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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 14:27
Source officielle Festival Avignon

Source officielle Festival Avignon

Les Justes

Spectacle de la compagnie «  Les 6 ‘Thèmes Théâtre » (69) vu le 8 juillet à 10H50 au Théâtre Pixel dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 4 au 28 Juillet (Relâches les jeudis).

 

Texte : Camus

Mise en scène : Aurélie Camus assistée de Tiffany Léonard

Comédiens : Fany Burgard -Tiffany Léonard -Sébastien Hugues Gillie -Adrien Pont -Luc Févry et Lucas Jason Perrot

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H20   

 

 

« Les Justes », c’est une pièce sur  l’Humain, dans tout ce qu’il a de fragile, d’excessif, de contradictoire, d’engagé, de fervent ou de défaitisme affiché. Sur l’Amour aussi comme en témoigne un des titres que Camus avait envisagé, « Les Meurtriers délicats ».

 

J’ai planché sur ce texte il y a de nombreuses années pour mon Capes et j’en ai vu des adaptations…Ce texte ne me lâche pas parce qu’il soulève des questions essentielles et existentielles incontournables. Alors, je suis allée encore une fois assister à une nouvelle version théâtrale, toujours un peu impatiente et fébrile.

 

Ici, la mise en scène est fine, sans débordement ni extravagance. Les six comédiens tiennent leur rôle «  justement ». Le parti pris d’un angle « organique » par la metteure en scène surgit dès le début. Au Pixel, les premiers rangs sont tout proches du plateau et cela renforce sans doute cette sensation bien tangible. Et j’étais au premier rang. Des références aux « sens »,  il y a en a dans cette mise en scène : nous aussi on éprouve les coups de fouet que Stépan a reçus en prison, lesquels lui imposent un rapport très particulier au toucher. Ou on s’identifie à Dora qui reçoit toutes les confidences des autres protagonistes et cela met notre ouïe en éveil.Et puis avant le début de la pièce, on savoure un petit bonbon posé gentiment sur l’accoudoir du fauteuil comme un avant goût subtil de ce que nous allons vivre. Délicate attention…

L’épure de la mise en scène renforce la puissance des mots de Camus sans en dévoyer l’intention. Rien de trop. Juste l'essentiel pour appuyer le jeu incarné des comédiens. Une mention toute particulière à Luc Fevry, interprétant tour à tour Annenkov et Foka. Il charpente avec professionnalisme le jeu de ses cinq autres jeunes partenaires, en grand devenir théâtral eux aussi.

 

Un grand bravo à cette jeune troupe lyonnaise et aux jeunes acteurs à qui je souhaite une longue route sur ce chemin artistique.

«  Continuez à vivre vos éventuelles contradictions !

    Mais ne mourrez pas !

    Continuez à jouer votre vie ».

 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 10:56
Robert est en examen
Robert est en examen

 

Spectacle de la «Cie Argenteuil Théâtre Public» (95-Val) vu le 14 juillet  à 20h30 au Sham's dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Robert Valbon

Mise en scène : Robert Valbon et Floriane Zeisser

Comédien : Robert Valbon

Genre : Théâtre

Public : Tout public à partir de 10 ans

Durée : 1H10

 

 

Nous avons assisté à une mise en examen sous toutes ses formes. Tous ces angles permettent de cerner la personnalité et l'histoire de Robert.

 

Bien sûr, cela commence chez le médecin. Mais ensuite nous assistons à la succession de nombreux tableaux où la musique et la poésie ont une place d'honneur. Coupable d'être, ou ne pas être, c'est une question. Les situations tantôt cocasses, sérieuses ou périlleuses mettent en jeu un Robert émouvant, drôle et entier. Il se donne comme on se livre chez le médecin, le psy, le percepteur. Le spectacle nous offre une scène musicale dans laquelle Robert joue du violon de dos. Vaste supercherie, clin d'œil et sourire aux lèvres. Un présentateur d'Arte, français, en français ; puis son homologue allemand, en allemand. Robert explore un présent partagé, il met à son tour en examen le quotidien autant que l'art. J'ai été frappé par la maîtrise du jeu, du geste, des positions parfois déjantées, mais toujours bienveillantes. Artiste complet, il se complait dans des situations délicates qu'il sait tourner à son avantage. A la fin, ayant tout donné, il se retrouve nu dans la plus simple expression du terme.

