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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 18:50
Festival "Comme à la maison"

 

Festival "Comme à la maison. Les nouvelles créations Reillannaises", 1ère édition, organisé par l'Association L’Alicorne, les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 février 2017 à Reillanne (04).

 

Genre: Théâtre et musique

Public: Tout public

 

Comme un bon vin chaud parfumé, j’ai pu découvrir ce festival autoproduit, autogéré et autonome organisé en trois semaines à peine par le collectif des artistes Reillannais qui participent activement depuis plus de 15 ans à la vie de ce petit village de 1 500 belles âmes. Six spectacles, quatre concerts et un bal à danser dans un magnifique chapiteau dressé sur la place du village. Une rencontre qui fait chaud au cœur, au cœur de l’hiver. L’association L’Alicorne, qui gère également le bar musical "Le Café du cours" où j’avais pu passer une soirée fort agréable il y a deux ans, s’occupe de lancer les projets. L’idée est de ne pas attendre le bon vouloir des uns et des autres pour faire leur métier et surtout se faire plaisir. C’est la clé de la réussite et en tout cas de cet enthousiasme communicatif. A la vue des agendas chargés de cette bande de fous, ils arrêtent la seule date où tout le monde est disponible et lancent l’affaire. Il faut dire que c’est leur métier: des artistes, des techniciens, des communicants, et de nombreux bénévoles qui organisent déjà en été un festival "Le Grand Bouillon" qui a connu un beau succès en 2016.

L’idée est de donner à voir les créations des compagnies locales dans des conditions favorables. Un parc de matériel partagé, un espace scénique spacieux, une organisation rigoureuse et chaleureuse, et un public qui répond présent, même quand le climat n’est pas favorable. Résultat: 350 personnes étaient présentes le samedi soir et, pour ce que j’ai pu constater le dimanche après-midi où je suis venu partager le froid de l’hiver avec eux, 200 personnes en moyenne pour chacun des spectacles. On parle souvent d’économie de la survie pour ces festivals autonomes, mais ceux-là connaissent leur affaire. Avec un prix des places entre 5 et 7 € et des pass attractifs pour la journée, ils ont fait en sorte que chacun puisse repartir avec un ou deux cachets tout en payant les frais inhérents à l’organisation. Car ça n’est pas parce qu’ils s’organisent eux-mêmes qu’ils vont travailler pour rien.

J’ai ainsi pu assister à trois spectacles ce dimanche sous la pluie:

A 14h30, "Un air d’ailleurs", de la compagnie Les faubourgs de Babel. Il s’agit d’un duo musical autour de la parole glanée dans des maisons de retraite, à la poésie impressionniste et porté par une mise en scène très travaillée, mais qui mériterait d’en préciser les contours qui m’ont semblés parfois bien flous.

A 17h00, "Ici c’est chez moi... pfhh!!!", de la compagnie T’émoi. Un conte musical et dansé, où trois jeunes danseuses sorties d’un tissu chrysalidien dansent au son d’un duo guitare/percussions d’une incroyable efficacité. Pour ma part, le mélange m’a semblé trop dense entre le conte, dont j’ai rapidement perdu le fil, et les propositions visuelles et musicales. C’est encore un peu jeune, mais cette proposition très généreuse nous entraîne dans une rêverie indéniable.

Enfin, à 18h45, "La quête du Râle" de la compagnie du Faubourg que j’étais plus particulièrement venu voir. Un solo de clown préhistorique créé très récemment. Sans un mot, ou plutôt avec quelques râles, Olivier Clément campe un clown avec comme seul accessoire une énorme massue multiusage. Le rythme du spectacle démarre plutôt doucement dans un échange craintif avec le public, mais n’hésitant pas à plonger au cœur des spectateurs dans une quếte amoureuse contrariée. Ménageant ses effets, le comédien enrichit ainsi sa proposition grâce à son instrument surprenant qui se révèle être un didgeridoo (instrument aborigène). Il apporte ainsi à son solo un rythme musical inattendu. Dosant toujours la montée en puissance de son show, l’énorme massue devient Totem sur laquelle il finit par se hisser, tout en jonglant avec d’autres massues. Une petite prouesse technique dont les spectateurs raffolent. Malgré l’économie de moyens, il nous entraîne dans une belle dramaturgie, mêlant humour, effets visuels et sonores, et surprises techniques, pour terminer dans une danse tribale avec un public qui ne se fait pas prier pour participer. Les effets sonores de boucles musicales samplées sur son instrument viennent renforcer la transe et rythmer un tableau participatif plein d’énergie. La confrontation finale entre le public sur scène et celui resté assis se fait par des cris libérateurs qui rendent ce spectacle réjouissant.

Un spectacle créé pour se jouer en extérieur et qui a rencontré un vrai succès pour clôturer ce joli festival.

Eric Jalabert

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 16:21
Festival de La Basse Cour (2015)

C'était le dernier week-end de septembre sur une place de Cabrières, un petit village à 15 km de Nîmes dans le département du Gard, que le dynamique collectif La Basse Cour avait posé cette année son chapiteau (et bien d'autres choses encore) dans le cadre de la 8ème édition de son festival itinérant. Ce collectif poursuit, malgré une baisse de budget occasionnée par l'important désengagement de Nîmes Métropole, sa démarche d'invitation à la découverte de spectacles de nouveau cirque et de concerts, au plus près de chez vous.

Festival de La Basse Cour (2015)

Spectacle (nom inconnu) du Casse Dalle Théâtre vu le 26 septembre vers 19h.

Distribution : N.C.

Genre : Théâtre classique revisité

Public: Absolument tout public

Durée : une vingtaine de minutes

Jauge : N.C.

