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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:31
Dans le ventre de la ballerine

Spectacle de la compagnie Anomalie &… (89), vu au théâtre Le Monfort (Paris 15e), le 6 juin 2017.

 

Mise en scène : Jean-Benoît Mollet

Ecriture et Interprétation : Jörg Müller, Sarah Cosset, Chiharu Mamiya, Fabrice Scott, Laurent Pareti, Olivier Gauducheau, Delphine Lanson et Jean-Benoît Mollet

Création sonore et live : Thomas Turine

Création Lumière : Romain De Lagarde

 

Genre : Cirque, Théâtre et Danse

Public : Tout public à partir de 12 ans

Durée : 1h20

 

"Dans le ventre de la Ballerine", vous l’aurez compris rien qu’au titre, est un spectacle assez délirant auquel nous invite la bien nommée compagnie Anomalie &…

 

Ils sont huit sur scène et presque autant de techniciens. Pourtant le décor initial se réduit à peu de choses : des flight-cases recouverts de housses dorées, des câbles colorés qui pendouillent des cintres, une vague installation en bâche rose. Mais par la magie de la lumière, du son, de la connectique, et bien sûr de la danse et du jeu, ces éléments de base vont déployer des tableaux aussi différents que déroutants.

Le spectacle s’ouvre sur un final d’opéra. Le public est invité à applaudir et à rester pour rencontrer l’équipe. S’ensuit une discussion sur le processus de création d’un spectacle que nous n’avons pas vu. Décidément, les "26000 couverts" font des émules! Mais la compagnie Anomalie &… ne se laisse pas enfermer dans un pâle pastiche et trouve sa propre voix dans l’expérience proposée à une spectatrice (une vraie comédienne, on le comprendra plus tard): explorer physiquement le cerveau du metteur en scène. Nous voilà "dans la peau de John Malkovich"! Le décor s’anime, les comédiens et danseurs vêtus de bâches colorées ou de gélatine de projecteur jouent aux synapses, aux globules blancs, aux terminaisons nerveuses. Ils grimpent à l’artère principale - un ruban - et nous évoquent alors Aurélien Bory. Au cours de l’expérience, le metteur en scène, en voix off car officiellement en goguette dans le quartier, se sent mal; il a la fièvre et sur le plateau des tuyaux fument et notre fausse spectatrice est harcelée par les anticorps dansants tandis que son guide s’égare… L’expérience s’achèvera par une idylle entre le metteur en scène et la spectatrice dans un chalet enneigé; idylle mimée par des bruitages manuels à l’ancienne et du plus romantique effet.

C’est un spectacle riche de retournements et de trouvailles et qui ne se raconte pas: il faut le voir, en faire l’expérience car il fait aussi bien appel aux sens qu’à l’imaginaire. Le corps et l’esprit, le désir et la réflexion, sont les deux pôles que la compagnie souhaitait aborder dans ce spectacle. La mise en abyme est des plus réussie. Quand le spectacle sera un peu plus rodé, les quelques longueurs disparaîtront et il est à parier que "Dans le ventre de la ballerine" rentrera dans les annales !

Catherine Wolf

 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 13:26

Spectacle de la Cie Les arts Buissonniers (34), vu à la médiathèque de Pézenas le 1er mars 2017.

 

Avec : Dona Ranc

Mise en scène : Sylvère Petit

 

Genre : Conte

Public : Enfants dès 6 ans

Durée : 35 minutes

 

Brigade de chroniqueurs : Jean-Marie, Jean-Luc, Annie et Jacqueline

 

Ce mercredi 1er mars, c’est dans une des salles (bibliothèque pour enfants) de la médiathèque de Pézenas qu’avait lieu le spectacle "Radio contes" accessible dès 6 ans. 
Il n’y faisait pas froid !... et même si le lieu ne semblait pas très adapté de prime abord, la mise en scène simple mais efficace (une toile noire pour l’obscurité, un escalier, une table, une chaise, une lampe et une bougie) et le talent de la comédienne auront suffi à capter l’attention des petits, mais aussi des plus grands. "Radio contes" se décline en 3 histoires à la manière de "Il était une fois" qui nous emmènent dans un monde ludique, tendre, drôle, enchanteur, fantastique, laissant libre cours à l’imaginaire. Derrière ces histoires que les enfants semblent avoir appréciées peut-être faut-il aussi y voir au fil des rencontres, des découvertes, des échanges, un message d’espoir, de légèreté et de solidarité face aux difficultés et aux fléaux de la vie. Ainsi, la bande son de "Radio Londres" n’est-elle pas anodine. Quand l’imaginaire se met au service de la pédagogie… Jean-Marie

 

Dans la demi-pénombre apparaît, dans un bruissement de pluie et d’orage inquiétant, une jeune femme tenant bougie et parapluie. Dans le décor d’une chambrette désuète, elle active alors une machine à coudre à pédale semblant produire l’énergie qui allume une petite ampoule électrique, souffle la mèche et dispose devant elle un microphone chromé : les accessoires sont raccords avec la robe que revêt la conteuse. Une ambiance "occupation 40-45" se révèle comme cadre à cette théâtralisation originale qui se verra ponctuée de musiques ainsi que du bruit typique du brouillage qu’appliquaient les nazis aux émissions de la BBC durant cette période. On comprend le nom du spectacle, et son but : résistance ! Par la voix dans le micro et le jeu assuré de la comédienne Dona Ranc, 3 contes vont être portés à nos yeux et à nos oreilles : à l’histoire de "Lilune", l’enfant-silence, qui ne parle pas, mais semble communiquer avec ses mains, succédera celle de "Souris-fleur" dont la famille et les maux de ventre empoisonnent la vie. Après un petit intermède combinant swing, danse et messages codés, nous est narrée "la guerre des bonbons", où l'intelligence et la gourmandise de culture mettent fin aux conflits. On ne verra pas la bougie rallumée après l’extinction de la lampe, quand les accessoires ont été rangés, chapeau et manteau remis, et parapluie ré-ouvert pour sortir ; mais on entendra les applaudissements nourris de ce jeune public qui, comme moi, et tout du long, a si bien su profiter de ce moment rare. J’imagine que les commentaires et les questions fuseront ce soir, avec les parents, copains, frères et sœurs ! Moi, j’ai beaucoup aimé ; à vous de découvrir ce chouette "pestacle" si vous en avez l’occasion ! Jean-Luc 

 