 

Venez observer l'animal humain, artiste, dans sa cage. Venez partager avec lui les richesses de son imagination, de son histoire. Vous en garderez un sentiment de satisfaction.

 

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 14:04
Source officielle Festival AVI

Source officielle Festival AVI

Paulina

Spectacle  de la Compagnie Antisthène (75) vu le 14 Juillet à 22H au nouveau Théâtre «  Sham’s »  dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 Juillet 2019 (Relâche les lundis).

 

Texte : d’après Angelica Liddell

Mise en scène : Jessica Walker

Comédiens : Clémence Caillouel

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1H

 

De quelle planète cette comédienne incarnant le personnage de Paulina descend-elle ? Et que nous dit-elle précisément, Paulina ?

Qui est-elle ? Où est-elle ?

 

Je me suis demandé tout ça au début de ce spectacle dans lequel Clémence Caillouel à la fois troublante et captivante incarne à elle seule toute la violence faite aux femmes mexicaines pour la seule raison qu’elles sont « femmes ». Mais Paulina hurle son besoin d’amour avant tout. Paulina Elizabeth Lujan Morales, 16 ans, qui, sous la plume d’Angelica Liddell, est la voix de toutes ces femmes assassinées au Mexique, une véritable pandémie que l’Etat de Mexico ne parvient pas à endiguer. Mais cette barbarie dont nous parle ce spectacle est-elle le seul fait de ce pays ? C’est une question à laquelle le choix de mise en scène ne répond pas et laisse le spectateur face à lui-même.

L’actrice est exceptionnelle dans son panel diversifié d’évocations qui octroie au spectateur une grande prise de conscience. L’actrice oscille entre une grande force d’interprétation et des jeux parfois subtils et un peu fragiles et enfantins. On a envie de prendre Paulina dans nos bras, de lui soigner les coupures qu’elle a partout sur le corps, de venir la chercher dans cette chambre d’hôtel où elle est enfermée.

Elle campe aussi d’autres voix plus en sourdine comme celle de cet homme qui jouit et qui se targue de faire de la morale mais c’est la voix de Paulina qui éclate. En chantant par exemple « Poupée de cire, poupée de son » ou en reprenant la célèbre phrase de Brigitte Bardot dans « Le Mépris »  de Godard :

-« Tu les trouves jolies mes fesses ? Et mes seins, tu les aimes ? » 

La mise en scène est déroutante, entre Caraïbes et Carnaval de Rio, des lampions et de longues tresses de raphia jaune.Mais tout se ternit vite. Un projecteur tenu par une technicienne près du plateau  braque Paulina dans une lumière orange et elle devient comme un papillon multicolore qui se brûle les ailes.

 

On a peur pour elle et de la fin attendue. Des moments de silence renforcent cette impression. Paulina est pudique. Paulina est seule. Les yeux verts envoûtants de Clémence Caillouel vous hypnotiseront et sa voix portera à coup sûr plus loin que le Mexique ; vers Gaza par exemple : « La muerte en directo ».

Courez voir ce spectacle …. ! Parlez-en autour de vous. Vite … Vite….

Surtout si vous êtes « femme ».

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:41
1936, Histoires(s) des congés payés
1936, Histoires(s) des congés payés

Spectacle de la compagnie « Tecem » (75) vu le 11 juillet 2019 à la Bourse du Travail dans le cadre du festival Off d’Avignon. Du 5 au 26 juillet 2019 à 15 h (relâche les lundis).