C'est curieux que je suis entré dans cette mignonne cour privée, au coeur du vieux village de Cabrières, et c'est enchanté que j'en suis ressorti. Ingéniosité et dynamisme, voilà les maîtres mots pour qualifier ce que j'ai vu ! Et ce n'était pas gagné. En entrant dans l’arène, tout commençait à me faire peur. Costume classique, tirades exaltées, jeu figé... "Ouh là là, mais qu'est-ce que je fais là ???" me suis-je dis. Fort heureusement, j'avais tort.

J'espère ne pas trop en dire en saluant le travail de mise en scène de la compagnie, associant à merveille théâtre classique, roman tout aussi classique et petites misères de la vie quotidienne. Le tout donne un audacieux mélange théâtral se jouant des convenances et se moquant, avec simplicité, de tout académisme pédantesque confondant classique et barbiturique ! Ici ça va vite. Très vite ! Le rideau de verre entre la scène et les gradins est brisé, et le théâtre est remis à sa place : une affaire humaine, avec son lot d'imperfections et de ridicule. Mais là, le ridicule ne tue pas. Bien au contraire.

Festival de La Basse Cour (2015)

Spectacle "A plumes et à poil" de la Compagnie La Bilbao, vu le samedi 26 septembre vers 18h.

Distribution : Magali Bilbao, Johann Candore

Genre : Entresort burlesque

Public : Tout public

Durée : 7 min

Jauge : une dizaine de personnes, selon l'endroit

A peine passe t-on près de sa caravane que l'on est déjà accosté par cette miss aux furieux airs de Sucre d'Orge, effeuilleuse burlesque parisienne, enveloppée dans une robe de nuit affriolante et à l'accent tout droit sorti d'un polar noir des années 50. Impossible donc de ne pas venir s'esquicher (et c'est peu dire !) dans sa caravane pour 7 minutes de show, avec un curé en accompagnement à la guitare. La proximité (ou la promiscuité ???) avec le reste du public ainsi qu'avec les artistes est intéressante. Le retournement de situation, bien qu'attendu, est assez surprenant et drôle. Mais je sors pourtant interloqué de ce spectacle, ne sachant que penser. Manque t-il de sens à mon goût ? Ou, s'il n'a pas de sens, va t-il assez loin dans le grotesque ? En tout cas il me semble que le personnage du curé, très en retrait mais offrant un intéressant décalage, peut apporter bien plus.

Festival de La Basse Cour (2015)

Spectacle "Les clowns meurent comme les éléphants" du Théâtre Crac, fabrique de mensonges, vu le samedi 26 septembre à 20h30.

Distribution : Simone Vendetti, Anthony Mathieu

Genre : Théâtre gestuel sans parole, danse, manipulation d'objets, clown

Public : annoncé tout public à partir de 6 ans (je conseillerais à partir de 10 ans)

Durée : 1h

Jauge : 300 personnes

Création 2015

Ce soir, l'ambiance est fraîche, voire même froide, avec une petite bise qui se glisse dans votre cou. Tout à fait à propos pour voir un clown mourir... Dans un univers poético-morbide, deux êtres, un clown désabusé et un ange aux airs de fantôme, se rencontrent, s'apprivoisent puis se lient ensemble pour former une sorte de couple funèbre. Ici, la vie a peu de prix, et la mort peut s'inviter plusieurs fois sans qu'on en comprenne forcément la raison. Mais la poésie, aussi, peut surgir sans crier gare à travers, notamment, un très beau moment dansé par Simone Vendetti. Celui-ci campe d'ailleurs, par une pantomime éthérée, un personnage fantomatique très convaincant dans son étonnement face à l'autre. Les artistes se fondent dans un décor suranné, aux tons rouges et poussières, sur une musique mystérieusement entortillée, pour former une sorte d'étrange tableau mouvant où les opposés n'existent que pour se rencontrer. Une sorte de fable énigmatique où tout peut arriver.

Heureusement, les nigauderies dont font preuve les protagonistes (je pense notamment à une scène aussi drôle qu'imaginative autour du "nouveau-né") donnent un peu de légèreté à une atmosphère assez étouffante. Et malgré de discrets couacs survenus de-ci de-là (propres à toute nouvelle création), cette proposition artistique très esthétique saura, j'en suis sûr, trouver son chemin ici-bas et au-delà.

François Polge

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 18:19

Festivals pluridisciplinaires de repérage régional organisés par le Cercle de midi (Paca/Corse) et le maillon (Rhône/Alpes), fédérations régionales de la FNTAV (Fédération des Nouveaux Territoires des Arts vivants).

C’est toujours un grand moment que de participer à ces festivals, fruits du travail de repérage des membres du réseau des deux fédérations régionales de la Fédération des Nouveaux Territoires des Arts vivants (FNTAV) - 51 structures adhérentes sur ces deux régions en 2015 -, en vue de favoriser l’émergence, le repérage et l’accompagnement des compagnies locales. L’objectif est de s’appuyer sur la réalité du terrain, pour faire découvrir et partager le travail de compagnies de la région, afin de leur ouvrir les portes d’éventuelles programmations dans le réseau régional, mais aussi d’une programmation potentielle sur le festival national « le Chainon Manquant », à Laval en septembre 2015, accueillant quelques 250 programmateurs. Autant dire, un beau challenge !

C’est aussi l’occasion de diffuser aux professionnels présents, le catalogue Vivant 2015, dans le cadre d’un partenariat de longue date, et d’échanger avec les uns et les autres sur cette question de l’ouverture des réseaux, de la diffusion des compagnies et de la mutualisation, questions centrales pour les années à venir.

