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  • Le blog VivantMag vous offre une veille artistique régulière sur les créations de spectacles vivant en France. Il est destiné aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs. Le blog est édité par l'association Adadiff Casi, dédié au spectacle vivant et à la médiation culturelle. Si vous souhaitez nous rejoindre pour chroniquer des spectacles, vous pouvez nous contacter sur le site ou par mail à contact@vivantmag.fr
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
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les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 17:06
Une maison de poupée
Marco Zavagno

Un spectacle produit par La Brèche (Paris 10e) vu le 18 septembre 2018 au Montfort (Paris 15e).

Mise en scène : Lorraine de Sagazan
Comédiens : Lucrèce Carmignac, Romain Cottard, Jeanne Favre, Antonin Meyer Esquerré, Benjamin Tholozan

Genre : Théâtre
Public : Adulte
Durée : 1h40

La saison a enfin repris et, pour Vivantmag, c’est par le Montfort qu’elle commence. Ce qui a motivé mon choix ? Aïe : je vais me faire taper sur les doigts par notre grande féministe, Lorraine de Sagazan ! Mais son nom m’évoquait un grand artiste plasticien et performer, Olivier de Sagazan. Est-ce papa ? J’ai googlisé, a posteriori, en vain. Mais naïvement, je me disais que si elle était réellement enfant de la balle, le spectacle risquait de valoir sacrément le coup. Et puis il y a "Une maison de poupée" qui fait partie de mes pièces préférées. La déception a été à la hauteur de l’attente, abyssale.

Pourtant le postulat de base est vraiment intéressant. "Une maison de poupée" a maintenant un siècle et demi. Pour ma part, le féminisme de la pièce est toujours d’actualité. Mais je peux tout à fait entendre qu’on veuille la confronter à notre contemporanéité. Le spectacle commence par une lecture du texte façon italienne. Au bout de 5 minutes, Torvald adresse un "ça va" goguenard au public. Foin des livres et c’est parti pour une adaptation libre d'"Une maison de poupée" où les rôles sont inversés : c’est Nora qui occupe un poste à responsabilités et qui fait bouillir la marmite ; Torvald est homme au foyer. C’est de lui dont le docteur Rank est secrètement amoureux. Dans cette configuration désormais presque banale, Lorraine de Sagazan et les cinq comédiens en scène interrogent, au-delà des apparences, les invariants du rapport homme/femme dans le couple et dans la société.

Je  cautionne totalement la démarche. Je regrette amèrement la forme. C’est bien joli de vouloir faire du Tg Stan mais n’est pas le Tg Stan qui veut. Et ça tombe mal pour Lorraine de Sagazan : quelques jours avant, j’avais été voir "Infidèles" de ladite compagnie. Je ne l’ai pas chroniqué car le théâtre de la Bastille s’obstine à ne pas vouloir inviter Vivantmag. Mais j’ai eu tout le loisir d’observer une fois encore la parfaite maîtrise de leur art : une adaptation d’un (ou de plusieurs) texte d’auteur, un plateau nu avec quelques ustensiles du quotidien, une équipe resserrée qui se change à vue, une jauge plutôt intimiste pour un huis-clos d’autant plus cruel que le naturel du jeu est sidérant, un public sommé de prendre position et au final une sorte d’ambivalence entre le texte et la réalité de ce qui est joué. Eh bien c’est tout pareil chez Lorraine de Sagazan ! Du moins cela se voudrait être tout pareil. Outre que ce n’est pas très joli de copier, tout sonne faux, à part, peut-être, le dispositif scénique. L’adaptation est si mauvaise qu’on a du mal à suivre (et pourtant, je connais fort bien l’original) ; le texte tourne franchement au galimatias lorsque, à la fin du spectacle, il est projeté au mur tel le reflet des sentiments que la pauvre Nora, prostrée, n’est plus en état de dire. Vous l’aurez compris, le jeu est à l’avenant : ça éructe sans cesse, ça mange les mots, ça écorche le verbe, ça débite sans ressenti, ça gesticule. Seule note positive dans cet énorme gâchis : la scène de la danse admirablement mise en lumière par Claire Gondrexon.