 

De et par : Caroline Diesbach

Genre : Théâtre clownesque, marionnettes et vidéo
Public : Tout public à partir de 12 ans
Durée : 60 mn

 

 

Ce spectacle sur les congés payés, qui plus est à la bourse du travail, avait attiré mon attention sur un sujet qui pour le moment n’est pas remis en cause… mais qui sait ? J’étais donc plein d’attentes pour voir un spectacle de théâtre documentaire ou politique sur un sujet d’actualité.

 

Sur scène, la comédienne marionnettiste arrive avec une grande marionnette. C’est Mr Paul, conférencier spécialiste des congés payés, dont elle est l’assistante. Un conférencier un peu misogyne et maladroit et dont la relation avec son assistante semble un peu tendue. Celui-ci nous rappelle très (trop?) brièvement l’histoire du Front Populaire, des luttes et des actions de résistance qui ont permis son élection et apporté des augmentations salariales significatives, la semaine de 5 jours et deux semaines de congés payés ! Bref la naissance d’une vie rêvée en 1936 et qui ne durera que jusqu’en 1939, car la guerre ne connaît pas de vacances.

Le gouvernement d’alors avait trois femmes en son sein… alors que les femmes n’avaient même pas encore le droit de vote. Surprenant quand même!

Après cette première partie documentée, nous voilà partis avec d’autres marionnettes, toujours manipulées par la comédienne, pour retracer les petites histoires de ces congés payés à travers une galerie de personnages: ouvriers, paysans, artistes, lavandières,… On y découvre l’état d’esprit d’alors, les envies et les résistances de chacun, la montée d’un environnement fascisant, pour terminer sur l’image des vacances pour tous : l’accès à la mer.

La clown Vroum maîtrise les variations des voix et dispose d’un bon environnement sonore et visuel. L’idée de ce pont entre petites et grande histoire(s) est séduisante. Néanmoins, je suis resté un peu sur ma fin, dans ce mélange d’univers. C’est la première expérience en solo de marionnettiste pour Caroline Diesbach et peut-être le spectacle doit-il encore se patiner.

A vous de voir...

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:36
Don Juane
Don Juane

Spectacle la Compagnie « L’Atelier continue » (75) vu le 16 juillet à 18h40 à l’Espace Alya dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 28 juillet (relâche les 10, 17 et 14 juillet).

 

Texte : Molière

Metteuse en scène : Emmanuelle Erambert

Comédiens : Garance Dupuy, Salomé Benchimol, Léna De Saint Riquier, Eugénie Thieffry, Christophe Mai, Sarah Ibrahim, Baptiste Dupuy, Lancelot Cherer, Emmanuelle Erambert

Régisseur : Arthur Dupuy

Costumière : Ophélia Bonal

Genre : Théâtre

Public : à partir de 10 ans

Durée : 1H25

 

Œuvre littéraire, opéra, pièce de théâtre … on connaît tous Don Juan qui vit dans le plaisir de sa vie, s'opposant aux contraintes et aux règles sociales, morales et religieuses, et ignorant volontairement autrui. Celui qui est à la fois cynique, égoïste et destructeur. Aujourd’hui - ce soir - Don Juan est une femme !

 

Don Juan devient donc Don Juane, jeune femme qui prend le pouvoir, s’amuse, séduit, se bat, court d’une conquête à l’autre. Elle prend en main son destin et refuse que l’on choisisse à sa place, quitte à se perdre… Complexe, ambiguë, libre jusqu’au bout des ongles, séductrice mais sincère, foudroyante et foudroyée, Don Juane revendique une vie faite d’éternelles jouissances, dans un monde de contraintes et de chaos…

La compagnie a choisi d’inverser systématiquement les rôles ce qui rend la pièce cocasse. Le texte, respecté à la lettre, est agrémenté d’intermèdes musicaux, chansons modernes de pop-rock. Ce mélange entre le texte original et le côté comédie musicale est tout simplement irrésistible.