Je suis particulièrement fatiguée de ma semaine professionnelle étoffée d'activités diverses surtout ce vendredi soir dont mon intervention se termina vers 17h mais je n'ose me décommander. Vite partir à Pézenas et me rendre à la médiathèque où se déroule le spectacle pour enfants ! Animée par ma curiosité et mon plaisir à écouter un conte même si celui-ci s'adresse principalement aux bambins en âge de s'extasier des histoires du théâtre vivant, je conduis assez vite pour arriver à l'heure. Des conditions qui ne préparent pas à la quiétude ! Toutefois je suis contente d'entrer dans ce beau lieu, bien agréable qu'est cette médiathèque. Je m'y sens bien et l'accueil est toujours souriant. Et puis, j'aime me retrouver parmi mes amis les livres. Mais ce soir-là, les livres sont cachés sous de grandes toiles de rideaux épais, bien noirs. Elles occultent la lumière sur les deux côtés de l'angle, délimitant la scène. Une trentaine de personnes, petits et grands, sont agglutinées dans un parterre improvisé. Quant à moi, je suis placée derrière un bureau sur lequel trône comme un stand up royal, l'écran de l'ordinateur… et suis posée sur le fauteuil moelleux noir de la bibliothécaire. Pourtant je ne trouve pas l'assise agréable pour ouvrir toutes grandes mes oreilles. Je me laisse toutefois charmer par les jeux de mots, la belle diction de l'actrice et surtout par la magnifique expressivité de ses regards. La clarté lumineuse de ces yeux m'émerveille. J'y perçois avec plaisir combien elle croit à ses personnages. Pas moi ! J'observe même par courts instants le chemin buissonnier de mes pensées, l'escapade libertaire de ma présence. Je ne sais où… mais je sais que je n'écoute plus ! Trente minutes plus tard, les 3 historiettes, mignonnettes, sont closes... Et cric et crac, le conte es accabat !!! Annie

 

Nous rajeunissons, ce vendredi 10 mars, conviés par la médiathèque de Pézenas, à un spectacle pour enfants. La lumière s'éteint, et voilà que descend, par l'escalier en colimaçon, une femme en tailleur. Une fée conteuse, joliment éclairée par le chandelier qu'elle porte. Dans un silence qui crée une tension propice au récit, elle s'installe. On découvre vite que la "table" est une machine à coudre comme celle de nos grand-mères, noire et dorée, mue sûrement par un pédalier qui, ici, permet d'alimenter une lampe de chevet. La fée conteuse à la jolie voix nous emporte dans 3 contes destinés aux petits, dont les personnages sont des petits enfants et des petits animaux (chats, souris), où le cadre est connu et rassurant : la campagne, des fleurs, une rivière, la mer. L'envoûtement est créé au début de chaque histoire par les rythmes d'un poème. On suit dans chaque conte une petite héroïne, dans la quête initiatique d'une langue perdue, "donnée au chat", ou dans l'apprentissage des lois de la nature (faire sa crotte n'a rien de honteux). Ou la rencontre avec la guerre, qui est présente dans la troisième histoire, même si les bonbons y ont un grand rôle et édulcorent ce qui serait trop angoissant. Le spectacle se ferme en symétrie avec son début : la vieille machine à coudre est repliée dans son meuble, la conteuse rallume sa chandelle et remonte vers son grenier. Un rôle est tacitement laissé, dans ces contes, aux adultes : celui d'expliquer ce qui ne figure pas dans l'univers familier des enfants d'aujourd'hui. La guerre, hélas, est illustrée tous les jours à la télévision. Mais les parents se sentiront obligés d'éclairer les tout jeunes sur l'Histoire, le passé, le terreau de nos existences, le quotidien qui fut celui de nos grand-parents. "Radio contes" évoque Radio Londres, et le vieux micro sur la table évoque l'épopée gaullienne, l'appel du 18 juin, les messages codés qui ont précédé des événements capitaux de la seconde guerre mondiale. La voix de la conteuse n'est pas le seul élément sonore dans le spectacle, accompagnée d'une bande sonore très élaborée, faite de musique, de bruits, d'archives sonores parodiques. Ce moment fut une bulle d'évasion, ouverte puis refermée, vers le monde imaginaire et poétique qui est celui des enfants, ancrée cependant dans la réalité par quelques éléments concrets qui évitent la mièvrerie. L'allusion à la guerre, parce qu'elle est repoussée loin dans le temps, atténue ce qu'elle a d'angoissant. Ce joli spectacle poétique peut plaire à tous et sert de façon agréable et équilibrée le rêve et la pédagogie. Il durait 35 minutes, durée maximum supportable par les petits qui commençaient à s'agiter un peu vers la fin. Jacqueline

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 15:29
La Femme de trop

Spectacle de la compagnie Marcel et ses Drôles de Femmes (76), vu le 16 mai 2017, au théâtre Le Monfort (Paris 15e).

 

Mise en scène : Alba Sarraute Pons

Ecriture et Interprétation : Noémie Armbruster, Marine Fourteau, Angèle Guilbaud, Liza Lapert et Marcel Vidal Castells

 

Genre : Cirque

Public : Tout public

Durée : 1h10

 

Le nom de la compagnie - Marcel et ses Drôles de Femmes - est si joli et prometteur que je n’ai su résister à l’invitation du Monfort pour découvrir leur spectacle, "la Femme de trop".

 

Ils sont cinq sur scène - un homme et quatre femmes -, Marcel donc et Noémie, Marine, Angèle, Liza et Alba qui portent à la scène les mêmes prénoms qu’au civil. Les présentations sont faites d’entrée de jeu, mais rien n’est moins sûr que leur identité puisqu’ils en changent précisément, par le travestissement, à chaque tableau. "La Femme de trop" raconte la rencontre des personnages avec eux-mêmes au sein d’un groupe qui entreprend de monter devant nous un spectacle de portés aériens. Voilà qui fleure bon, à travers le synopsis, "les 26 000 couverts". 

 

Le décor se limite aux cadres aériens et aux épais matelas de réception. Ils sont le lieu du spectacle en lui-même mais, au-delà, de sa métaphore: pour apprendre à se connaître, il faut oser se jeter dans le vide, s’abandonner à l’autre, tomber et recommencer, essayer à nouveau en changeant de méthode et pourquoi pas en se mettant à la place de l’autre. On assiste donc à leur quête dans une sorte d’éternel recommencement suggéré par une musique de music-hall qui opère tel un jingle et qui ouvre chaque tableau. La couleur des costumes, changés à vue, permet de suivre plus ou moins les changements d’identité. Le comique de répétition tente de faire le reste.