L’intention de départ était belle. Sa réalisation est prétentieuse et fait penser à un projet de fin d’études. Le prétexte de "la première" ne saurait excuser un spectacle qui pèche totalement dans la forme. Des spectateurs sont partis (que j’eusse aimé !) ; d’autres, interrogés à la sortie, ont souffert en silence mais je dois avouer que l’ensemble de la salle n’était pas aussi hostile que peut l’être ma chronique. A mon sens, "Une maison de poupée" mise en scène par Lorraine de Sagazan est un massacre d’Ibsen et qui ne sert en rien la cause des femmes.

Catherine Wolff

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 10:26
Anima - Hommage à Jean Cocteau

 

Spectacle de la Cie Magali Lesueur (06), vu le 16 juillet 2018, Festival Avignon OFF, La Factory/Théâtre de l'Oulle.

 

Chorégraphe et interprète : Magali Lesueur
Voix : Isabelle Carré  
Création musicale : Jonathan Guyonnet (violon) et Clément Maléo (arrangements)
Création lumière : Jean-Sébastien Marty


Genre : Danse, Poésie (poèmes Clair-Obscur de Jean Cocteau)
Public : Adulte
Durée : 40 min

La danse au service de la poésie. La voix au service du mouvement. À travers la chorégraphie de Magali Lesueur, mêlant rigueur et sensualité, la porte s’ouvre vers le rêve, duquel naît la création. Le spectacle « Anima » porte bien son nom : ce qui « anime » l’artiste. Son âme qui donne à l’art toutes ses nuances, sa complexité, son impertinence et sa puissance. Comme l’œuvre de Jean Cocteau. Une force empreinte de douceur, à l’image de la voix limpide et féminine de la comédienne Isabelle Carré.

Le sommeil et l’inconscient, sources de l’imagination selon Jean Cocteau. La danse de Magali Lesueur et la lecture sur scène d’Isabelle Carré donnent du relief au texte du poète, avec délicatesse et élégance. On admire la clarté de la gestuelle, qui se détache parfaitement sur la toile en arrière-plan, autour de jeux d’ombres et de lumière. Les mouvements qui se dessinent sous nos yeux, se juxtaposent avec grâce aux tableaux de Jean Cocteau projetés sur l’unique morceau de tissu. Derrière le voile apparaît parfois la silhouette de la lectrice Isabelle Carré, quand celle-ci n’est pas installée à une table en bois à droite de la scène, ou en train de s’avancer pour nous susurrer les mots du poète. De temps à autre, la voix de Jean Cocteau lui-même résonne dans la salle. Des bribes d’interview. On découvre alors l’envers du décor : ses pensées et son interrogation sur le processus de création. Le lâcher-prise fait partie des ingrédients magiques qui font apparaître le « moi » intérieur, sous différents prismes, dévoilant une face cachée, enfouie en nous-même… Se débarrasser du superflu, de tout ce qui nous encombre en termes de pensées et de préjugés, pour ne garder que l’essentiel, ce qui nous anime au plus profond. Ce laisser-aller donne la matière à l’artiste. Un art qui s’exprime sous toutes ses formes : la danse, à travers sa fluidité et sa forme paradoxalement totalement maîtrisée, tout en retenue ; la musique, qui accompagne les gestes de la danseuse ; le tempo des mots qui ressemblent à un instrument ; les dessins de Cocteau dans lesquels Magali Lesueur « se fond d’une façon extraordinaire », comme le souligne Isabelle Carré.

Poète, réalisateur, potier, dessinateur… Cette effervescence d’arts multiples a interpellé Magali Lesueur. Ce spectacle qui entremêle la danse et la poésie, la musique et la voix, est aussi l’occasion de découvrir d’autres facettes, parfois moins connues, de Jean Cocteau. La présence des tableaux rend hommage à ses talents de dessinateur. La mise en avant des dessins rappelle les fresques représentées sur la façade de Santo Sospir à Saint-Jean-Cap-Ferrat. En 1950, l’artiste a entièrement « tatoué » les murs de cette villa où il a vécu à la fin de sa vie. La chorégraphe révèle l’attraction ressentie pour ce lieu : « C’est le point de départ. Comme si j’y avais rencontré l’âme de Cocteau, dès que je suis entrée dans la villa. D’où le choix du titre Anima ». La présence de tissu sur scène fait écho au musée Cocteau de Menton, commune azuréenne très appréciée par le poète dont est originaire Magali Lesueur. Au début du spectacle, un voile recouvre le corps de la danseuse, comme une carapace dont elle va lentement se défaire pour dévoiler les profondeurs de son âme et la mettre en lumière. Un spectacle onirique. Une atmosphère surréaliste, à l’instar de Jean Cocteau dont l’œuvre appartient à ce mouvement artistique. Un plongeon dans l’univers de l’artiste, fruit d’une immense admiration.