 

C’est surprenant, sexy, séduisant, féminin et … très, très drôle.

Ne vous en privez surtout pas !

 

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 21:32
Tous les enfants veulent faire comme les grands
Tous les enfants veulent faire comme les grands

Spectacle de la Compagnie RB/D Productions (75) en accord avec la Compagnie La Passée, SPECTACLE-SNES, vu le 16 juillet à 16H à Lascierie, dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 5 au 26 juillet (relâche les 15 et 23 juillet).

 

Metteur en scène : Laurent Cazenave

Interprète(s) : Laurent Cazanave, Hector Manuel, Mathilde Mennetrier, Michaël Pothlichet

Collaboration artistique : Alexandre Virapin-Apou

Scénographie : Philippa Butler

Genre : Théâtre

Public : Adultes, adolescents

Durée : 1h05

 

 

Lascierie est un nouveau lieu de spectacle et de vie (2018), tout juste à l’extérieur des remparts. Il comprend eux salles de spectacle, un coin bistrot et une Biocoop.

 

« Le Studio » est une petite salle, la scène est ouverte, on découvre tout de suite le décor d’arbres en papier blanc.Une partie de cache-cache entre deux enfants. Arrivent deux amoureux. Ils vont s’embrasser pour la première fois, ils en ont envie, mais hésitent. Ils se disent leurs espoirs et  leurs craintes, leurs attentes différentes, se parlent du désir charnel et de la séduction, de l’engagement, plus largement de la relation de couple.

Le très beau texte parle du premier baiser, de la séduction, de ce qui nous fait devenir femme ou homme. Quatre acteurs, dont deux sont tout à tour comédiens, musiciens, chanteurs, conteurs. La musique électronique, réalisé en live du fond de la scène, accompagne parfaitement la mise en scène qui vous réserve quelques petites surprises …

Je suis sortie de la pièce en me demandant si le jeu amoureux ressemblait à une partie de cache-cache. Le public a été totalement séduit.

 

 

 

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 15:30
En attendant Bojangles

Spectacle produit par l'Atelier Théâtre Actuel (75) vu le 15 juillet à 17h15 (aussi à 20h45) au Théâtre des Béliers dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019 (relâches les 10, 17, 24).

 

Texte : Olivier Bourdeaut

Adaptation : Victoire Berger-Perrin

Mise en scène : Victoire Berger-Perrin

Coproduction : Acme, Fiva Production, Compagnie Vive, la Pépinière Théâtre

Interprètes : Julien Delarme, Didier Brice, Victor Boulenger

Genre : Théâtre

Public : Tout public

Durée : 1H25

 

« En attendant Bojangles » d'Olivier Bourdeaut est une ode à l'amour fou : George est un brin déjanté et Hortense (ou Georgette ou Renée : elle change de prénom) est folle -peut-être- à lier. Le couple s'adore et a un enfant. Ce garçon, aidé de son père nous relate leur histoire de famille. La pièce est inspirée du livre.

Plutôt proche du texte original, la pièce est une bonne transcription. Cependant, je pense qu'elle pourrait se permettre plus de libertés. Ce faisant, elle pourrait offrir un nouvel angle de vue aux lecteurs. Le jeu qui me semblait pourtant inviter la surprise et la joie sur le plateau, reste assez prévisible et constant, alors qu'il gagnerait à être plus rythmé. Des micro-improvisations créeraient par exemple un effet de surprise qui étonnerait comédien.nes et public. La folie étant au centre de la pièce, je ne pense pas que cela irait à l'encontre de l'œuvre papier.

La scénographie se défend sans être à mon goût. Le papier peint me semble un peu terne par rapport aux souvenirs colorés que j'ai du livre. Cependant, le jeu de lumière fait apparaître/disparaître un espace à part, derrière le mur (probablement en tulle) : ce dispositif-là me convainc. La comédienne a l'occasion de mettre à profit ce bel espace de jeu : ces moments-là sont remarquables.