J’ai pu voir cette année plusieurs spectacles (en ligne prochainement), « Tania’s Paradise » (cie Attention Fragile), « le K » (Groupe Maritime) et « Monsieur Agop » (cie La Naïve) pour PACA et « Duo Bonito » (Les Nouveaux Nez), Kosh, Barrio Oscuro et Impérial Orphéon dans un plateau musical, et « T.I.N.A » (« There is no alternative », de la cie Cassandre) pour Rhône-Alpes, et j’ai assisté à une table ronde intitulée : « Politique publique et réseaux : vers une plus grande complémentarité ? ». Il me semblait que cette thématique entrait en résonance avec le travail que nous menons depuis bientôt 10 ans avec l’Adadiff/Vivantmag.

Pourtant, dès mon premier spectacle, « Tania’s Paradise » de la compagnie Attention Fragile (13), je m’interrogeais sur les modalités de choix des spectacles. Cette compagnie - et tant mieux pour elle - est déjà largement reconnue depuis son spectacle « Le tour complet du cœur » qui propose 3h30 de Shakespeare dans une performance narrative hors du commun. Même interrogation pour le « Duo Bonito » des Nouveaux Nez (07), compagnie historique du nouveau clown en Rhône-Alpes et dont la notoriété n’est plus à faire, qui pour le coup m’a laissé vraiment sur ma faim, malgré un dispositif original et des comédiens qui connaissent leur métier. Ils avaient tout pour eux, mais n’ont pas pu en faire quoi que ce soit.

Alors, pourquoi proposer ces spectacles, déjà largement repérés, bénéficiant de nombreuses coproductions, alors que tant d’autres auraient pu bénéficier du soutien de ces Région(s) en Scène? Est-ce cela le travail de repérage et l’ouverture d’esprit attendue pour ce type de festival de découvertes?

La question n’est pas nouvelle et revient régulièrement sur le tapis tant cette question du soutien, du repérage, de la visibilité des compagnies est pressante. Et qu’en choisissant, on exclut, on sélectionne, on s’engage, on soutient… et que le choix n’est jamais unanime.

Alors, loin de nous l’idée de remettre en question le principe du choix, forcément sujet à critiques, mais pourquoi ne pas fixer des règles de sélection, afin de d’élargir le champ des possibles ? Actuellement, il faut qu’un spectacle soit soutenu par au moins 3 programmateurs du réseau… et déjà ça n’est pas simple. Cela pousse au consensus, et chacun n’a pas le même poids dans ses propositions.

En discutant avec certaines personnes présentes et en entendant les échanges, il ressort que certains reconnaissent qu’ils ne voient pas assez de spectacles, d’autres soutiennent l’idée d’un accompagnement dans le temps, d’autres enfin que le choix est aussi de présenter des compagnies susceptibles de « monter » au niveau national pour la sélection au festival « le Chainon Manquant » . Mais est-ce encore un tremplin, une ouverture?

La question est peut-être à l’image de la table ronde à laquelle j’ai assisté. Elle m’a permis pour la énième fois d’entendre la présentation des structures (Cercle du Midi, FNTAV, Karwan, Conseil régional PACA, Conseil général des Bouches-du-Rhône…) déjà en réseau, mais point d’échanges, d’écoute ou de pistes de réflexion autour du thème proposé (Politique publique et réseaux : vers une plus grande complémentarité). Le temps était compté et la réunion a été un peu écourtée certes, mais à priori, il n’était pas prévu d’échanges et de tour de table. Dommage pour une table ronde.

Ces interrogations étaient déjà présentes en 2013 lors de ma précédente venue. Malgré le plaisir de revoir certaines personnes et d'en rencontrer de nouvelles, ces rendez-vous gagneraient à évoluer dans leurs modes de sélection des spectacles, même si c’est toujours l’occasion de découvrir de belles propositions artistiques, comme ce « Monsieur Agop » que je vous recommande grandement.

A l’année prochaine ?

Albert Ciraje

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 12:42

Ourceanie.pngAtelier organisé dans le cadre du 4e festival "Ourcéanie", théâtre de Villeneuve-lès-Maguelone (34), le 16 Avril 2014, 9h30-12h.


Pilotage scientifique  : Emmanuel Valjent, Pierre-François Méry (chercheurs en neurosciences) et Nathalie Blanc, Gina Devau (chercheuses en psychologie)

Artiste invitée : Camille Llobet (Lyon).

 

A l'occasion d' "Ourcéanie, territoires imaginés pour l'enfance et la jeunesse", en complément des spectacles, le théâtre de Villeneuve-lès-Maguelone organise des ateliers thématiques à l'intention des professionnels: "Neurosciences en Enfance" était l'un d'eux. Avec une trentaine de participants réunis autour d'une artiste et de quatre chercheurs, l'atelier s'est déroulé en deux temps, neurobiologie puis psychologie. Autour des questions associant l'enfant et la démarche artistique, les échanges ont été très riches, avec de précieux éclairages scientifiques. En voici un bref résumé, axé plus précisément sur quelques aspects importants de "l'enfant spectateur".

 

L'ENFANT SPECTATEUR  

 

La valeur émotionnelle des spectacles est un critère de motivation important pour l'enfant, en fonction de son âge. La manière dont l’enfant dirige son attention, intègre les sensations, engrange et classe les informations, tout cela évolue au fil de son développement. Certaines étapes, dites "fenêtres d'opportunité" sont même des périodes au cours desquelles l'enfant doit recevoir impérativement une imprégnation spécifique afin de poursuivre un développement harmonieux.