Création originale et sobre à la fois, à l’image de la simplicité des vêtements de couleur unie portés par les protagonistes (lectrice en blanc, danseuse en noir). Riche de toutes les formes artistiques qu’elle explore, comme pour en extraire le suc : nous amener loin de ce plateau de théâtre, plus près de nos rêves et de notre inconscient. Nous faire découvrir l’ailleurs, en nous faisant voyager en dehors de nous-même et au-dedans. Un moment d’évasion et d’introspection. Serait-ce antinomique ? Peut-être. Mais c’est ici toute la complexité de l’art et ses paradoxes qui semblent être « décortiqués », un peu comme la gestuelle très appuyée de la danseuse avec ses mains. L’énergie circule jusqu’au bout des doigts, les phalanges gesticulent, le poignet se tord, comme le jeu des ombres chinoises, laissant libre cours à notre imagination. Là encore il faut connaître l’artiste au-delà de ses talents de poète : clin d’œil au film « Orphée » où Cocteau utilise les jeux d’ombres. Une passerelle qui nous mène à son premier long-métrage « Le sang d’un poète » où le réalisateur magnifie les mains avec une caméra braquée sur elles. On y retrouve des thèmes chers à Cocteau qui ont été source d’inspiration pour la chorégraphe : les corps et le miroir-porte qui symbolise le passage vers une autre réalité.

Deux femmes qui font une déclaration d’amour à l’artiste Cocteau. L’une avec sa voix. L’autre avec son corps. Toutes deux alliées, en osmose, en symbiose, en art et en amitié. Le processus de création, Isabelle Carré le connaît bien en tant que comédienne mais aussi en tant qu’écrivaine. D’ailleurs, son premier livre publié récemment s’intitule « Les rêveurs ». Adolescente, elle a découvert le texte « La Voix humaine » de Cocteau et a toujours rêvé de le jouer. Magali Lesueur, qu’elle a rencontrée sur un tournage, baigne également dans le milieu cinématographique. Isabelle Carré n’a pas hésité une seconde à participer au projet. Elle apprécie le style de sa partenaire qui, malgré une formation classique, s’est ouverte à différents types de danse dans lesquels elle va puiser son inspiration. « J’aime beaucoup la danse contemporaine vraiment dansée, comme elle le fait », décrypte Isabelle Carré. Dans cette chorégraphie, Magali Lesueur n’emprunte pas tant au langage théâtral, en multipliant surtout les références au travail cinématographique de Jean Cocteau. « La danse, c’est vraiment quelque chose qui me plaît de partager sur scène avec Magali, car mon rêve à 14 ans était d’être danseuse », raconte Isabelle Carré. La voix et la présence de l’actrice accompagnent les pas lents et souples de la danseuse, ses mouvements de bras et de mains, amples et précis. Descente au sol, lever de jambes, tête qui prend appui sur le plateau pour se courber en arrière et regarder le public à l’envers, yeux dans les yeux… Les spectateurs semblent captivés, assis sur les estrades de cette salle moderne de La Factory/Théâtre de L’Oulle (scène permanente d'Avignon nichée à l’arrière d’un restaurant). L’effet enchanteur agit, presque comme en hypnose. On serait prêt à s’endormir là, maintenant, preuve que l’invitation à la rêverie fonctionne. « Il y a un effet réparateur qui est assez exceptionnel dans le rêve. Toutes les frustrations de ce qu’on n’a pas pu accomplir dans la journée, on les accomplit grâce aux rêves », fait remarquer Isabelle Carré. « Ce spectacle parle de l’inspiration. Cocteau le dit très bien dans ses poèmes : les rêves sont peut-être ceux qui parlent le mieux de nous. Et pour les artistes, c’est une source d’inspiration infinie. » 