 

"La Femme de trop" a pour elle une multitude de qualités. Il fallait oser, dans un spectacle de cirque, laisser tomber et s’écraser son partenaire comme une crêpe. C’est cruel mais drôle. Dans le registre des belles trouvailles, la voltigeuse, arrêtée en plein vol, mains et pieds tenus de part et d’autre par les deux porteurs, devient pont aérien. L’une des voltigeuses est, par ailleurs, impressionnante de souplesse et de grâce, tandis qu’une autre fait preuve d’une très jolie voix. Ils chantent tous d’ailleurs, dansent aussi et savent, ce qui est rare pour des artistes de cirque, tenir un rôle théâtral avec une voix bien placée. Mais l’éternel recommencement est lassant. Malgré leurs efforts de loufoquerie, malgré une scène qui se jonche peu à peu de tout un capharnaüm à la Camille Boitel, le spectacle n’évolue pas. Le rire reste fugace, l’ennui pointe sérieusement et la frustration avec. C’est sans doute très personnel mais je ne supporte pas, quand enfin un joli porté aérien s’envole, quand un peu d’émotion pointe, qu’on me coupe mon désir pour revenir à une trivialité même pas drôle. "La femme de trop" est un spectacle qui, malgré ses évidentes qualités, m’a laissée sur ma faim. Mon point de vue n’engage que moi: le public a manifestement aimé.

 

Catherine Wolff

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 12:13
Derrière le Rideau

 

Spectacle de la compagnie Le Collectif Météore (75), vu le 13 mai 2017, à l’Aktéon Théâtre (Paris 11e).

 

Avec : Jules-Angelo Bigarnet, Thibault Jeanmougin, Perrine Marillier, Vincent Vespérant

Création collective


Genre : Comédie, Absurde
Public : Tout public
Durée : 1h10

 

Le Collectif Météore présente une création inédite ! La genèse de "Derrière le Rideau" sort du lot, tout comme la mise en scène. Le burlesque et la mise en abyme du théâtre dans le théâtre font quelques clins d’œil aux "Diablogues" de Dubillard. Mais pour le reste, place à l’imagination ! Dans cette œuvre singulière, l’improvisation est maître du jeu et se glisse partout, très subtilement, entre l’ossature et la contrainte inhérentes à l’exercice. Les répliques fusent. Les comédiens sont bons. Chaque soir s’annonce différent et à chaque fois la magie prend.

 

Les membres du quatuor ont les ingrédients pour présenter au menu un scénario exquis saupoudré d’absurde : des dettes trop lourdes, l’abandon d’un membre de la troupe, un spectacle à sauver, une rupture amoureuse… Ajoutez à cela une bonne dose d’humour et d’autodérision. L’an dernier, ils ont joué les "Diablogues" et "Nouveaux Diablogues" de Dubillard. Mais les droits d'auteur étant trop lourds à payer, ils ont dû opter pour une création. Tout en gardant le goût de l'absurde, les comédiens ont monté leur propre pièce, directement inspirée de leur vécu.

Le regard que portent ces quatre jeunes comédiens sur leur profession est loin d'être naïf. C’est l’œil aiguisé, et avec talent, qu’ils improvisent. Une prise de risque habile et réussie. L'occasion aussi pour eux de faire évoluer leurs personnages et leurs interactions après chaque représentation. La chansonnette de Perrine au début du spectacle ne sera pas la même tous les soirs. Jules s’emmêlera avec ses bretelles selon son inspiration du moment. Thibault fera le poulet sur ordre de Vincent ou non...

Les comédiens ont gardé leurs vrais prénoms sur scène, de quoi amincir encore un peu plus la fine membrane entre le réel et la fiction. Dans ce basculement entre réalité et rêverie, les spectateurs se retrouvent dès la première scène face à un personnage singulier et sans nom. Un clown aussi muet qu’attachant qui se prépare à entrer sur scène. Cette séquence s’attarde, avec quelques longueurs, sur le ridicule d’un comédien euphorique prenant plaisir à manier son image dans un élan égocentrique. La pratique du mime permet de grossir les traits sans y aller avec des pincettes, mais de manière élégante et cocasse, dans la démesure et l’extase.

 

"Il faut de la jeunesse, du dynamisme !" comme dirait le personnage du metteur en scène. Et c’est aussi l’un des grands atouts de la pièce : une fraîcheur particulièrement appréciable pour dépoussiérer quelques textes ou mises en scène attendues. Le principal personnage ne serait-il pas le théâtre lui-même ? Rien de mieux qu’une représentation vivante, qui reprend les codes tout en les bousculant, pour parler du spectacle… vivant. Déploiement des mouvements. Canalisation de l'énergie. Expressivité, travail de la diction, préparation physique et respiratoire, jeu de confiance avec son partenaire, comme on l’expérimente en école de théâtre. Sans oublier le "lâcher prise" et le "travail d’équipe", des mots qui reviennent souvent durant le spectacle. La notion de "projet commun" prend tout son sens dans cette création collective, éprise de liberté.

La troupe ose transpercer le filtre invisible qui la sépare du public. Une femme assise au premier rang aide à plier un drap, le metteur en scène (fictif) hautain et misogyne s’installe un instant parmi le public pour clamer ses indications scéniques… Le public devient lui aussi personnage à part entière au moment où les comédiens se rendent compte qu’ils sont regardés. Cette stupeur se traduit par un tableau où le mouvement des corps au ralenti devient une véritable prestation.

Les comédiens ont su user de leur formation classique, du jeu corporel et de la méthode Stanislavski, mère de l'Actors Studio, pour transgresser les règles et prendre des risques. L’envers du décor et les travers de la profession ne sont pas épargnés, à l’instar du metteur en scène fictif qui se donne le premier rôle. Sous prétexte d’aider les comédiens à sauver la pièce, il leur vole la vedette. Son exigence dérive vers une forme de tyrannie, allant jusqu’à abuser des comédiens qu’il dirige. L’intimité pour lui n’a pas de limite. La pièce pose avec finesse des questions philosophiques sur le théâtre : faut-il puiser dans son vécu quand on est comédien ou se dissocier le plus possible de son personnage ? Est-ce que tout est permis pour faire ressortir une émotion à tout prix ? Certains metteurs en scène vont-ils trop loin ?
 

Tout au long du spectacle, le caractère comique s’estompe parfois pour faire place à l’émotion. Les séquences musicales avec les ombres des personnages derrière le rideau, peuvent donner une dimension cinématographique puissante. L’esprit s’évade avec quelques notes de musiques espagnoles. L’imagination se déploie, comme un retour à l’enfance. Deux bras avec un doigt qui pointe derrière le tissu, suffisent à figurer les aiguilles d’une horloge. La petite scène de l’Aktéon Théâtre s’adapte parfaitement au décor minimaliste où un drap, une table ou une malle suffisent amplement. Seul inconvénient pour les spectateurs assis au centre : la présence d’un poteau (mais les comédiens ont su saisir la perche pour en faire une boutade).

