie «La Nuit juste avant les forêts». J’ai le souvenir d’avoir déjà vu 2 adaptations de ce texte,  dont une avec Denis Lavant. «Jamais 2 sans 3», n’est-ce pas ? Et j’ai vraiment bien fait.

 

 

Dès le début de la pièce, le spectateur est happé par le contraste entre la nudité du plateau et la fulgurance du comédien, Guillaume Tobo qui envahit le plateau dès le 1er mot (Le texte est un très long monologue de 63 pages !). Puis la parole devient très vite logorrhée. Ce n’est pas un texte simple pour un acteur ! Ici, pas de failles dans la transmission ni dans la réception. En tout cas pour moi….

Mais qui est cet homme qui hurle sa rage humide et désespérée. Un SDF, un «gilet jaune», un migrant, un paumé ? Est-il dérangé, malade, alcoolisé, psychologiquement à bout ? On comprend juste que c’est un étranger. Cette violence, il ne peut pas la garder au fond de lui. Il faut qu’il la partage avec quelqu’un. Alors il se trouve «un amant» anonyme qui, dans le choix de la mise en scène de Cécile Rist, sera un spectateur désigné au hasard, un jeune homme. Audacieux. A d’autres moments, le comédien arpentera aussi la salle parce que cet étranger c’est peut-être juste nous et que nous devons entendre cette rage qui est la nôtre, à divers degrés...Alors, il est tout proche.

L’«Autre» anonyme, occupera le fond du plateau de longues minutes, assis, spectateur muet privilégié de cet acteur exceptionnel.

Qui regarde l’autre au juste ? Qui est acteur ? Qui joue ? Qui est assis ? Qui est debout ? A cet «Autre», on peut tout dire précisément parce qu’on ne le connaît pas. On peut le kidnapper, surtout quand on n’a plus rien à perdre.

 

Dans la pièce, il n’y a pas de forêt, il n’y a pas de cité. Il y a la nudité d’un lieu improbable et sans doute universel que le comédien remplit avec maestria. Et puis quand les quelques notes de musique interprétées par Bastien d’Asnières surgissent, le spectateur est à son «  comble théâtral ».

En tout cas, ce fut le cas pour moi ce soir-là.

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 14:12
Zoom ou l'Itinéraire d'un Enfant pas gâté (en cours)
Zoom ou l'Itinéraire d'un Enfant pas gâté (en cours)

Spectacle  de la Compagnie « Théâtre de l'Accalmie » (58) vu le 12 juillet à 14H45 au Lila’sThéâtre dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 24 juillet, relâche les 10 et 17 juillet.

 

Texte : Gilles Granouillet

Metteur en scène : Jean-Marc Galéra

Interprète(s) : Annette Benedetti

Genre : Théâtre

Public : à partir de 13 ans

Durée : 1H15

 

 

Le Lila’s Théâtre, juste derrière la rue des Teinturiers, se trouve au rez-de-chaussée d’une maison : c’est intimiste, une cinquantaine de places plutôt confortables (on a de la place pour les jambes …). La scène est toute petite aussi, nous sommes proches des deux acteurs.

 

Trois chaises, un bureau d’écolier, un magnéto, quelques livres, nous sommes dans une salle de classe.

Une mère vient à une réunion parents-profs. Elle est inquiète face au système, on sent son incompréhension et sa solitude. Le professeur principal est en retard. Elle a ainsi tout son temps pour se remémorer son histoire de mère et celle de son fils, un enfant « difficile ».

La naissance de son fils fait d’elle une fille-mère. Le père disparaît aussitôt. Elle rêve pour cet enfant d'une vie meilleure que la sienne ; toutes ses ambitions se portent sur lui. Elle l’aime fort et l’élève aussi bien qu’elle sait le faire ; pas assez bien pour les assistantes sociales et autres éducateurs qui s’en mêlent, les jugent, se focalisent sur leurs difficultés au lieu de valoriser les ressources. Ils « lui dessinent « une boîte juste à sa taille » dont elle n’arrivera plus à sortir.