Lauren Muyumba

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 13:53
L'Idiot
L'Idiot

Une production de la Compagnie Thomas le Douarec

Lieu : Condition des Soies

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet

Vu le 25 juillet 2018

 

D'après le roman éponyme de Fiodor Dostoïevski

Interprètes : Stanislas Siwiorek, Thomas le Douarec ou Gilles Nicoleau, Bruno Paviot, Daniel-Jean Colloredo, Fabrice Scott, Marie Lenoir, Marie Oppert, Solenn Mariani, Caroline et Caroline Devismes

Mise en scène : Thomas le Douarec

 

Heure de début : 21h15 (2h15)

Genre : Théâtre

Public : Adultes

 

Ayant déjà vu un spectacle de la même troupe plus tôt dans le Festival, je suis allée voir "l'Idiot" pour la compagnie que je savais très professionnelle et sans plus de connaissances du roman ou de l'auteur que ce qui en était dit dans le résumé du programme Off. J'ai pu découvrir grâce à cette pièce les personnages fascinants de Dostoïevski et leur personnalité touchante.

 

J'ai trouvé le personnage du Prince Mychkine absolument sublime, tout comme son comédien : un être absolument pur et naïf qui se retrouve dans notre monde corrompu et qui devient "l'Idiot" pour les autres personnages. L'interprète ne sortait jamais de son rôle même lorsque l'attention du spectateur était portée sur un autre bout de la scène, et la personnalité douce et délicate du prince ressortait parfaitement. Bien sûr, tous les comédiens étaient excellents et rendaient la pièce vivante, mais celui-là m'a particulièrement touchée.

 

La mise en scène est simple, mais efficace : deux estrades sur les côtés et quelques cubes noirs au centre qui peuvent être déplacés selon les scènes. Chaque lieu s'adaptait et, pour signifier l'extérieur, un patron était placé sur le projecteur, ce qui nous montrait les ombres des arbres sur les murs. Les costumes étaient également magnifiques et très nombreux car quelques comédiens interprétaient plusieurs personnages et devaient par conséquent porter des habits différents pour chaque rôle.

 

Cette pièce est à ne pas manquer. Chaque personnage est une pièce d'un puzzle très bien réussi qui nous fait rire et pleurer. L'interprétation est magnifique, et l'on ressort de la salle bouleversé. C'est un grand coup de cœur pour ma part !

 

Juliette Lartillot-Auteuil

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 13:40
L'Île de Tulipatan
Image transmise par la Compagnie

Image transmise par la Compagnie

Une production de DreamDust Production

Lieu : Théâtre des Corps-Saints

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 10,17,24 juillet

Vu le 25 juillet 2018

 

Musique de Jacques Offenbach, livret de Henri Chivot et Alfred Duru.

Interprètes : Delphine Huet, Nicolas Bercet, Alexis Meriaux, Hervé Roibin, Dorothée Thivet

Mise en scène : Guillaume Nozach

Chorégraphie : Delphine Huet

 

Heure de début : 16h05 (1h15 mn)

Genre : Théâtre Musical

Public : Adultes

 

Le propos de la pièce est déjà très fascinant : une femme nommée Hermosa, qui est en fait un homme, tombe amoureuse d'Alexis, fils unique du duc qui dirige l'Île de Tulipatan, qui est en fait une femme. Dans l'histoire, les genres sont inversés jusqu'à ce que les deux apprennent leur vraie identité. La femme se voit obligée de faire la cour pour séduire l'homme, de lui demander sa main puisque c'est ce qui se fait dans la société. Cette opérette évoque également la place des femmes dans la politique, puisque Alexis est seule héritière de son père, et par conséquent elle seule peut lui succéder dans le règne de l'Île.

 

Offenbach, avec l'aide des deux librettistes, a créé avec sa musique un univers délirant, et les comédiens le représentent très bien. Ils s'éclatent sur scène et leurs personnages sont totalement loufoques ; de plus, ils sont également de très bons chanteurs. Avec cette pièce, ils nous offrent un bon moment de rire et de musique (aidés de la pianiste et de la violoncelliste qui sont également très douées), et on en ressort fasciné.