Apprenons à cette occasion que pendant les (5-6) premières années de vie de l'enfant, les connexions entre les neurones du cerveau s'établissent au rythme de 50 000 connexions/minute. A cette vitesse, jamais atteinte in utero, des assemblées de neurones se construisent donc en se nourrissant d'expériences précoces. Ce support cérébral semble expliquer l'incroyable faculté d'apprentissage des tout-petits. Plus tard, vers l'adolescence, une petite proportion de ces connexions va disparaître naturellement, suggérant une sélection de réseaux efficaces ou pertinents, et un raffinement du cerveau de l'adulte vers plus d'efficacité.

 

Chaque enfant spectateur est différent. Des recherches récentes montrent que chez l'animal, on observe des petites traces à la surface de l’ADN (support de l'information génétique héréditaire), qui ne sont pas des mutations génétiques. Ces traces, qui peuvent sauter une génération, seraient-elles les marques de bonnes ou de mauvaises expériences vécues par les ascendants? Encore à l'état d'hypothèse, on peut se demander si certains stimuli heureux ou douloureux pourraient provoquer un hyper développement de circuits nerveux.  

 

Soulignons enfin l'importance de l'accompagnement de l'enfant pendant les spectacles. Négatives ou positives, les émotions sont des vecteurs de souvenirs, l'imaginaire ne se développe pas à partir de rien. Observons l'enfant, ses postures, mimiques, vocalisations, pour déterminer quand il connaît des émotions. Et si devant un spectacle l’enfant fait lui-même un tri, il attache tout de même de l'importance aux éléments associés au spectacle. 

 

Catherine Polge

(texte relu par un intervenant)

 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 12:23

ZAT-2013.jpgFestival organisé par la Direction de la Culture et du Patrimoine de la Ville de Montpellier, les 13 et 14 Avril 2013 dans le quartier Mosson/Paillade.

 

Spectacles vus le 14 Avril  : Tata Milouda slame sa vie, Smashed, Casrolparc, Bestiaire alpin, Khalid Arash' Sfalte, Livret de famille, Fanfaraï, Transports exceptionnels, Urbaphonix, Repite Conmigo.


Direction artistique : Pascal Lebrun-Cordier

Assistant de programmation : Adrien Wojcik

Direction technique : Illusion et Macadam

 

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Tout public

Durée : 2 jours

 

 

Depuis 2010, la municipalité de Montpellier ouvre l’espace public dans différentes zones de la ville qui deviennent chacune leur tour une Zone Artistique Temporaire. Danse, cirque, concerts, déambulations et animations créatives permettent «d’explorer l’imaginaire urbain ». Ce printemps, c’est au tour du quartier Mosson/Paillade de s'ouvrir à un public venu très nombreux pour une superbe ZAT. Créativité, mixité et liberté étaient au rendez-vous et les spectacles étaient de grande qualtié.

 

Dans la clairière du Parc Sophie Desmarets, Tata Milouda a slamé sa vie à des centaines de spectateurs enthousiastes. Plus tard, au même endroit, la compagnie Ganini Juggling a présenté Smashed : une dizaine d'artistes surdoués qui jonglent avec des pommes en alliant humour et flegme très british, sur une remarquable chorégraphie. Sur les hauteurs du parc était le manège en bois flotté du Bestiaire alpin (Théâtre de la Toupine). Un peu plus loin on trouvait Casrolparc de la compagnie Dut : grand spot offrant des animations étonnantes à partir d'ustensiles de récupération. Sur la scène des halles Khalid Arash'falte, rapeur pailladin, transmettait ses émotions dans des rythmes très percutants. Fanfaraï (une fanfare du maghreb produite par Tourn'sol Prod) mixait de nombreuses traditions musicales pour de belles sonorités entraînantes, et nous a emmenés sur un parking pour voir Transports exceptionnels de la compagnie Beau geste (transports amoureux, aériens et dansés entre un homme et une pelleteuse, accompagnés par la voix de la Callas). Un très grand moment d'une beauté surprenante. Dans une cour d'immeuble, les Arts oseurs ont présenté Livret de famille : un beau spectacle en déambulation. Urbaphonix, de la compagnie Décor sonore qui improvise des concerts avec des matériaux de rencontre et un équipement d'amplification, a créé de mystérieuses symphonies à partir de la respiration d'un arbre, de frôlements sur une barrière ou de la voix d'un mur en béton... Ils nous ont conduits, en déambulant, devant une tour de 12 étages où notre souffle s'est arrêté devant Repite Conmigo de la compagnie Del-Revés : deux danseurs perchés au faîte de la tour, et arrimés par un câble, descendaient lentement en utilisant la façade comme un plancher de danse en éxécutant saltos, vrilles, portés et sauts de biches humoristiques. Deux musiciens assis en haut de l'immeuble accompagnaient leur ballet acrobatique. Magnifique.

 

Outre la qualité des spectacles, j'ai beaucoup apprécié l’organisation de cette ZAT. Une bonne exploitation des diverses topographies et un timing bien calé ont permis au public de circuler aisément d'un spot à un autre. L'accès facile à l’information, la disponibilité d'un personnel nombreux et la participation des habitants évitaient les errances ! Ajoutons à cela les parfums aromatiques du buffet sous les arbres, l’ambiance chaleureuse, les multiples possibilités de découverte du quartier (photos, films, etc.) et l’on peut dire que la Mosson/Paillade a dévoilé sa richesse !

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Published by Catherine Polge - dans Bilan Festival
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:48

festival-passerelle.jpgPorté par le collectif « L’Outil » (association d’administration culturelle basée en territoire Languedocien), la première édition du festival « Passerelle » s'est déroulé du 15 au 16 Février 2013 à l'Espace culturel des Corbières (Aude). Il a pour ambition de développer et consolider les circuits culturels courts (réseaux de proximité des collectivités locales) en proposant treize spectacles aux professionnels de la région. Il s’agissait du « 1er marché culturel porté par un collectif de créateurs du territoire. ».