Elle fait tout pour que son fils réussisse à réaliser ce qu’elle a rêvé pour lui. Bien évidemment, cela ne fonctionne pas, au contraire. Ce n’est que quand une distance s’installe entre eux - malgré elle - qu’il peut enfin suivre sa propre vocation et exister par lui-même.

 

Le texte est beau et sonne vrai, il est authentiquement incarné par l’actrice, seule en scène. C’est l’histoire de la solitude d’une mère face aux systèmes, autant scolaire que social. C’est drôle, émouvant, violent parfois. La remise en question est intense.

A voir sans modération.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 10:52
Fushigi !
Fushigi !

Spectacle de « Again ! Productions » (06) vu à 14H le 10 juillet au Théâtre de l'Improvidence dans le cadre du Festival Off d'Avignon 2019. Du 5 au 25 juillet

 

Auteur : Ian Parizot

Comédiens (en alternance) : Dorine Bocquet, Cyprien Chevillard, Claudia Cochet, Paul Colom, Julie Douine, Vincent Leconte, Ian Parizot, Clémence Penicault, Nicolas Perruchon

Création musique : Victor Bernard Delvaux, Matthieu Laissy, Thomas Rousson

Création lumière : Leonidas Herrera

Genre : Improvisation
Public : tout public

Durée : 1h

 

 

Nous sommes allées voir ce spectacle avec une certaine appréhension due au fait que les œuvres de Miyazaki reposent sur la beauté du visuel et le fantastique de certains personnages  et qu'il est donc compliqué de le représenter sur scène. Et c'est avec une agréable surprise que nous avons vu les comédiens relever ce défi avec brio.

 

Installées dans une petite salle confortable, climatisée et pourvue d'une bonne visibilité, nous avions toutes les conditions nécessaires pour apprécier à sa juste valeur l'improvisation qui allait s'y dérouler. Nous avons tout d'abord été surprises de ne devoir fournir qu'une seule information (la couleur qui guide le thème) qui par ailleurs n'a pas été complètement exploitée (ce détail nous a fait douter un instant de l'authenticité de l'improvisation). À partir de là, les comédiens ont commencé à interpréter leur conte. Deux atouts ont alors été utilisés pour nous projeter dans leur univers : les jeux d'éclairage et la bande-son. En effet, la régie disposait d'une palette de couleurs mise à disposition pour teinter la scène d'une certaine émotion ; pour ce qui est du son, les comédiens réalisaient eux-mêmes les bruitages. Toute cette animation se déroulait sur une scène nue que les artistes habillaient en mimant et narrant même les plus petits détails.

 

L'histoire qu'ils nous ont racontée nous a tout de suite projetées dans l'univers typique du réalisateur japonais : nous pouvions reconnaître les décors, les personnages assez extravagants, certains éléments probablement inspirés de certains films. Les personnages étaient très complets, ils avaient tous un rôle précis dans l'histoire. Les comédiens qui les interprétaient étaient très bons ; ils s'écoutaient et n'omettaient aucun détail, ce qui rendait l'improvisation parfaitement fluide. De plus, ils reprenaient également des techniques cinématographiques utilisées chez Miyazaki comme le plan large : pour ce faire, les personnages étaient mimés avec les doigts.

 

Ce fut un vrai plaisir de voir cette improvisation car les artistes ont vraiment su représenter sur scène toutes les caractéristiques du cinéma d'animation japonais et nous faire voir leur histoire sans décors ni costume. Pour les enfants ou les grands, les fans de Miyazaki ou ceux qui ne le connaissent pas, cette pièce reste un beau voyage dans les landes de l'imagination.

 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 10:40
L'Origine du monde
Source : site Avignon Festival Off

Source : site Avignon Festival Off

Spectacle  de la Compagnie La Vaste Entreprise ( 34, Montpellier ) vu le dimanche 5 juillet à 18H45 à la Manufacture ( hors-les-murs, Musée Angladon, centre ville ) dans le cadre du Festival  OFF d’Avignon 2019, du 5 au 25 juillet 2019.

 

Texte : Nicolas Hérédia

Comédien : Nicolas Hérédia.

Durée 1H05.