 

Les costumes sont également très intéressants, puisque les alliances de mariage sont représentées par des colliers avec un coquillage (l'histoire se passant sur une île), et les deux comédiens qui jouent presque un personnage du genre opposé sont très peu maquillés, ce qui nous montre bien qu'ils n'ont pas le genre qu'ils prétendent avoir tout en le jouant très bien (par exemple, le garçon ne porte qu'une robe pour faire croire que c'est une femme, pourtant il a quelques manières qui montrent qu'il a été élevé comme telle).

 

Je pense que pour passer un bon moment et s'éclater, cette pièce est un spectacle à ne pas manquer, et je lui donne avec plaisir trois étoiles.

 

Juliette Lartillot-Auteuil

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25 juillet 2018 3 25 /07 /juillet /2018 09:58
Avant que j'oublie

 

Spectacle de la Cie un et deux (84)
Vu le 21/07/2018 dans le cadre du Festival Avignon Off, à la Maison IV du Chiffre à 14h30.

De : Vanessa Van Durme

Avec : Marie-Hélène Goudet

Mise en scène : Violette Campo 

 

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1h05

Création 2017

 

Cette pièce offre un face-à-face poignant entre une femme âgée, en maison de retraite et atteinte de la maladie d’Alzheimer, et sa fille venue la visiter, comme chaque dimanche, quand il ne pleut pas… Ce moment partagé entre ces deux femmes, jouées par une seule comédienne, nous met face à une maladie que tout un chacun peut rencontrer sur sa route, d’une façon ou d’une autre. Moments de vie où resurgissent souvenirs d’enfance, évocation d’un fils pour l’une (frère pour l’autre), aujourd’hui absent, d'un mari (un père), disparu… Des relations mère-fille, pas toujours faciles, bref autant d’émotions qui ne peuvent que nous interpeller, plus ou moins profondément, en fonction de chacun.

Cette pièce, au décor minimaliste, nous met face à des réalités simples mais aussi tellement complexes. Pas facile de voir sa mère se perdre dans ses souvenirs, perdre ses souvenirs. Elle qui était si forte, si énergique, si sûre d’elle… parfois si autoritaire… devient tellement fragile.

La comédienne Marie -Hélène Goudet nous conduit, à travers un jeu subtil et efficace ponctué d’un zeste humour, sur des pentes délicates de l’amour filial, face à l’évolution d’une maladie qui efface irréversiblement le souvenir de ses plus proches...

Beaucoup d’émotions sur scène autour d’une pièce à découvrir avec une comédienne qui incarne deux personnages avec efficacité et subtilité !

Isabelle Mombellet

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 18:12
Le Secret
Le Secret

Une production de la Compagnie Al Andalus Théâtre

Lieu : Théâtre Al Andalus

Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 6 au 29 juillet, relâche les 9, 16, 23 juillet

Vu le 24 juillet 2018

 

D'après le roman éponyme de Frédéric Lenoir

Interprètes : Sabine Sendra

Mise en scène : Joëlle Richetta

Costumes : Josse

 

Heure de début : 11h30 (1h)

Genre : Théâtre

Public : Adultes

 

Lorsque je suis entrée dans la salle, sa disposition m'a tout de suite frappée : elle semblait avoir été aménagée en théâtre uniquement pour le Festival d'Avignon, et la scène était très petite, ne pouvant sûrement pas accueillir plus d'un comédien sur scène. Nous étions assis sur des chaises qui au bout d'une heure devenaient peu confortables. De plus, la climatisation ne faisait pas un bruit continu, ce qui aurait pu être plus facilement oublié, mais s'arrêtait et recommençait toutes les dix secondes, ce qui ne facilitait pas l'immersion dans l'univers de la pièce.

 

L'histoire en elle-même est assez captivante ; elle dévoile la cupidité et l'amour pour l'argent des hommes en mettant en scène un trésor connu d'un seul personnage, qui ne semble pas avoir la même notion de trésor que les autres. La comédienne, seule en scène, raconte l'histoire du point de vue d'une femme âgée qui l'aurait vécue lorsqu'elle avait cinq ans, mais joue également tous les autres personnages. Prenant différents accents, ports de voix et positions pour chaque personnage, son jeu était excellent ; malgré cela, sa voix très forte et légèrement rugueuse m'agaçait légèrement.