Le public est particulièrement réceptif. Certains spectateurs sont même déjà venus plusieurs fois. L’improvisation offre cet avantage de pouvoir retourner voir la pièce, rire de nouveau et se laisser surprendre. L'exercice contient à la fois un aspect artisanal et grandement professionnel. Ce sont de petites mains qui se sont attaquées à un travail colossal, une préparation presque invisible, tellement les personnages se répondent de manière naturelle. Et ils ne sont pas prêts de stopper là les expérimentations. Après tout, c’est bien cela le spectacle vivant ! Ils joueront à l'île de Ré chez des particuliers cet été au mois d’août.

 

Lauren Muyumba

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 17:13
Elle est à vous

 

Spectacle de la compagnie Les Palétuviens (94), vu le 26 mars 2017, au Théâtre Saint-Léon à Paris (15e).

 

De: André Barde (livret) et Maurice Yvain (musique)

Adaptation : Hélène Haag, Stéphane Auduc, Jean-Sébastien Règue

Mise en scène et chorégraphie : Hélène Haag

 

Genre : Opérette en 3 actes

Public : Tout public

Durée : 1h50 (hors entracte)

 

"Elle est à vous" nous entraîne dans une atmosphère délurée où les surprises ne manquent pas. Non loin du théâtre de boulevard et du vaudeville, la pièce s’appuie sur un genre populaire avec des dialogues entrecoupés d’airs d’opéra. L’art de l’opérette ne se prive pas de second degré. Ce théâtre lyrique aux allures burlesques, parodiques et satiriques, reste un genre peu connu et l’association Les Palétuviens a le mérite de le mettre en lumière.

 

La troupe compte 60 personnes, musiciens compris. "Elle est à vous" est le fruit d’un travail collectif. Chacun a mis la main à la pâte. Les décors amateurs dessinent un tableau de type "trompe-l’œil" en arrière-plan. Plus réalistes, les costumes et accessoires nous font voyager dans le temps avec la beauté des robes du style années 1930. Les rideaux s’ouvrent et nous voici à la "belle époque".

Une belle époque qui n’est pas pour autant idéalisée par l’auteur, André Barde (1874-1945) qui critique ouvertement les rapports sociaux, leurs failles et faiblesses ; que ce soit dans le monde du travail ou dans le lit conjugal voire extraconjugal. Le déséquilibre entre "employés" et "patrons" est symbolisé par deux panneaux fléchés indiquant deux directions à prendre, deux trajectoires différentes. Les questions d’inégalité sociale sont également abordées avec l’opposition de l’Homme blanc et de l’Homme noir qu’incarne un professeur de conduite. Quant à la dimension comique, elle surgit au travers d’histoires de tromperies et de cocuage. Les ingrédients du vaudeville sont là. Du drame, de la poésie, une comédie légère fondée sur des malentendus et des quiproquos.
Le titre de l’opérette, "Elle est à vous", prend tout son sens lorsqu’on découvre le rôle central qu’occupe la femme dans ces histoires de liaisons. Un personnage d’une jeune ingénue émancipée. Une secrétaire amoureuse d’un mécano. Une femme qui trompe son mari, concessionnaire de voitures, avec l’un de ses subalternes. Quand il la surprendra dans une situation compromettante, il imposera alors aux deux tourtereaux de se marier : "Elle est à vous !", dira-t-il à son employé. Ce dernier connaîtra une ascension sociale grâce à sa passion pour la course automobile qui le placera en haut du podium.

 

Des personnages déjantés. Un texte qui permet d’en jouer. Une mise en scène éprise d’une certaine liberté (même si l’on ne comprend pas forcément les apparitions soudaines, pour le moins farfelues, de Tintin, Bécassine ou Charlot…). On y trouve du théâtre, du chant et même quelques pas de danse. L’opérette est un genre complet. Bien plus que de simples interludes musicaux, les paroles chantées arrivent dans la continuité des conversations et doivent être entendues pour cerner le sens de la pièce. Mais il n’est pas toujours évident de saisir correctement les mots prononcés, souvent dominés par la puissance de l’orchestre "en live" et peu audibles par manque d'articulation.

On se laisse malgré tout embarquer, même s’il peut falloir un certain temps pour rentrer totalement dans cet univers original et folklorique où les maladresses font parfois partie du jeu, sans que l’on sache toujours comment appréhender ce côté "décalé". En tout cas, le spectacle est le fruit d’un travail remarquable qui nous fait ressortir requinqué. Le public se met d’ailleurs à chanter l’une des chansons phares avec le refrain "pouet-pouet" tout en frappant des mains. Il faut dire que le compositeur Maurice Yvain (1891-1965) est connu pour sa précision rythmique et ses pièces fantaisistes aux influences jazzy mêlant fox-trot, charleston, java ou paso-doble.

 

Les Palétuviens ont déjà réalisé plusieurs représentations au Théâtre Saint-Léon pour y jouer un autre spectacle l’an dernier ("L'Oeuf à voiles"). Des sièges peu confortables, mais de l’espace avec une large scène, de nombreux rangs dans le public et un balcon. Dans la salle comble, les enfants restent minoritaires mais le fond et la forme de l’opérette "Elle est à vous" restent accessibles à tous. Les couleurs et les mouvements donnent une dynamique, même si l’on peut s’interroger sur la longueur du format : 50 minutes pour l’Acte 1 suivi d’un entracte, puis une heure pour l’Acte 2 et l’Acte 3 réunis. L’attention du spectateur peut parfois vaciller, mais la passion des chanteurs et comédiens brûle. L’orchestre, placé devant la scène, ponctue le spectacle et souligne les rebondissements dans une suite de notes entraînantes.

 

Lauren Muyumba

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 16:41
Ceux qui naissaient
Ceux qui naissaient

Spectacle de la compagnie Le Cri du Lombric (34), vu le 05 février 2017, au Théâtre de la Reine Blanche à Paris (75).

 

Avec : Pierre-Alexandre Culo, Thibault David, Irène Le Goué, Camille Mouterde

Mise en scène : Marianne Griffon et Camille Mouterde

 

Genre : Théâtre, danse
Public : Tout public
Durée : 1h15

 

"Ceux qui naissaient" réussit avec subtilité le pari de mettre le divertissement et l’art au service de la culture et de la science. Le transhumanisme devient un sujet accessible, qui, au lieu de tomber dans une forme de carcan intellectuel, suscite la curiosité et l’intérêt des spectateurs avec dérision, rêverie et poésie. Une pièce contemporaine jouée avec brio, dans laquelle le public se retrouve à la fois témoin, spectateur et personnage, afin de nous interroger ensemble sur le devenir du corps humain.

 

"Bonjour ! Bienvenue dans l'institut". Avant même d’entrer dans la salle de spectacle, une femme nous accueille en blouse blanche et nous fait mettre des chaussons blancs comme à la crèche. Tout est bien pensé pour que le public se sente directement impliqué. Une manière de le faire entrer dans la ronde du cercle scientifique ou de planter le décor d’une salle d’attente pour le plonger instantanément dans le milieu hospitalier. En tout cas, c’est bon de se laisser surprendre. Et pour couronner le tout, le spectacle a lieu dans la salle Marie Curie.