 

 

A chaque fois que je passe devant ce lieu du Festival, je suis interpellée. En y entrant, je le suis davantage encore. L'an dernier, ce fut un petit-déjeuner théâtral sous les arbres dans la cour de ce Musée et cette année, c’est une vente aux enchères jubilatoire sous la houlette du comédien Nicolas Hérédia.

 

Je ne m'attendais à rien en allant voir ce spectacle ;  j'avais juste envie de me laisser bercer par la magie du titre, un peu intriguée. Il devait certainement s'agir du célèbre tableau de Gustave Courbet. Ou pas...! Serait-ce une déambulation érotico-artistique? Une énième réflexion philosophique sur cette oeuvre célèbre? J'étais impatiente et mon impatience fut vite comblée.

 Le spectateur découvre en effet le tableau de Courbet, bien en vue sur une estrade aux allures de salle des ventes de chez Drouot. Il est extrait minutieusement de son écrin comme une pierre précieuse. Puis le comédien raconte et le spectateur se laisse emporter par sa virtuosité qui fera d'une oeuvre d'art un objet théâtral très original. Un écran TV ostentatoire, placé au milieu de la scène, contraste avec le classicisme du tableau, placé juste en dessous.

Une oeuvre classique incontournable rejoint ici des propos contemporains centrés surtout sur l'argent. Le comédien parle de chiffres. Beaucoup. Il calcule. Beaucoup. On parle de la Bourse aussi. Cela aurait pu me déplaire mais il n'en a rien été. Je me suis laissé porter par le dynamisme et l'humour subtil de Nicolas Hérédia. Je me suis laissé prendre au jeu du pitch aussi. Et je me demandais à quel moment l'oeuvre d'art avait été séparée de l'aspect financier...

 

Mais pourquoi ce choix de l'Origine du monde ? Et pourquoi pas me direz-vous ? Vous trouverez peut-être une réponse en allant voir cette représentation.

Courez- y.

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 09:49
Programme Off 2019

Programme Off 2019

Dance and Speak easy

Spectacle de la Cie Wanted Posse (93) vu le 9 juillet à 11H05 au Collège de la Salle dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Jusqu’au 28 juillet sauf le lundi.

 

 

Mise en scène : Philippe Lafeuille

Chorégraphie : Njagui Hagbé

Interprètes : Arthur GRANDJEAN, Jessie PEROT, Claude MESSI-FOUDA, Ibrahim NJOYA, Martin THAÏ, Marcel NDJENG

Genre : danse

Public : Tout public

Durée : 1 h

 

Connaissant déjà ce style brillamment porté par la Compagnie Pyramid, j’ai eu envie de découvrir l’approche proposée par la Cie Wanted Posse, de renommée internationale.

 

 

Après un début de spectacle perturbé par un groupe retardataire, j’ai enfin pu me plonger dans l’univers de la prohibition des années 1930 aux USA qui sert de décor à la proposition.

Sur fond d’excès d’alcool, de subterfuges visant à échapper à la police, de rivalités, les tableaux se succèdent sur des rythmes endiablés empruntés au swing, au breakdance, au lindy hop, au charleston, au hip hop, dans une mise en scène qui sait faire appel à l’humour.  La technique est maîtrisée, même si la fluidité entre les tableaux ne m’a pas semblée être toujours au rendez-vous.

La surprise est venue de l’apparition de Julie Perot, magnifique en chanteuse  danseuse « so glamour », en robe lamée or et escarpins… Mais la jeune femme s’est révélée tout aussi  talentueuse ensuite dans ses prestations « purement » hip hop, en jean et basket. Elle apporte une note de douceur (même si elle sème un peu la panique au sein du groupe !) dans ce monde de mafieux alcoolisés qui est l’environnement de l’action.

 

Il est peu commun de voir des filles se produire au sein des compagnies de Hip Hop/Break Dance : désintérêt des unes, sexisme des autres? C’est bien dommage en tous cas, car en l’occurrence, la charmante Julie Perot me paraît  une réelle valeur ajoutée pour ce qui concerne la Cie Wanted Posse.

Au final, un spectacle dynamique divertissant propre à satisfaire toute la famille.
 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 23:13
La modification des organes génitaux chez les poissons du Lac de Thoune
La modification des organes génitaux chez les poissons du Lac de Thoune

Spectacle  «La modification des organes génitaux chez les poissons du lac » produit par L'Organisation (59) et vu le 12 juillet à 11h00 au Théâtre du Parvis dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 16 juillet 2019 (relâche le 10).