 

La mise en scène était bien pensée : elle n'utilisait pas seulement la scène pour jouer mais également l'allée qui se trouvait dans le public. Sur scène, les murs étaient couverts de peaux d'animaux qui pouvaient évoquer une grotte, et au centre une caisse en bois dans laquelle une bonne partie des accessoires qu'elle utilisait pour ses différents personnages se trouvaient.

 

Pour finir, je dirais que ce spectacle est vraiment bien mis en scène et joué, l'intrigue est intéressante et le suspense est bien géré. Pourtant, quelques détails m'ont empêchée d'apprécier la pièce à sa juste valeur.

 

Juliette Lartillot-Auteuil

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 15:54
Chutes libres

Spectacle vu le 19 juillet, Avignon OFF 2018, à 11h au Théâtre la Tâche d’Encre. Du 7 au 29 juillet à 11h, jours impairs.

De : Manuel Pratt
Avec : Manuel Pratt et

Mise en scène : Manuel Pratt       

    Genre : Théâtre
    Public : Adultes
    Durée : 1h10

    Une petite ruelle, une petite cour, l’accueil se fait par l’artiste lui-même. Une petite salle d’une cinquantaine de places, les gradins en marches d’escalier avec un petit coussin rouge en forme de cœur pour chaque spectateur. Mais c’est tout ce qu’il y a de mignon dans ce spectacle...

    Après une mise en bouche très drôle sur le spectateur-type du festival d’Avignon, Manuel Pratt propose d’interpréter plusieurs scènes indépendantes les unes des autres et jouées dans un ordre aléatoire, tiré au sort par des spectateurs dans un chapeau.

    Les scènes abordent différents sujets de société. Le fil rouge semble être la mort. L’humour est grinçant. C'est trash.

    Le spectacle se termine sur un dernier numéro plus léger qui nous explique le concept des pièces avec « participation au chapeau ». En effet, il s’agit ici d’un spectacle dont l’entrée est gratuite, mais pour lequel le spectateur donne à la fin ce qu’il veut. Idem pour les trois autres pièces que joue Manuel Pratt en Avignon.

    La pièce est une performance : écrite, mise en scène et jouée par la même personne. L’humour est particulier, les sujets parfois graves. Peut-on rire de tout ? Manuel Pratt, oui...

    Maren Scapol

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      21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 14:13
      Coupable ?
      Coupable ?

      Une production de Mam's Prod

      Lieu : Pixel Avignon salle Bayaf

      Dans le cadre du Festival Off d'Avignon, du 5 au 29 juillet

      Vu le 18 juillet 2018

       

      Interprète : Jérôme Leroi

      Mise en scène : Marjorie Garcia

       

      Heure de début : 20h (1h)

      Genre : Théâtre

      Public : Adultes

       

      Nous avons tout d'abord trouvé l'idée originale et attirante : un homme est accusé d'avoir tué son petit ami. Il va au fil du spectacle tout nous raconter : ses souvenirs de la soirée où le meurtre a été commis, puis son enfance et ses deux ans d'idylle avec son âme sœur. Puis nous, public, devons juger si ce personnage est coupable ou non de ce crime. C'est ce concept innovant qui nous a donné envie de voir la pièce.

       

      Seul en scène, un homme, simplement vêtu d'une combinaison de prison orange. Aucun décor, la seule chose qui va accompagner le monologue de notre personnage est une voix off qui semble être une détective, du moins quelqu'un qui est là pour encourager l'accusé à parler. Sur cette demande, il va se confier à nous, et nous raconter des souvenirs dans lesquels chacun peut s'identifier.

       

      Ce spectacle va nous faire réfléchir sur la définition d'un mot en particulier : coupable. Dans un meurtre, celui qui est coupable est-il celui qui commet le meurtre où celui qui en est responsable ? C'est une question que nous ne nous sommes jamais posée, et qui l'est rarement. Pourtant, dans ce seul en scène, notre personnage va tenter d'y répondre.

       

      Ce concept se doit d'instaurer une certaine relation avec le public, qui va pouvoir poser des questions pour parfaire son enquête. De plus, nous pouvons nous rendre compte que le personnage ne parle pas à un deuxième personnage, qui pourrait être la voix off ou le quatrième mur, mais bien à nous, spectateurs.

