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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 08:30

francois-rollin.jpgNous étions au spectacle, le mercredi 11 janvier 2012, à "l’Heure Bleue" de St Martin d’Hères (38).

 

- Public : plutôt adultes
- Durée : 2 heures

 

Distribution :
- Avec : François Rollin
- Coécrit et mis en scène : Joël Dragutin
- Lumières : Fabrice Bihet  

VIVANT2-toiles-3.jpg  

C’est par la voix du transistor que François Rollin nous a tiré l’oreille. Nous affectionnons France Culture et les chroniques qu’il a pu y proposer, ou qu’il présente en ce moment "d’avant élections présidentielles".

Si nous aimons retrouver de courtes diatribes, de petits rendez-vous "entre amis", nous devons bien convenir que l’art du rire est loin d’être évident, ni pour le provoquer, ni pour le faire durer. Fausse apparence d’une facilité, que ce soit pour les clowns ou les humoristes ! Si nous avons ri, parfois, à la sagacité de Monsieur Martineau, ce n'était pas au point de nous faire péter la sous-ventrière ; nous avons aussi, à certains moments, ressenti le temps long avec des creux de vagues, des redites.

Nous attendions-nous à un discours plus incisif, plus "méchant", plus grinçant ? Peut-être. Nous n’avons pas complètement adhéré au genre. Même, un brin de déception. Pour notre part, nous préférerons continuer à tendre une oreille quotidienne pour être piqués au vif et aux tympans, pour un espace-temps très resserré.

 

Heure Bleue : http://www.ville-st-martin-dheres.fr/heure_bleue.html

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Adultes
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 08:36

theatre-de-romette_krafff.jpgLes soirées JeudIsèreDanse offrent des occasions privilégiées de découvrir, en proximité, des propositions dansées qui peuvent prendre des formes croisées. Ainsi, le jeudi 12 janvier 2012 à la Ponatière d’Echirolles (38), le Théâtre de Romette (43) emboîte le pas au danseur et chorégraphe Yan Raballand. A moins que ce ne soit le contraire... Création 2007 - Recréation 2011.

 

- Tout public
- Durée : 40 mn

 

Distribution :
- Conception : Johanny Bert
- Mise en scène : Johanny Bert en collaboration avec Chantal Péninon
- Chorégraphie : Yan Raballand avec la complicité de Evguenia Chtchekova
- Interprétation : Maxime Dubreuil, Julien Geskoff, Maïa La Fourn, Christophe Noël et Yan Raballand
- Conception marionnette : Judith Dubois
- Lumière : Gilles Richard et Justine Nahon
- Création musicale : Thomas Quinard avec Gilles Chauprade, Maïe Tiare Coignard, Olivier Dams et Pierre Malle  

VIVANT-3-COEURS-5.jpg  

Il n’y a pas si longtemps, nous avons vu le Théâtre de Romette "croiser le fer" avec le conte et l’art lyrique sur l’autre scène d’Echirolles qu’est "La Rampe". Ce soir, c’est une proposition plus intime prenant la forme d’un duo entre une marionnette qui vient à la vie sous nos yeux, et un danseur en chair et en os.

D’abord, rien... et puis de grands rubans de papier kraft. Papier froissé, plié, élastiques ajustés. Cinq pour faire naître un être en mouvements. Le papier crisse et le pantin s’éveille, tressaute, arrête son regard sur l’autre : le danseur, celui qui se meut avec facilité et souplesse. Un regard aux grands yeux. Vides et creux ? Au demeurant non. Plutôt emplis de curiosité et avides de voir pour comprendre et re-faire. Après que l’un ait montré et l’autre observé, le pas est pris, progressivement, par des phases d’apprivoisement(s) réciproque(s) en effets de miroir(s) et expérimentations : je fais / tu ne fais pas / tu peux / je ne peux pas. Ils deviennent partenaires, oscillent entre guide et guidé. Éphémère sur lequel on souffle, qui naît par magie et disparaît de même, fragile comme l’humain.

Cette rencontre nous anime, elle nous émeut, nous emporte en enfance. Ca fait un grand bien, comme une respiration à élargir le souffle ! Le Théâtre de Romette, décidément, se révèle être une compagnie qui aime élargir ses propositions et explorer d’autres univers artistiques. On en redemandera(it) bien une tranche.

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Tout public
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 18:54

philippe-genty_voyageurs-immobiles.jpgMême si nous avons déjà vu cette compagnie plusieurs fois, nous avons assisté à une représentation le jeudi 8 décembre 2011, à la Rampe d’Echirolles (38), histoire de réactualiser notre point de vue...