 

Le spectacle a tout d’abord le mérite d’aborder un thème qui est loin de figurer parmi les classiques. "Ceux qui naissaient" sort du lot. Le transhumanisme inspire engouement, espoir, inquiétude, doute… Les nouvelles technologies vont-elles sauver l’humanité ? Sont-elles un remède contre notre finitude ou représentent-elles un danger ? Les évolutions scientifiques soulèvent un véritable débat éthique et le théâtre peut être aussi le moyen de provoquer l’éveil des consciences. En nous projetant dans un futur imaginaire, la pièce propose un tableau nuancé, sans parti pris. 

 

"Ceux qui naissaient" interroge sur notre finitude, mais bien sûr, tout commence à la naissance. Le titre est bien choisi. Dès le départ, la métaphore des spermatozoïdes personnifiés par des comédiens en justaucorps blancs, nous fait entrer dans un univers original et intrigant. Ils parlent et gesticulent aux pieds des spectateurs assis en cercle pour délimiter le plateau. La chaleur du pancréas, surnommé "paradis rose", contraste avec la dureté de la vie extérieure. Des jumeaux représentent à la fois les similitudes et les différences inhérentes à l’existence. L’inégalité et la compétition commencent dès la vie intra-utérine avec la course aux spermatozoïdes. "Les abîmés" désignent les chromosomes porteurs de handicap ou de maladie génétique.

 

Face aux facteurs "risque" et "chance", la pièce dresse un tableau métaphorique de ce que pourrait être la vie de demain, en allant plus loin dans les expérimentations scientifiques et la lutte contre les déficiences. L’inégalité entre les êtres peut-elle être compensée par la science ? Faut-il mettre des limites ? Peut-on aller contre la nature ou utiliser ses vertus à bon escient ? Doit-on s’inspirer des OGM pour le corps humain ? Des questions graves sont abordées avec recul, tournées en dérision ou sublimées par la danse. Le ton n’est pas moralisateur mais permet, au contraire, de faire naître une multitude d’interrogations sur un sujet parfois tabou qui a peu d’aura médiatique, alors qu’il concernera les générations futures et s’invite déjà dans notre présent.

 

La peur de la mort illustrée par une comédienne qui tombe dès que ce mot est prononcé, un homme qui se transforme en sirène, des cris qui oscillent entre souffrance et folie, des humains qui ressemblent davantage à des robots… Le spectateur peut y voir l’absurdité de la course effrénée de l’Homme vers la longévité. "Ceux qui naissaient" rend compte de questions existentielles sans pathos ni manichéisme. Des faits réels sont évoqués, comme la possibilité de choisir les traits de son enfant (on le voit déjà aux Etats-Unis), le clonage ou encore la médecine anti-âge. Puis ces réalités sont extrapolées à travers l’invention d’un institut qui promet une forme d’immortalité. Une opération risquée, avec des individus totalement déshumanisés appelés par leurs numéros.

 

Dans cette atmosphère allégorique, teintée d’une lumière tamisée, tout est fait pour retenir notre attention. On ne décroche pas, on ne part pas dans des rêveries. La mise en scène est propre, travaillée et ciselée, tout en restant fluide. Une heure quinze de spectacle, juste ce qu’il faut pour éviter les longueurs, avec de bons ingrédients pour ponctuer la pièce : interventions dans le public, épisode musical rock’n’roll, chorégraphie poétique… La danse et le mouvement tiennent une place importante pour illustrer les capacités insoupçonnées du corps humain. Le jeu des interprètes sonne juste. Ces jeunes comédiens sont bluffants par leur naturel, ne manquant pas de nous surprendre lorsqu’ils viennent s’asseoir dans le public.

 

La réaction des spectateurs est enthousiaste. Pas besoin d’être un expert pour apprécier la pièce, même si la compagnie a su attirer des spécialistes en la matière. Déjà trois débats ont été organisés avec des scientifiques par Le Cri du Lombric. La troupe montpelliéraine jouera dans le Sud de la France au mois d’août et espère, à l’avenir, pouvoir présenter le spectacle dans des hôpitaux et des instituts, l’idée étant de faire avancer le débat en organisant des spectacles suivis de conférence.

 

"En France, le milieu de la recherche transgénique reste très encadré et tourne surtout autour de la question de la réparation, explique à la sortie du spectacle Marianne Griffon, co-metteuse en scène. Concernant l’amélioration de l’être humain, la peur de l’inconnu et le verrou éthique restent les principaux blocages. Pourtant, la recherche scientifique est en marche et tend vers cette direction".

 

Lauren Muyumba

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 16:39

Film "Phase IV " de Saul Bass, mis en musique par le groupe de noise rock "Morse", vu dans le cadre de la 55e rencontre cinématographique de Pézenas, au cinéma de Pézenas, le 17 février 2017.

 

 

Brigade de chroniqueurs : Annie, Jacqueline, Didier, Isabelle, Grégory, Mehdi et Eliska

 

 

Première chronique de la saison. Dans le cadre des 55e rencontres de cinéma de Pézenas, nous était proposé un ciné-concert autour du film "Phase IV" de Saul Bass et du groupe hardcore "Morse" de Montpellier (des bouchons d’oreilles étaient proposés au public à l’entrée). "Phase IV" est donc un film de science-fiction de Saul Bass de 1974 (en fait, son seul film), dont je n’avais jamais entendu parler auparavant, mais reconnu comme un talentueux et important graphiste de son époque. Ainsi, il a travaillé avec Hitchcock, Otto Preminger, Kubrick et Scorsese. Son film a pour thème la menace pour l’humanité d’une espèce de fourmi mutante dans le désert d’Arizona n’ayant plus de prédateur naturel et voulant coloniser et dominer le reste de la planète. Ainsi, ces fourmis éliminent un couple de fermiers dont la petite fille est recueillie par deux scientifiques. Ceux-ci sont chargés de comprendre et de combattre ces fourmis depuis leur laboratoire, assistés d’ordinateurs et divers appareils de mesure. Voilà donc le combat des Hommes face à ces fourmis intelligentes et douées de stratégie. Dès les premières images, le gros son, lourd, hypnotique, la voix gutturale du chanteur (propre au genre), apportent un climat de crainte et de menace omniprésent. Quelle improbable et pourtant véritable osmose entre les images de ce film des années 1970 (certaines lumières m’ont fait penser au film “More” de Barbet Schroeder de 1969) et cette musique hardcore des années 1990, à tel point que l’on pourrait presque penser qu’elle soit la bande-son originale du film. Présenté comme une expérience, ce ciné-concert fût une belle surprise, très originale, donc je garde encore aujourd’hui le souvenir d’un très bon moment. Jean-Marie 