Ce spectacle intéressera ceux et celles qui sont passé.es à côté du livre d'Olivier Bourdeaut. Il transcrit sans trahir.

 

Anouk F.

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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 09:53
Tête de cerf
Tête de cerf

Spectacle de la «Compagnie Katapult» (44) vu le 15 juillet 2019 à 15h30 à Théâtre du Centre dans le cadre du festival d’Avignon OFF 2019. Du 05 au 28 juillet 2019.

 

Auteur : Virginie Janelas

Mise en scène : Virginie Janelas

Avec : Julia Cela, Garance Félix, Virginie Portier

Genre : Théâtre
Public : Public ado/adulte

Durée : 1H10

 

 

Comment évoquer et illustrer par le jeu théâtral, ce qu'on ne voit pas, ce dont on ne parle pas sinon comme un secret (de Polichinelle) ? L'origine du monde, passage obligatoire pour l'homo sapiens de base, mais pas seulement, est entourée d'une aura de mystères, de joies et de souffrances.

 

 

Trois jeunes femmes sur scène, accompagnées d’un tableau noir mobile et d'une bassine d'eau. « Tête de cerf » ; non, nous ne sommes pas perdus dans une forêt profonde peuplée de ces cervidés ruminant quelques jeunes pousses. Mais ce qu'ils ont sur la tête ressemble bien à un organe caché au cœur d'un ventre où l'on cultive une espèce qui nous est familière. Donc, si j'ai bien compris, la femme fait partie de l'espèce sapiens, genre homo, famille hominidés. Et l'homme ? C'est pareil… mais c'est différent. Il est juste à côté. La compagnie Katapult a créé ce spectacle à partir d'expériences de femmes. Les trois jeunes suisses jouent tour à tour le vécu des femmes aux différentes étapes de la manifestation de cet organe à tête de cerf. On en apprend beaucoup, à la fois d'un point de vue du fonctionnement de l'organisme, que des ressentis et conséquences pour celle qui porte en elle l'avenir de l'espèce humaine. Tout est présenté avec une certaine distanciation, de l'humour, mais aussi un profond réalisme. Elles réussissent à nous faire connaître ou reconnaître les hauts et les bas, les joies et les douleurs de la vie de femme. La vie est rythmée par cet organe qui a ses règles et ses exigences. Je comprends bien que si c'est une force, c'est aussi une faiblesse, une responsabilité. La force est celle d'avoir le pouvoir de donner la vie, la faiblesse se vérifie chaque mois et la responsabilité relève de la survie de l'espèce humaine. C'est tout une Histoire (avec un h majuscule) qui m'éclate à la figure à travers les mots de l'auteur autant que par le jeu délicat mais bien posé des actrices. Une histoire qui dure depuis la nuit des temps et ne doit pas s'arrêter. On en sort ébranlé, satisfait d'avoir un instant vécu ce qui est toujours si caché et restera inconnu pour un homme.

 

Venez vivre ou revivre, un instant, les fondements de la nature féminine. Les hommes en apprennent autant que les femmes qui peuvent y trouver un exutoire et les jeunes adolescentes, un apprentissage sur leur vie future.

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 22:53
Max Bird " l'Encylco-spectale"

 

Spectacle produit par la Compagnie Décibels Productions (75) et vu le 16 juillet à 18h30 au Théâtre LE PALACE dans le cadre d’Avignon OFF 2019. Le 15 et 16 juillet 2019.

 

Interprète et metteur en scène : Maxime Dechelle

Régisseur : Sébastien Prudor

Genre : Humour

Public : Tout public

Durée : 1H15

 

 

Un peu comme si Jim Carrey, présentait "C'est Pas Sorcier", je pense que l’on n’aurait pas pu faire mieux comme accroche !

 

 

Maxime Dechelle, alias Max Bird, nous embarque dans sa passion débordante pour les dinosaures et son talent pour l'imitation. Il parait même qu'il serait le sosie officiel du tyrannosaure depuis plus de 10 ans.