 

Texte : Emmanuelle Destremau

Interprète : Elodi Segui

Metteur en scène : Elodi Segui

Genre : Conférence spectacle 

Public : Tout public (à partir de 15 ans)

Durée : 45 min

C'est l'histoire d'un lac très profond qui renferme en son sein notre Histoire commune, nos déjections. Anita Egbert-Ecke, une scientifique motivée se fait la porte-parole des corégones du Lac de Thoune. Un  lac pollué par des résidus de pilules contraceptives, de traces chimiques de dynamites et d'armes de guerres enfouies.
Le titre est long, scientifique et peut repousser certain.es. Comme une amie, que j'incite à venir. Elle change vite d'avis, plonge dans ce spectacle et se surprend à rire et à s'identifier à cette conférencière.  
Le spectacle me plaît aussi. La conférence est bien construite et animée par une comédienne de talent et ses questionnements font parfois écho aux miens. Oui, les espèces vivantes sont aussi touchées que nous par les substances chimiques que nous créons. Oui, celles-ci ont aussi un système endocrinien. Non, on ne peut pas enfouir tout dans un lac, en espérant que cela disparaîtra.
Je ressens le lien qui unit le lac à Anita et cela me donne envie d'approfondir mes recherches sur le Lac de Thoune. Chez moi, je fais quelques recherches et tombe sur une étude  faite par l'OAN (Office de l'Agriculture et de la Nature). Anita montre notre inhérence à la nature et parvient à relier le monde professionnel, personnel et naturel. Elle nous fait nous rendre compte qu'il n'est pas uniquement question des corégones ou de résidus de dynamites mais que c'est un tout : l'écosystème du lac est notre écosystème intérieur.
Je ne peux que vous conseiller de franchir la porte du majestueux Parvis et de vous laisser emporter par cette conférence qui vous portera vers la connaissance.
Lien de l'étude :  https://www.vol.be.ch/vol/fr/index/natur/fischerei/projekte/thunerseefelchen.html
 
Anouk F.
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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 22:31
https://www.avignonleoff.com/programme/2019/la-theorie-du-y-s26088/

https://www.avignonleoff.com/programme/2019/la-theorie-du-y-s26088/

 

« La Théorie du Y » par « Le Collectif Canine » (Bruxelles,Wallonie) et vu le 12 juillet, à 13h40 au Théâtre des Lucioles, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet, relâche les 9, 16, 23 juillet.

 

Texte : Caroline Taillet

Mise en scène : Caroline Taillet

Comédien.nes : Léone François ou Caroline Taillet (en alternance), Violette de Leu de Cecil, Colin Javaux, Emilien Vekemans

Public : Tout public (à partir de 13 ans)

Durée : 1h

 

 

« La théorie du Y » relate l’histoire d’Anna, enfant presque modèle qui grandit dans une société bien réglementée. Le temps passe, son groupe de potes mûrit avec elle. Anna découvre les émois de l’amour avec un garçon… puis avec une fille.

 

C’est là que ça s’emballe : les réactions des proches (et moins proches), ses pensées, celles de sa gynécologue…tout s’embrouille. Pourtant ce n'est pas bien compliqué cette histoire : Anna aime les deux. « Poisson et viande », homme et femme. La scène est pleine de boîtes qui laissent échapper, à chaque fois qu’on les ouvre, de nouveaux pans de souvenirs de vie. Le jeu est si fluide qu’on l’assimile au sujet abordé : la bisexualité est aussi naturelle que l’enchaînement des scènes. Le Collectif Canine nous offre une heure de détente, durant laquelle nos à-priori s’envolent. Les comédien.nes réussissent à  aborder la sexualité féminine, le «coming out » et l’amour avec beaucoup de légèreté.

 

Je ressors de la salle enchantée et avec l’envie de vous recommander ce spectacle qui sonne si juste, qui donne tant espoir. Allez-y en famille, avec des ados, vos parents...

 

 

Anouk F.

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