 

Une bonne trentaine de programmateurs de structures régionales ont répondu présent à l’appel de cette manifestation qui offrait, d'ailleurs, un accueil très pro. Pour ma part, j’ai pu assister à cinq spectacles dans la journée ainsi qu’à la soirée cabaret.

 

Certains spectacles comme "L'affaire est dans le sac" (nouvelle création très originale de la compagnie Les Babas au Rhum) étaient présentés devant des scolaires, ce qui les mettait davantage en situation et permettait une indispensable interaction. D’autres comme "Vrais mensongeurs" (un duo de contes en musique) se sont joués devant une majorité de programmateurs, ce qui rendait l’exercice un peu difficile et sûrement trop stressant. Pourtant, la proposition du duo (formé par Hélène Bardot et Kiko Delmond) mêlant mots dits et mots « en chanté », autour du vrai et du faux, nous offre un univers absurde, riche et surréaliste. Leurs récits se tissent à deux autour d’histoires déjantées, pas immédiatement accessibles mais qui teintent joliment à nos oreilles et nous transportent dans des exagérations poétiques et pleines de sens. Dommage qu’ils se soient un peu perdus sur ce grand plateau et dans cette grande salle un peu vide.... Hélène Bardot jouait également son spectacle de contes "Trous…" auquel je n’ai malheureusement pas pu assister, et Kiko jouait ses compositions personnelles en solo le soir dans le cabaret.

 

Un déjeuner pris en commun sur une grande table permettait de discuter avec les artistes et les techniciens, tous très impliqués dans la manifestation, parfois même très en amont.

 

En début d’après-midi, j’ai moins apprécié le spectacle de contes et chansons occitanes "Emile et Célestins racontent" des Frères Locomotives, accompagnés par le son strident et un peu crispant d'une vielle à roue et d’autres instruments remontés du passé. Peut-être était-ce trop proche du déjeuner ? L’idée de raconter ces histoires avec des mots en occitan que l’on comprend aisément dans des phrases en français fonctionne plutôt bien, mais le rythme trop lent et parfois un peu rigide du spectacle m'a empêché de m'évader dans les souvenirs de ces deux frères, entre terroir, transhumances et paysans.

A 15h30, les Jibul’s et leur "Fantaisie autour d’un verre" nous ont proposé un voyage dans l’univers du cirque, de la rue et du "pas sérieux" avec deux personnages plutôt sympathiques et attachants. Attention, nous sommes chez les manolos ! Rien ne marche comme prévu, mais ils réussissent avec drôlerie, bonne humeur et dans une décontraction surprenante, à nous faire partager un univers burlesque sans prétention.

Enfin, une jolie surprise de fin de journée - "Bon cirage, bon présage" - m’a permis de découvrir une artiste surprenante, pleine d’une vitalité et d’une bonne humeur communicative. A découvrir sans faute !

 

Pour clôturer cette après-midi réussie, nous étions conviés à une rencontre informelle dédiée aux professionnels, artistes et programmateurs, sur le thème générique du "spectacle vivant en milieu rural". La discussion était - vraiment - très libre et ouverte, chose rare pour ce genre d’exercice ! De nombreux témoignages ont fait état du manque d’intérêts des structures reconnues, dont "Réseau en Scène", pour les actions menées par des structures plus petites. Certains ont même parlé de véritable dédain. A noter, cependant, que deux personnes de "Réseau en Scène" sont venues sur le festival, selon l’organisation. Il a été fait également état de la course incessante au "fric" quand d’autres cherchent plutôt à donner du "sens", ainsi que de l’intérêt de développer une "révolution horizontale des réseaux" pour fédérer les initiatives locales et les faire échanger entres-elles. Pris dans la discussion je n’ai pas pu prendre de notes, mais vous avez compris le ton de la rencontre… avec lequel j’étais plutôt en phase !

 

Une belle première édition qui a permis de faire découvrir des artistes régionaux, et de montrer le savoir faire de compagnies irriguant le territoire depuis de nombreuses années et connaissant bien les habitudes locales, ainsi que les freins et les moteurs de la région. Elle a aussi montré que les compagnies, si elles veulent présenter leurs travaux, doivent encore se mobiliser entres-elles.

 

Je m'interrogeais sur le fait que, pour treize spectacles, certains artistes étaient présents dans deux , voire trois d'entre-eux ! Surprenante idée de la diversité, non ? Hélène Bardot , cheville ouvrière du projet, m’a expliqué que cela venait justement de la difficulté à mobiliser les énergies de tous. Constitué de plus de 50  artistes, le collectif a proposé à l’ensemble de ses membres de participer à l’organisation du festival. Seulement la moitié a répondu présent... C'est qu'il ne s’agissait pas seulement de jouer son spectacle, mais aussi de participer à l’organisation, la préparation et la mise en œuvre de ces deux jours. Une préparation de plusieurs mois à l’avance ! Du coup, ceux qui ont participé depuis le départ n’étaient pas assez nombreux, et la programmation s’est faite exclusivement autour d’eux. Cela m'a malheureusement laissé une impression "d’entre-nous". Je comprends tout à fait le cheminement qui a amené à cette situation, mais le trouve dommageable. Gageons que la seconde édition s’appuiera d'avantage sur cette "révolution horizontale des réseaux" dont il a été question lors de cette vivifiante rencontre.