Je ne cache pas avoir eu des appréhensions avant le spectacle, par peur d'assister à une conférence barbante. Max Bird est tout le contraire, une encyclopédie ambulante, une histoire attachante, un génie de l'humour, voilà ma rencontre avec un personnage presque intimidant.

L'humoriste connait son public car il maitrise les imprévus, en nous perdant entre ce qui est écrit et ce qui paraît spontané. Il nous embarque dans son univers, dans la transmission de son savoir de manière tellement subtile, que la connaissance devient accessible à tous.

 

Vous n'avez pas forcément la passion des vertébrés diapsides ? Peu importe vous sortirez de la salle conquis ! Vous êtes curieux ou vous en demandez encore ? Je vous encourage à vous abonner et partager sa chaîne YouTube "Max Bird". Pour le reste, vous savez quoi faire. Je n'ai plus qu'une chose à dire, CUI CUI !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 21:14
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe
SHERLOCK HOLMES et le mystère de la vallée de Boscombe

 

Spectacle de «Compagnie Tête en L'Air» (75 - Paris) vu le 13 juillet 2019 à 17h00 à L'Entrepôt(Avignon) dans le cadre du festival Off d’Avignon, du 05 au 28 juillet 2019 (jours pairs).

 

Auteur : Arthur Conan-Doyle, Christophe Delort

Mise en scène : Christophe Delort

Avec Charlotte Gachon, Sidonie Groignet, Karim Wallet, Christophe Delort

Genre : Théâtre
Public : Tout public à partir de 6 ans

 

 

Le spectacle commence dans la pénombre. Une attaque de diligence. Sur le nombre des hommes qui la conduisait, un seul est épargné. Sherlock Holmes n'est pas un Shérif, mais pourtant cet évènement va provoquer, plusieurs années plus tard, un crime pour lequel il sera fait appel à son habileté de détective.

 

Trois acteurs vont tour à tour interpréter les différents personnages de l'intrigue. Un jeu s'établit dès le début avec le public. Celui-ci sera témoin des interrogatoires et les indices seront découverts les uns après les autres afin qu'au dénouement, le public participe à la résolution de l'énigme. Chaque chapitre est annoncé et Sherlock Holmes vérifie que tout le monde suit. Nous vivons le déroulement de l'enquête comme si nous étions à Boscombe. Les acteurs sont bien à leur aise, du moins en apparence, et n'hésitent pas à se détacher de la dramaturgie pour faire participer le public. Cela, sans perturber le déroulement de la pièce. L'humour est toujours présent à chaque chapitre, mais l'enquête est sérieuse. Un mort près de l'étang. Un coupable tout désigné. Un Sherlock Holmes perplexe. Nous sommes dans l'Angleterre de la fin du 19ème siècle, mais l'origine du crime remonte à l'époque où les chercheurs d'or, dans une des contrées conquises par l'Angleterre, faisaient fortune, ou pas, au péril de leur vie. Le chantage, l'amour et l'argent sont au cœur de cette aventure. Bien sûr le docteur Watson, éternel complice de Sherlock, participe activement à l'enquête. Mais Sherlock, aidé du public saura exploiter tout ce qu'il a découvert, un objet perdu dans la boue ou une indication donnée par un témoin. Dans ce spectacle, on ne se prend pas au sérieux, mais le déroulement de l'intrigue suit rigoureusement le schéma des aventures de S.H. On rit, on répond aux questions de Sherlock ou du docteur ; on devient à notre tour détective pour un soir, le temps d'un spectacle.

Je n'ai pas le droit de donner le nom du coupable, pour des raisons professionnelles… Si vous vous sentez l'âme d'un policier, l'envie de pétrir indices et témoignages pour faire éclater la vérité, tout cela dans une ambiance bon enfant partagée avec les acteurs, rendez-vous à Boscombe.

 

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