       

      Un spectacle innovant qui nous fait participer et réfléchir, et qui nous fait bien sourire pendant une heure !

       

      Gabriette

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      19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 11:06
      Le Portrait de Dorian Gray
      Le Portrait de Dorian Gray

      De la Compagnie Thomas le Douarec
      Vu le 17 juillet dans le cadre du Festival d’Avignon, du 5 au 29 juillet (les 12, 17, 19, 24, 26 juillet en anglais).

      D’après le roman éponyme d’Oscar Wilde
      Interprètes anglophones : Arnaud Denis, Fabrice Scott, Maxime De Toledo, Solenn Mariani
      Interprètes francophones : Arnaud Denis, Fabrice Scott, Thomas le Douarec, Caroline Devismes
      Mise en Scène : Thomas le Douarec 


      Débute à 18h (1h40)
      Spectacle pour adultes


      Ayant déjà une connaissance du roman, nous pouvons constater que c’est une adaptation plutôt bien coupée et complète. Ils ont cependant plus humanisé le personnage principal, qui est représenté dans le livre comme extrêmement cruel et presque dépourvu d’émotions. Cette humanisation rend la pièce plus vivante.

      Le décor est très simple, mais assez typique de l’époque et très élaboré. Le metteur en scène a utilisé plusieurs patrons placés sur les projecteurs pour représenter la lumière passant par les fenêtres. Certaines couleurs permettaient d’identifier certains sujets (exemple : le rouge lorsque Dorian énonce les méfaits et la cruauté de la jeunesse) et étaient également utilisées pour montrer l’évolution du portrait qui était caché du public. Les décors s’adaptaient aux différents environnements. Pour signifier le vieillissement des personnages, les comédiens se sont maquillés sur scène face au public, tout en dialoguant.

      Nous avons vu la pièce en anglais, ce qui requiert pour des comédiens français un niveau assez élevé dans la maîtrise de cette langue. Malgré un léger accent, leur prononciation était très bonne et c’était compréhensible. Quelques passages étaient chantés et l’un des comédiens jouait du piano en accompagnement. La pièce était très intense et nous intégrait dans l’action. L’interprétation était vraiment réussie.

      L’univers très sombre mais assez intellectuel de cette pièce est fascinant et peut être effrayant. C’est un univers qui nous a beaucoup plu, c’est pour cela que nous lui mettons trois étoiles.

      Gabriette
       

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      18 juillet 2018 3 18 /07 /juillet /2018 10:21
      Libéré(e) Divorcé(e)
      Libéré(e) Divorcé(e)

      Comédie de Sophie Depooter et Sacha Judaszko

      Vu Le 7 juillet 19h au Théâtre BO. Produit du 6 au 28 juillet

      Spectacle à partir de 12 ans

      Je savais assez à quoi m'attendre, une comédie fraîche et énergique.

      Ce fut le cas, pas déçue!

      Le théâtre en lui-même… une scène avec des chaises… Et bien sûr arrive un grand bonhomme qui comme d’habitude se positionne juste devant moi, du coup je me suis retrouvée à genou sur ma chaise afin d’espérer voir au moins les acteurs jusqu’à la taille. Manque de bol il y avait un canapé… galère !

      Une série de sketches sur le couple et ses tumultes! C'est un spectacle interactif, le public participe de bon cœur.

      La thématique est évidemment d'actualité et c'est vrai qu'on se reconnait tous dans au moins un des tableaux. Ce qui est drôle c'est qu'on reste attentif aux réactions de notre conjoint! A la question "Avez-vous déjà recouché avec votre ex?" Quelques secondes pour scruter la réaction de l'autre et... on applaudit timidement... On s'adapte : s'il applaudit c'est que c'est OUI donc je peux également me le permettre... Oui mais qui est donc cet ex!!????

      Bref le texte sent le vécu.

      Ça reste du théâtre de boulevard, léger, mais tout de même à des moments ils y vont fort, ça en est même dérangeant.

      Je dirais que je suis sortie avec le sourire et avec une envie de régler quelques comptes…

      Laurence Malabat

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