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Published by Eric Jalabert - dans Bilan Festival
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:48

Deuxième journée pour ce région en scène, en démarrant la matinée avec un spectacle jubilatoire : «L’héritage » (cie le pas de l’oiseau (04) à la distillerie.) Un vrai moment de bonheur, partagé par les professionnels présents, pour une petite forme de conte théâtralisé, à la mise en scène soignée.

  F2 region-en-scene-PACA-201 

A 12 h 15, changement de lieu pour rejoindre en bus, l’Espace de l’Huveaune à la Penne sur Huveaune, car le festival joue la décentralisation en investissant cinq lieux sur trois communes.

Avant l’ouverture officielle du festival, nous sommes conviés dans ce grand hall d’entrée à une conférence sur l’humour intitulée : « A quoi reconnait on un clown ? » de la compagnie du i (84). Emmanuelle Vincent, titulaire d’un Master II en « Humour Appliqué », vient nous présenter son travail, accompagnée de sa stagiaire, Sophie Dullier. Habillées en tailleur strict, elles campent leurs personnages avec délice.

Le contraste entre la rigueur froide de la conférencière et sa stagiaire malhabile fonctionne assez bien. Notre conférencière nous présente en 52 points et avec un sérieux déconcertant le fruit de ses études, mêlant verbiage incompréhensible et calembours à deux balles. L’ensemble, bien que de seulement 30 minutes m’a semblé avoir quelques longueurs et se termine dans un dérapage en règle.

Mais sa forme originale en fait une proposition intéressante pour une ouverture de saison ou de festival.

 

A 15 h, et après un cocktail dinatoire présentant différentes spécialités culinaires du Sud, moment toujours propice à des rencontres et des échanges informels, nous voila installés dans une belle salle de spectacle pour découvrir « Une laborieuse entreprise », de la compagnie de l’Aria ( corse).

Un couple, installé dans un lit accompagné d’un accordéoniste (désormais très tendance d’avoir un musicien live sur scène, mais pas toujours indispensable !), nous parle du vieillissement et de la désillusion du couple. Un texte parfois crû, où l’on découvre Yona Popokh, un homme odieux qui souhaite quitter sa femme, Leviva, après vingt ans de vie commune. Il nous montre les petitesses de l’homme, sa mauvaise foi, les questionnements sur la vie et le renoncement nécessaire qu’implique le couple.

J’ai pour ma part été déstabilisé par le jeu trop déclamatoire des comédiens, qui portant ainsi ce texte dense, drôle et cynique, n’a pas réussi à m’emporter complètement.

 

Enfin pour terminer mon séjour sur le festival, il me restait à découvrir ces « liaisons dangereuses sur terrain multisports» par la compagnie En rang d’oignons (13). Un dispositif ambitieux, nous présentant sur un terrain de hand, avec un public installé en bi-frontal, une version rue des Liaisons dangereuse, où quatre joueurs –deux hommes et deux femmes-, sous les directives du meneur de jeu viennent disputer le match de leur vie, le match des libertins, le match des esprits libres.

Il s’agit d’un exercice ambitieux et heureusement que j’avais revu par hasard une version des Liaison dangereuses, ce qui m’a permis de suivre l’histoire. Cette version totalement décalée suit d’ailleurs le fil de la narration avec une précision surprenante.

Mais force est de constater, que malgré tout le talent déployé ce jour là, et le présentateur-meneur de jeux apporte une énergie toute particulière, il est bien difficile de suivre et de se retrouver dans ces intrigues et machinations diaboliques, dans lesquelles les deux héros-Merteuil et Valmont- se perdent.

J’ai du abandonner avec regret ce festival toujours plein de surprise et très bien organisé. Dans la soirée,  Mac Abbé et le Zombi Orchestra, que j’avais eu le plaisir de découvrir il y a quelques temps, était invité par le Maillon (la fédération Rhône Alpes de la FNTAV) dans le cadre d’un plateau musical.

Le lendemain, c’était « Poucet le temps des mensonges » qui était présenté puis les moldaves pour clôturer cette édition 2013.

Avec 50 programmateurs présents cette année ( pour une billeterie de 1.029 entrées), ce  Région en scène permet ainsi aux treize compagnies sélectionnées de tourner en moyenne sur une soixantaine de dates au final. Et trois d’entres elles seront invitées au festival du chainon à Laval, où les attendront plus de 350 programmateurs de toute la France. Un dispositif qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années.

 

Compte rendu de la première journée,ici.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:54

L'Heritage-18Vitrine du collectif du Cercle de midi, le festival « Région en scène, Paca et Corse » présente 13 spectacles, mêlant  théâtre et musique essentiellement  et soutenus par le plus grand nombre de structures adhérentes. Plus que des coups de cœurs, il s’agit donc des spectacles programmés et soutenus de la façon la plus large possible, et permettant ainsi l’accès au festival national, le chainon FNTAV, dont le cercle de midi est une fédération régionale.

Un beau dispositif faisant office de monte charge des régions vers le national, et offrant un réseau de plus de 400 salles.

Et cette belle manifestation, dont l’Adadiff est partenaire depuis plus de 5 ans, a commencé lundi 11 janvier, avec près d’une cinquantaine de programmateurs présents.

Arrivé en retard, je n’ai pu entendre que les trois derniers morceaux de Bastien Lanza (04), jeune auteur compositeur interprète, accompagné de son nouveau groupe. Ce chanteur semble dégager une belle présence sur scène, dans un registre plutôt folk, et très chanson française.

 

Après le repas, propice à des rencontres et des discussions toujours enrichissantes, nous avons pu assister à « Italie Brésil 3 à 2 », de la compagnie Tandaim (06), qui retrace presque minute par minute le match du 5 juillet 1982 entre l’Italie et le Brésil lors de la coupe du monde.