Dès les premières images du film, je relève que la bande cinématographique est ancienne mais la présence musicale in live apporte une réalité présente : hier et aujourd'hui se côtoient dans les premières minutes. Comme si j'étais là, à la fois, ce jour et ailleurs dans le temps. L'espace temporel réduit, le saut quantique mis en expérience ! S'agitent en moi le suspense et l'inquiétude dégagés par les images du film révélant, peu à peu, l'ampleur de la thématique souhaitée par le cinéaste Saul Bass. Son thème est fort bien rehaussé par la présence des musiciens dont les choix judicieux de l'accompagnement, soit du volume qui augmente crescendo, soit de la sonorité redoutable de la voix, élèvent la part énigmatique de ce film. La rythmicité des instruments électroniques divers associée à la voix sortie des ténèbres scandent ou transcendent les questions philosophiques que j'entrevois dans le scénario. Est interpellée, questionnée, chahutée la conscience : l'humain que nous sommes doit-il maintenir l'acception judéo-chrétienne convenant que l'Homme est au-dessus des animaux dans la phylogenèse du Vivant ou serait-il plus sage de regarder la réalité universelle nous invitant à nous percevoir animal, cousin des autres espèces vivantes ? La dernière image me laisse sans voix. La phase IV arrive trop brutalement : je suis chavirée. Tout va trop vite... Deux jours plus tard, je constate les traces de l'originalité expérientielle, ces empreintes indélébiles qui me font dire : bravo ! Yes ! Oui belle prouesse que je salue. Mais irai-je la revivre ? Non. La fracture entre le monde scénarisé et le mien, est trop violente.  Annie

Quand je suis arrivé dans la salle de cinéma, je me suis senti disposé à voir le film. La salle était confortable, le cadre agréable, l'accueil également. Malheureusement, je n'ai rien compris au film car c’était en anglais. J'ai beaucoup de mal avec le sous-titrage… Je ne peux pas en dire plus sur l’histoire vu que je n'ai rien pu en saisir. J’ai trouvé le scénario trop complexe pour en dire quelque chose… Heureusement qu'il y avait l'orchestre ! J'ai beaucoup aimé ce qu'ils ont joué avec les instruments. C'est grâce à la musique que j'ai gardé un bon souvenir. Mehdi

J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire, peu impressionnée par des bêtes minuscules, facilement grillées, facilement empoisonnées. J'ai été ensuite frappée par leur persévérance, leur nombre, leur volonté et leur dévouement à leur reine, qui les font avancer vers la victoire et le pouvoir de façon de plus en plus puissante et menaçante. J'ai frissonné en découvrant, à plusieurs reprises, la marque du travail aussi discret que destructeur de ces fourmis tueuses : les petits trous ronds alignés qui signent leurs méfaits. J'ai ressenti une angoisse devant l'étroit tunnel descendant qu'emprunte le jeune savant et qui l'emmène vers on ne sait quel destin. Mais le scepticisme, l'incrédulité, ne m'ont pas quittée pendant tout le film, qui n'a pas emporté mon imagination ni touché ma sensibilité. L'originalité de cette soirée était dans la performance des musiciens qui ont accompagné le film. Je suis admirative de cette performance, qui s'est accomplie dans la discrétion et l'efficacité. Je suis reconnaissante aux instrumentistes d'abord d'avoir respecté mes oreilles, en modérant la puissance des sons : je n'ai pas utilisé les bouchons d'oreilles. Je les remercie de nous avoir permis d'écouter les dialogues originaux du film projeté en VOSTF. J'ai beaucoup apprécié l'atmosphère qu'ils ont créée, suggérant l'angoisse ou la terreur avec leurs sons lancinants. Que me reste-t-il de ce ciné-concert ? Le souvenir d'un délicieux objet kitsch, ce film daté, qui m'a fait sourire plus qu'il ne m'a impressionnée. L'admiration pour cette contribution de musique vivante et créative aux projections de films, une formule que l'on ne peut qu'encourager lorsqu'elle est réalisée de façon aussi heureuse que lors de ce vendredi. Jacqueline

Je me sentais  heureuse en allant au cinéma ce soir-là. En entrant, j’ai été agréablement surprise, les fauteuils étaient confortables, je me sentais à l’aise. Hélas, pour moi, le film était incompréhensible. Pourtant j’ai bien vu qu’il était très original mais le thème était trop scientifique pour moi. Pas un moment je n’ai cru au scénario. Je n’ai pas pu me mettre dans la peau du personnage. J’ai pourtant bien aimé la réalisation technique du film, la photographie était intéressante et la durée de plans rapides. J’ai adoré le groupe de musique : bien placés sur le coté de la scène, ils ont mis l’ambiance notamment durant les dialogues. Et après ? Le soir quand je me suis couchée, j'avais l'impression que les fourmis m'attaquaient les yeux… Eliska

Quel film ! Un film qui m’a marqué lorsque je l’ai vu… la première fois, il y a 40 ans. C’est une ode à l’intelligence. Il ne parle que de ça : l’intelligence. Vous croyiez que les fourmis n’en avaient pas ? Erreur ! Le film le démontre. Vous pensiez que les humains en avaient plus que tout ? Erreur là aussi. Vous imaginiez même, peut-être, comme ce savant barbu dans le film, que l’orgueil, la foi en la technologie et la sensation d’être plus fort parce que plus imposant et armé, pouvaient tenir lieu d’intelligence ? Erreur encore. L’intelligence n’est rien sans son moteur intuitif. La reine des fourmis le sait bien, voilà tout. Le deuxième savant et la jeune femme l’ont également bien compris, parce qu’intuitivement, justement. Et quel plaisir que de revoir cette mise en scène de la technologie de pointe de l’époque, avec ses écrans cathodiques monochromes, ses bandes perforées et ses quelques malheureux octets perdus, bien que  vaillants et précieux, dans des ordinateurs de la taille d’un buffet de cuisine. Il est juste dommage que la fin n’ait pas été projetée, le film s’arrêtant au début de la phase IV, un comble ! Il manque la fin ! La fin de l’histoire avec la seule image concrète qui me restait et que j’avais très envie de retrouver. Cela m’a tellement surpris que je me suis retrouvé dans l’incapacité, lorsque les lumières se rallumèrent, d’applaudir les musiciens de Morse. D’ailleurs ils le furent peu et, vraiment, ça méritait mieux, mais voilà ! Il doit y avoir une raison à tronquer ainsi une réalisation, une histoire issue d’un autre temps, et j’ignore laquelle. J’espère juste que cette raison est bonne. Ce que je peux ajouter avec un peu de recul, c’est que la fin tronquée qui nous a été présentée est positive et ouvre la porte à la notion d’espoir, alors que la vraie fin du film telle que je m’en souviens est tout le contraire : non seulement sans espoir, mais l’être humain a trouvé son maître et, qui plus est, bien plus petit que lui. Pourquoi pas après tout ! Néanmoins, je trouve l’idée initiale bien plus intéressante avec ses perspectives de réflexions et de remises en question. Didier