 

- Tout public
- Durée : 1h30

 

Distribution :
- De Philippe Genty
- Mise en scène : Philippe Genty et Mary Underwood
- Musique : Henry Torgue et Serge Houppin
- Interprètes : Amador Artiga, Marjorie Currenti, Marzia Gambardella, Manu Kroupit, Pierrik Malebranche, Angèlique Naccache, Julia Sigliano et Simon T Rann
- Création lumière : Thomas Dobruszkès et Philippe Genty
- Régisseur lumière : Gilles Martinièr
- Régisseurs plateau : Didier Carlier et Emmanuel Rieussec
- Création sonore, régie son : Antony Aubert
- Plasticiens : Sébastien Puech, Carole Allemand, Sophie Coeffic et Coralie Maniez
- Costumes : Victoria Desogos et Tomoe Kobayashi
- Fabrications : Vincent Ruz
- Répétiteur voix : Haïm Isaacs
- Assistants : Claire Costa, Pablo Gershanik et Gersende Michel
- Stagiaire construction : Chloé Lembo et Morgane Degrelle

VIVANT2-toiles-3.jpg  

Cela faisait plusieurs années que nous n’avions plus vu sur scène des spectacles de Philippe Genty et, force est de dire que nous avions grande envie de retrouver ses univers comme voyages intérieurs.

Au début était du papier froissé-recomposé en océan/mer sur lequel voguait un bateau. Radeau de la méduse ? De là on part en dérives, en élucubrations et trifouillages fantasmatiques où il faut prendre garde à l’abordage des bébés en bocaux, ou au catapultés au creux d’un monde en éboulis. Tantôt l’océan se mue en une immensité cauchemardesque, tantôt il prend l’aspect d’un énorme édredon potelé et douillet.

Dans "Voyageurs Immobiles" (évolution d’un spectacle antérieur du même nom mais au singulier), on retrouve des constantes de la compagnie comme :


- l’affection particulière pour des errances et digressions dans nos inconscients, et la propension à s’y perdre (in)volontairement
- le maniement de boîtes-cubes comme éléments de déplacements ou de parcellisation des images et des corps
- le travail sur des effets d’optique
- la disparition : effacement ou mort

 

C’est comme un rêve qu’on attend, qu’on vit, dans lequel on se sent entraîné, qui nous aspire et qu’on redoute. Sortes d’associations et de glissements d’images mentales. Ca se suit et c’est désorganisé, ça s’enchaîne et ça bascule sur une autre idée. C’est un tapis volant qui n’a pas défini sa trajectoire ni sa destination. Parfois, des choses du quotidien et des réalités de notre monde interfèrent, comme si elles venaient d’elles-mêmes, sans demander notre avis.

 

Nous n’avons pas éprouvé de surprise majeure. Ce qui nous reste de ce moment, ce sont les vagues de la mer et ce papier brouillon de vie, ou lambeaux de peaux, qui permet de jouer les prestidigitateurs, indéfiniment... et la précision technique des manipulations qui provoque l’illusion. On aurait pu croiser Dali ou un autre nous-même caché dans des buissons abandonnés au vent. Philippe Genty aurait-il fait le tour de cette terre ? Probablement pas, mais il devra(it) peut-être chercher d’autres entrées cachées pour nous embarquer vraiment.

 

La Rampe : http://www.ville-echirolles.fr/sortir/larampe/larampe.html

 

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Tout public
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 16:29

manoeuvre_bobinette-et-tricotine.jpgNous avions déjà vu la compagnie La Manoeuvre (43) à l’oeuvre, sur cette même scène, à l’amphithéâtre de Pont de Claix (38) et avec leur spectacle "Mue".

Nous avions le souhait de la revoir avec un spectacle destiné à un public d’enfants. 

 

- Public : à partir de 6-7 ans
- Durée : 50 mn

 

Distribution :
- Mise en scène : Gaëlle Bisellach-Roig et Daniel Coste
- Avec : Aurélie Gard et Gaëlle Bisellach-Roig
- Musique : Daniel Coste
- Création et régie lumière : pierre Montessuit
- Régie son : Franck Française
- Diffusion : Si Par Hasard

vivant-3-toiles-4.jpg  

Une femme arrive, panier aux bras. On se croirait dans une alcôve avec ce miroir et ce siège-oeuf, une table ronde et une lampe pour éclairer le chevet. Étrange : de ce panier dépasse une jambe de poupée et devant le miroir, des demi-jambes. Que va-t-il s’y passer ? Une naissance, une création, d’abord derrière le rideau (qui nous entraîne du côté des raccommodages à la Frankenstein) puis devant avec cette sorte de poupée de chiffons que Tricotine habille de bouts de tissu. C’est le temps des essayages, des jeux des formes et des couleurs, du tressage des fils pour en faire des cheveux. Et la vie s’organise, entre la régularité des gestes posés de la femme au tablier et les pitreries enjouées de la fantaisiste Bobinette qui n’aspire qu’à s’amuser d’un rien et attirer toutes l’attention de sa créatrice. Quand Tricotine la couturière s’absente, la fille à la bouche en coeur entame une séance de coloriage sur la table à ouvrage : un palmier, un soleil, comme ceux des dessins d’enfants. Jusqu’au soir où Tricotine façonne une drôle de pelote, comme si elle était somnambule, pelote qui devient tête pour mannequin. Un nouvel habitant ? Pour un trio à inventer et à composer ?