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Seul sur scène accompagné d’un guitariste, et devant un immense écran blanc, Solal Bouloudnine, excellent comédien, nous raconte à 200 à l’heure son match, LE match qu’il a vu en famille alors qu’il avait 8 ans, dans son Italie natale à Palerme.  Après une présentation du contexte de l’année 1982 et de ce que représentait le Brésil dans le footbal (c'est-à-dire, tout !), il nous retrace avec une vraie conviction et une énergie adolescente, la ferveur du match. On y retrouve ce mélange de superstition et de rituel, où le spectateur se partage les raisons de la victoire, et où l’enthousiasme devient communicatif.

Ponctué d’une guitare déchirée, qui vient renforcer la rythmique et les accélérations du match, le flux de paroles impressionnant nous entraine également dans des moments d’émotion poignante, comme quand il nous raconte à la mi-temps, ce match (historique) entre l’équipe allemande durant la période nazie contre le Dynamo de Kiev, dont tous les joueurs ont été exécutés pour avoir gagné leur match malgré le contexte historique qui leur imposait un autre résultat.

Un spectacle porté par un comédien très talentueux, qui nous fait partager, le suspens, les espoirs et les désespoirs des supporters. Même si l’on se perd parfois dans les noms des joueurs ou dans les digressions du récit, même si l’on attend –en vain-, que ce grand écran blanc s’anime, on garde le sentiment d’avoir partagé avec tous un moment médiatique mais intime.

 

Petit bémol, La compagnie Tandaim était déjà présente en 2012 à l’édition précédente, avec un spectacle plus original à mon avis « villa volga », mais qui pourtant n’avait pas remporté le succès escompté. Il me semble qu’avec le nombre important de compagnies de la région PACA, le cercle pourrait élargir ses choix, même si l’on m’a précisé que c’était le résultat du mode de désignation des spectacles repérés qui amenait à ces situations, et qu’il ne voulait pas s’interdire ce partis-pris. Dont acte.

 

Pour terminer la soirée, j’ai découvert  une Bjork française qui m’a chaviré. Retenez son nom : Ottilie (05). Armée de sa boite à sample, dont on sait que l’utilisation poussée peut être lassante, elle construit un univers sonore qui lui est propre. Pourtant elle joue ce soir devant un parterre composé quasi exclusivement de Programmateurs : pas léger comme ambiance !

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Elle semble fragile (elle a une genouillère qui lui prend toute la jambe droite!), et pourtant …  Elle nous étonne à chaque instant.

Alternant guitare, accordéon et guimbarde,  elle manie avant tout ses boucles musicales avec grand talent, y mêlant sa voix dans un chant continu, nous offrant sur une seule phrase musicale, une richesse insoupçonnée. Quand à ses textes, ils sont tout à la fois crus et poétiques, sensuels et cruels, à l’image de ses titres : « les crayons de colère »,  « ta langue dans ma bouche », « toi, tais toi – toi t’es toi »…

Reflet de cet univers si particulier, un peu hors du temps, Ottilie fait preuve d’une aisance gauche sur scène, n’hésitant pas à se moquer d’elle-même et lançant quelques piques pleines d’humour.

Le public lui a fait un beau succès et moi j’ai vraiment adoré… à programmer rapidement, elle risque vite d’être hors de prix 

 

Le lendemain, nous avons commencé la journée avec un spectacle de la Compagnie du Pas de l'oiseau (05), L'Héritage, qui nous raconte l'histoire d'un héritage destiné à un petit village... à la condition d'y instaurer le communisme! (photo)

Un vrai régal dont le commentaire est en préparation et que je vous invite à découvrir trés vite.

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 16:18

Nous sommes allés au festival "Au Bonheur des Mômes" du Grand Bornand (74). Voici le bilan que nous en avons fait : 

 

Une clôture plutôt pluvieuse pour cette 21e édition du festival, mais en beauté !  Coté chiffres, ce sont 83 compagnies et 453 représentations sur 6 jours (dont la moitié étaient en accès libre) qui prenaient parfois place dans des lieux improbables : yourte, tipi, vieille ferme, alpage, salle d’école, télécabine.... C'est aussi cela le dépaysement !    au-bonheur-des-momes-enchante-parents-et-enfants.jpg

Même si certaines représentations ont été annulées pour cause de pluie, ce festival  à la montagne reste un bonheur pour les « gnomes » et pour leurs familles, et c'est également un très beau rendez-vous professionnel. Avec plus de 200 pros enregistrés et une fréquentation publique de près de 100.000 spectateurs, c'était l'occasion de se rencontrer, d'échanger et de découvrir de nouvelles propositions artistiques, mais aussi de faire réfléchir les enfants...

  bonheur-des-momes-benzo-manif.jpg

Cette année, le festival lançait la première opération "Lâche tes écrans, viens voir du vivant", complétée par une manifestation rigolote pour sensibiliser les enfants aux dangers du "tout écran"... et c'est ce qui fait la force de ce festival : défendre une certaine idée des relations humaines, de l'enfance, bref... de la vie !

 (Ci-dessus :  Benzo et Isabelle Pochat-Cotilloux, directrice très dynamique de l'Office de Tourisme du Grand Bornand)

 

Ce festival est aussi un tremplin pour les nouveaux talents avec, notamment, l’opération "Coup de Pouce" (en direction des jeunes compagnies) soutenue par le Conseil Général de la Haute-Savoie. Cette année, le prix du jury a été remis à la compagnie "Le Mouton Carré" pour son spectacle « Rose », et le prix du public a été remis à la compagnie  "Les Petits Détournements" pour son « Atelier des Petits Machins Trucs » (avec une mention spéciale du jury !). L'Adadiff/Vivantmag, comme de nombreuses structures de repérage, travaille en partenariat avec l'équipe des Coups de Pouce. 