C'était une première pour moi, la première fois que j'allais au cinéma-concert et j'avais très envie d'y aller. La salle était agréable, les fauteuils confortables, le contexte favorable pour que je me sente bien. C’est un film de science-fiction, le scénario me donnait envie d'adhérer mais j’ai fait un blocage par rapport au sous-titrage. Le film est en VO et le texte va trop vite pour moi. J'ai quand même regardé le film jusqu'à la fin en y prenant du plaisir malgré tout. Je suis resté un peu sur ma faim, je m'attendais à une autre fin… J'ai bien vu que le film datait par rapport aux effets spéciaux et la décoration. Toutefois, j'ai bien aimé la musique, je trouve qu’elle portait le film. Sans la musique je n'aurais pas adhéré. Grégory

ll paraît que ce film est devenu culte mais, malgré le fait qu’il a quasiment mon âge, je n’en ai jamais entendu parler. Je ne sais rien du scénario, je sais juste qu’il s’agit d’un film de science-fiction, ce qui n’est pas forcément mon genre cinématographique de prédilection. Quant à Morse le groupe de hard rock autant dire que, sans pour autant détester, c’est plutôt aux antipodes de mes goûts musicaux. Me voici donc ce vendredi 17 février impatiente de poursuivre cette journée déjà un peu cosmique et de découvrir cette expérience audiovisuelle… Le groupe de hard rock que j’aperçois à peine est installé devant et à gauche de l’écran. Les notes fusent plus ou moins fortes, le groupe adaptant le rythme et la puissance de son jeu en fonction des images et de l’intensité dramatique du film. Pendant que les acteurs sont enfermés dans ce huis clos oppressant où le danger semble provenir autant d’eux-mêmes que des fourmis, je me sens moi-même comme enfermée dans une bulle hypnotique. Noir de la salle, sons assourdis, fatigue… Je m’endors par intermittence. Je ne cherche plus à comprendre le scénario, je me laisse porter par ce mélange hors normes, cette illustration sonore étonnante. Je suis sortie de cette expérience un peu groggy… Je ne sais pas si j’ai aimé ce film étrange au style très seventies aussi bien dans le look que dans le jeu des acteurs. L’ensemble du film m’a paru un peu maladroit. La fin, à laquelle je m’attendais, et qui n’est pas apocalyptique, ouvre cependant sur un avenir quelque peu étrange… Je décerne enfin une mention spéciale à Morse, qui a su parfaitement adapter sa musique aux images. J’ai vraiment été séduite. Une expérience inoubliable par son originalité captivante. Isabelle

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 11:54
Nous sommes de ceux qui disent non à l'ombre

Spectacle de la Compagnie Nova et FAB (Paris), vu à la Loge (Paris 11e), le 28 mars 2017.

 

Mise en scène : Margaux Eskenazi

Interprétation : Armelle Abibou, Yannick Morzelle, Raphael Naasz, Christophe Ntakabanyura, Eva Rami

 

Genre : Théâtre

Public : Adulte

Durée : 1h40

 

"Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre" est un si joli titre de résistance qu’il a su éveiller ma curiosité.

Le spectacle se joue à la Loge, scène alternative parisienne, sise en une admirable impasse, témoin du grand passé artisanal du 11e arrondissement. Dans ce lieu improbable, la salle fait un peu piètre figure. On s’y entasse à 80 sur des petits bancs très bas, très étroits (mais gentiment dotés d’un petit coussinet !). L’espace de jeu est tout aussi exigu. Ce qui pourrait être un atout pour instaurer une proximité avec le public constitue plutôt ici un handicap dans la mesure où ils sont cinq comédiens à se partager la scène. Bref, tout cela fleure bon Avignon. Et, comme en Avignon, les projets a priori jolis ne tiennent pas toujours leurs promesses.

"Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre" est un montage de très beaux textes signés Césaire, Senghor, Edouard Glissant, Aragon et Léon-Gontran Damas, pour ne citer que les plus convoqués. Bienvenue en "négritude" et à sa question subsidiaire posée par Césaire : "Comment écrire quand on est dominé ?" Nous assistons tout à la fois à la genèse de cette prise de conscience de l’homme de couleur à partir des années 1920, à une sorte d’hagiographie des représentants de ce courant à travers l’exposé théorique et poétique de leurs écrits, à la dénonciation en creux du colonialisme et des séquelles contemporaines de cette domination, pour en arriver à une sorte de manifeste pour la préservation du patrimoine linguistique dont la diversité constitue la mémoire et l’imaginaire de l’Homme. S’ensuit une litanie de dates contemporaines qui doit, je suppose, convaincre le spectateur de cette impérieuse nécessité. Et de la tolérance qui va avec. Loin de moi l'idée de les contester. Juste de m’interroger sur le sens du spectacle ou plus exactement sur un trop plein de thèmes qui finit par faire perdre totalement le sens du propos.

Le jeu et la mise en scène souffrent du même défaut. Il y a de très jolies scènes et de très jolies performances. Je citerais parmi d’autres la reconstitution d’un blackface, la présentation hystérisée de l’exposition coloniale de 1931, l’émotion du poème de Césaire "dans ma mémoire sont des lagunes", dit en théâtre d’ombres, ou la drôlerie douce amère de l’éducation reçue par Léon-Gontran Damas. Les scènes sont tantôt déclaratives, tantôt chantées, tantôt chorégraphiées. On entend de la musique en live ; on assiste à un plateau TV grotesque ; on écoute une conférence. Bref, le spectacle met en œuvre une grande variété de registres. Mais, là-encore, c’est le trop-plein. Toutes les techniques ne sont pas également maîtrisées ; il y a des accrocs dans le texte ou de vilaine raclures de gorge dans une jolie voix chantée ; les enchaînements ne sont pas franchement clairs et, surtout, ça n’en finit pas de finir.

"Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre" est un spectacle ambitieux, décevant en raison même de son ambition. A vouloir tout dire et tout montrer, le spectateur en ressort avec l’impression d’avoir assisté à un projet de fin d’études où il importe davantage de montrer tout ce que l’on sait faire plutôt que d’opérer des choix. C’est dommage.

Catherine Wolff

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 15:43
Le Cabaret électrique
Le Cabaret électrique

Spectacle de la compagnie Le cirque électrique (Paris 20e), vu au Cirque électrique (Paris 20e), le 18 mars 2017.