Nous n’avons pas particulièrement vu que le sujet de cette proposition artistique était les familles recomposées, même s’il y avait bien un homme-mannequin vers la fin. Ce n’est pas lui que nous emporterons dans notre mémoire... qu’importe ! C’est surtout ce duo Bobinette et Tricotine. Pour nous, incontestablement, cette compagnie a un univers propre, un univers plein de poésie parfois saugrenue, parfois inquiétante. Sans un mot, elle tisse les choses avec les corps (souples de l’enfance et sérieux de l’adulte), le travail des mains sur le tissu avec crayon, crochet, ciseaux ou laine. Les images se créent sous nos yeux comme si nous en étions, nous, public, avec notre regard qui apporte du grain à l’ouvrage. On s’écarquille, on s’émeut, on est surpris. On se retrouve dans Bobinette qui saute à cloche-pied dans nos caboches un peu trop sages. On a envie, comme elle, de soulever les draps et de les muer en fantômes ou de marcher sur la pointe des pieds pour faire sursauter l’adulte qui peut s’y prendre au jeu. On frissonne un peu quand bras ou jambes cellulose entre en danse et cadence, et on se fait son cinoche dans ce monde sensible qui séduit aussi les Grands qui ont gardé leur enfant en-dedans.

Une compagnie qui mérite qu’on lui porte attention.

 

L'amphithéâtre de Pont de Claix : http://amphitheatre-pontdeclaix.com/

Vous pouvez découvir "Bobinette et Tricotine" en vidéo : http://vimeo.com/18710214

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Jeune Public
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 14:45

malka_murmures.jpgCette pièce de la compagnie Echirolloise Malka (38) a été montrée sur le plateau de l’Odyssée d’Eybens (38)vendredi 13 janvier 2012.

Création 2010, dans le cadre de la programmation du "Temps fort Hip hop" en novembre 2010, au théâtre National de Chaillot.

 

- Public : selon nous plutôt adapté aux adultes et ados à partir de 12-13 ans
- Durée : 55 mn

 

Distribution :
- Chorégraphie : Bouba Landrille Tchouda
- Interprétation : Nicolas Majou, Bouba Landrille Tchouda
- Dramaturgie : Guy Boley
- Musique : Yvan Talbot
- Scénographie : Rodrigue Glombard
- Lumière : Fabrice Crouzet
- Costumes : Claude Murgia
- Son : Eric Jury

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Nous n’étions venus dans cette salle que pour deux occasions : une ouverture de saison et une répétition de danse. Nous avons eu enfin l’opportunité de nous y rendre une nouvelle fois.

Plateau en univers fermé. Au fond, un mur de simili béton gris avec patères, lavabo et w-c. Au sol, un trait blanc pour délimiter une trace à ne pas franchir et, comme mobilier, juste deux lits superposés. Minimum. Au début, un homme assis sur un w-c, que l’on devine à peine. Un autre, pour "partager" ce temps et ce lieu. Deux hommes tantôt en fuite, en face à face, en cercles concentriques, en silence(s). Aux aguets. En repli. Succession de moments hors temps dans ce temps qui s’étire à l’ennui, moments tendus des corps qui se distordent et des respirations oppressantes. Violence latente. La lumière accompagne le propos, le souligne. Lumière rasante qui dessine un damier sur le sol, qui filtre et biaise. Lumière pénombre. Lumière froide. On pense à des univers où l'enfermement est au coeur du propos : films tels "Birdy" ou encore "The Wall". On pense aussi au mur des lamentations où les détenus se cognent et se heurtent.

Bouba Landrille Tchouda convoque et interroge l’incarcération, cet "entre-parenthèses" sociétal qui met des hommes derrière des murs pour une faute ou un comportement. Il nous fait toucher du doigt les blessures qui peuvent aller du désarroi au désespoir, les violences inhérentes au confinement, l’isolement des détenus dans un espace réduit même si, sur le plateau, le périmètre est plus large que celui d’une cellule où il faut à la fois supporter le quotidien et les autres qui sont imposés. La compagnie ne se cantonne pas à un style de danse, elle emprunte à différents univers. Elle marque aussi son attachement aux regards et à la dramaturgie par les intentions de jeu et les postures corporelles qui, dans cette pièce, rappellent les corps meurtris qui ont trait aux maladies de l'âme et aux difformités physiques.

 

- Web Espace Culturel Odyssée : http://www.ville-eybens.fr/equip/audito_odyssee.php

 

Autres spectacles de la compagnie :

> Poisson d'Avril http://vivantmag.over-blog.com/article-poisson-d-avril-97229559.html

> Regarde-moi : http://vivantmag.over-blog.com/article-7162961.html

 

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Adultes
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