 

Enfin, pour inviter les enfants à devenir acteurs du festival, 20 ateliers de pratique artistique (cirque, danse, théâtre, musique, photographie, écriture) et de découverte de la nature, encadrés par des professionnels, étaient proposés à la séance ou à la semaine. Un dispositif important était mis en place pour la promotion de la lecture.

 

Alors, un grand merci à l'équipe du festival (particulièrement disponible et dévouée). Une équipe de plus de 250 personnes, dont 220 bénévoles ! Tous sont heureux d’être là et de partager ce plaisir avec le public, même quand les conditions sont difficiles. C’est aussi cela le spectacle vivant.

 

Pour en savoir davantage : www.aubonheurdesmomes.com/

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:22

... à Aubagne les 13, 14 et 15 février 2012.

 

F_2-Region-en-scene-paca.jpg

Organisé par le Cercle de Midi (fédération régionale paca-corse du Chainon/Fntav), Région en Scène est un rendez-vous annuel que l’Adadiff suit depuis plusieurs années. Un système monte-charge qui a fait ses preuves depuis plus de dix ans, basé sur la connaissance du tissu artistique régional et permettant de faire remonter les compagnies et artistes repérés vers le festival national, leur ouvrant ainsi la porte vers une plus large diffusion. L’occasion de découvrir les créations des compagnies sélectionnées et de rencontrer les professionnels membres du réseau.

 

Quatorze propositions artistiques couvrant le théâtre, la musique, la danse, et une grande place accordée à l’humour cette année, avec pas moins de trois one man/woman show... genre peu reconnu ou soutenu dans ce type de manifestation. Est-ce la preuve d’une ouverture vers des publics qui ont souvent plébiscité ces formes d’humour ou la volonté de soutenir des artistes qui, comme dans la chanson ou la musique, peuvent devenir demain des têtes d’affiche ? Car le relais que représente le dispositif Région en Scène permet vraiment de booster une carrière, dés lors que le spectacle est sélectionné pour monter au festival national du chaînon. De repérer un artiste qui ensuite connaît une reconnaissance grandissante est aussi une fierté pour un réseau.

 

De réseau il en a été question aussi, lors de la rencontre professionnelle qui ouvre le festival. A 15h, devant trente à quarante personnes, sept réseaux se sont présentés : le réseau Corse, Aspo Pro en Belgique, le Chainon/Fntav, le RiR (réseau paca des arts de la rue), les Dac Paca, le Rezoprospec et Trema. Ces réseaux, très disparates, mettent en avant tantôt le partage d’expériences, tantôt le développement d’expertises et de connaissances mutuelles, et diversifient souvent leurs actions, mêlant coordinations, formations et organisations de tournées ou de festivals. Par exemple, le seul Chainon/Fntav a organisé une tournée de 500 dates en 2011. 700 dates sont actuellement en cours pour 2012. 

Toutefois, au-delà de la présentation des différentes structures, la discussion qui s’en est suivi a permis de mettre en avant certains écueils à éviter dans les réseaux :

Ø      Entretenir l’implication de chacun pour éviter un système basé uniquement sur la « consommation »

Ø      Eviter de penser le réseau en terme d’économie (même si un certain nombre se constituent pour cette raison)

Ø      Savoir que le réseau peut être la meilleure ou la pire des choses : il doit être en éveil et ouvert, et non comme une forteresse hermétique.

Un échange rapide avec la salle a permis de constater qu'effectivement il y avait des points de vues différents sur la question, selon que l’on soit « dedans » ou « dehors ». Mais n’est ce pas un mal incontournable propre au réseau ?

 

A 17h30, tout le monde s’est rendu à « villa Olga » pour découvrir le premier spectacle du festival, un vaudeville contemporain qui a permis de mettre tout le monde d’accord.

Après le spectacle : apéro et repas pris en commun ont permis de rencontrer artistes et programmateurs de façon simple et conviviale. C'est un des points forts du Cercle du midi.

Poursuite de la soirée à 20h30 avec « Ali aux pays des merveilles » chroniqué il y a déjà quelque temps, et qui continue son parcours avec talent. Fin de soirée en musique avec deux propositions : "Isaya" (un duo de filles mêlant country et folk irlandais, porté par des voix superbes et un accompagnement guitare simple mais efficace dans un univers très personnel) et "Elvas" (un groupe issu du fado et enrichi d’influences de chansons françaises dans un univers assez nostalgique, dont on ressent parfois des échos de M « tu es comme tu vis, pas toujours comme tu le dis »).

Une belle "soirée découverte", originale et goûteuse.

 

Au 2eme jour, après avoir débuté la matinée par un rendez-vous informel sur des pistes de bowling, l’après-midi commence avec « Le grand Saut », un second one man show corse. Changement d’univers, ensuite, pour découvrir « La stratégie de l’échec » : un spectacle de danse tout public sur la thématique du chômage et de l’exclusion.

Le dernier spectacle, pour ma part, était le 3eme one man/woman show de la manifestation : «L’œuf, la poule ou Nicole ». Il s'est joué devant une salle archi-comble suite au passage de l'artiste (et fille du pays) Nicole Ferroni dans l’émission de Ruquier quelques jours avant. Comme quoi la télévision sait aussi remplir les salles de spectacles !

 

Désolé pour le retard énorme avec lequel ce retour est fait... mais mieux vaut tard que jamais ! 

 

Notre article sur l'édition 2011, c'est par ici >>> http://vivantmag.over-blog.com/article-compte-rendu-du-festival-region-en-scene-paca-2011-67885548.html

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