 

Mise en scène : Hervé Vallée

Interprétation : Hervé Vallée, Séverine Bellini, Justine Bernachon, Selwan Cherfi, Antoine Delon, Kiki Picasso, Monsieur Poudre, Lalla Morte, Siyoula Jins, Raùl Veiga, Jean-Baptiste Very

 

Genre : Cabaret

Public : Adulte (et c’est spécifié, à juste titre!)

Durée : 2h30

 

 

A l’heure de la Réaction triomphante, du "Cabaret électrique, revue n°4" souffle, en forme de manifeste, un vent de liberté salvateur. Avant de vous précipiter, il convient de vérifier que vous saurez apprécier la performance. Ames sensibles s’abstenir. Il y a notamment un numéro de fakir que, personnellement, j’ai détesté et que je n’ai pu soutenir. J’ai passé le temps à regarder le public, étonnée de sa jouissance à voir un homme se faire agrafer par sa meneuse... Mon dégoût n’a duré que le temps du numéro parce que j’éprouve par ailleurs une sympathie certaine et/ou une fascination pour les cultures punk, queer, rock et libertaire et qui sont l’essence même de ce cabaret.

Qui dit cabaret, dit tables pour se restaurer autour de la piste. Au choix, au bar, un menu complet ou des encas. Le service est assuré par "un personnel" en tenue coquine ou queer, éventuellement juché sur rollers. L’orgue de barbarie annonce le plat de résistance, le spectacle. Comme dans tout cabaret qui se respecte, nous assistons à une succession de numéros. Les disciplines circassiennes sont privilégiées mais savent laisser la place à d’autres formes : performances, mini-conférence, peinture corporelle. Le tout dans une tonalité très libertaire, très dénudée et très sexuée. Après tout, le sous-titre annonce bien une revue. La musique d’Hervé Vallée, alias Tapman, accompagne quasiment tous les numéros, sait soutenir les plus faibles (la roue cyr) et magnifier dans une sorte de transe punk, les plus périlleux et/ou les plus poétiques.

Ils sont 11 à se produire pour une moyenne de deux numéros chacun. Dans ce foisonnement de propositions, j’ai particulièrement apprécié Raùl Veiga, sorte de marlou héritier de Freddie Mercury qui du haut de son mât chinois chauffe la salle. Son numéro d’équilibriste en dictateur macho est un prodige de vulgarité maîtrisée. Selwan Cherfi offre un effeuillage au trapèze d’une grande technicité et d’un érotisme fort avenant. Rebelote au tissu aérien en duo avec Séverine Bellini. Les enchaînements sont très soignés et se déroulent soit dans la continuité du jeu soit par l’intervention de Kiki Picasso, le Monsieur Loyal. C’est ainsi que tous les soirs, il propose "Les 7 minutes de Kiki", un espace de parole offert à un invité surprise. Ce soir-là, Guillaume Dessange et François Piron, commissaires de l’expo "L’esprit français, contre-culture, 1969-1989", ont égrené, telle une litanie des dates-clefs, des luttes, des mouvements intellectuels dont l’énumération donne la mesure du "paradis perdu" à l’aune de notre époque du tout sécuritaire. Alors, pour se défouler, à l’entracte, quoi de mieux que d’aller tirer à la carabine sur l’effigie de certain(e)s de nos candidat(e)s à la fonction suprême. C’est gratuit et, promis, ça défoule.

Le "Cabaret électrique" est une pépite subversive. C’est précisément parce qu’il ne lâche rien quant à l’exigence artistique qu’il sait transmettre par la gestuelle, la musique, le costume, un message alternatif à la pensée unique mortifère qui règne aujourd’hui. A voir de toute urgence.

Catherine Wolff

(crédit photo : F. Beddok)

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 19:21

                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Spectacle des compagnies Ong Dam (34) et Récré-Cité (30), vu le 20 Oct. 2016, 10h30, au Carré Rondelet, Montpellier (34).

 

Texte (éd. Le Manuscrit, 2008) et mise en scène: Jasmine Dziadon

Interprètes: Jasmine Dziadon et Damien Alibert

Décor: Jacques Pons

Costumes: Georgette Mico

 

Genre: Conte théâtralisé et musical

Public: 3-10 ans

Durée: 45 min

Jauge : adaptable

Création 2011

 

Avec "l’Effet papillon", Ong Dam et Récré-Cité proposent ici un joli conte sur la nature et l'amour, accompagné de mélodies issues d’un large répertoire. Marguerite la fleur (J.Dziadon) et Mozart le papillon (D.Alibert) tombent amoureux. Mais elle reste rivée au sol alors que lui virevolte librement… jusqu’à disparaître aux yeux de sa bien-aimée. Le chagrin de la fleur émeut ses amis, qui se mobilisent pour retrouver l'amoureux volage. C'est ainsi que des grenouilles sourdes, un couple de tortues fatiguées, une chouette grognon, un épouvantail agité, la Lune et même le Soleil, se lancent dans une étonnante quête riche en suspens et en effets comiques où chacun tente d'aider, avec plus ou moins d'efficacité. L'aventure finit bien et l'on voit, comme le rappelle la compagnie, que "chaque petit geste peut faire de grandes choses". 

J’ai pris grand plaisir à ce spectacle. Le décor est soigné et expressif. L’intrigue bien rythmée intègre dialogues, chansons connues et airs classiques ou contemporains (D.Alibert à la guitare) dans un ensemble vif et homogène, très accessible aux jeunes spectateurs. A eux deux, J.Dziadon et D.Alibert interprètent pas loin de dix rôles qui se rencontrent, se croisent, se poursuivent. Ils restent convaincants dans leurs transformations, aidés en cela par l’esthétique et la pertinence des costumes. Gestuelle, mimiques, intonations, bruitages transmettent efficacement les singularités de chaque personnage avec quelques clins d'oeil amusants. D.Alibert met ses compétences de clown au service d’animaux cocasses et accompagne les dialogues d’airs de guitare connus ou improvisés. J.Dziadon diversifie son jeu avec talent, de la marguerite jusqu’à la Lune. Le texte explore une assez large gamme d'émotions et les messages passent avec légèreté grâce à un humour omniprésent. Quelle drôlerie, par exemple, dans le duo de grenouilles sourdes ou chez ce couple de très vieilles tortues qui hésitent encore à partager la même maison! Les enfants ont beaucoup participé et ri, et les adultes semblent avoir apprécié ce spectacle enlevé, intelligent et riche en qualités artistiques.

Adaptable, le spectacle peut se jouer autant en salle qu’en extérieur. Il s’adresse aux groupes d’enfants comme aux familles.

Catherine Polge

(Affiche de Viviane Weber)

Autres spectacles (pour enfants) de la cie sur le blog:

Cubeo et Bouliette    Le petit chat magicien

 

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