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Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 13:23

la Plateforme les fables

Spectacle de la compagnie La Plateforme (30), vu le 10 février 2013 au Telemac Théâtre (Nîmes).


Avec : Pierre Gorses 

Collaboration artistique : Bela Czuppon.

VIVANT2-toiles-3

 

 

 

 

 

 

 

Durée : 70 mn

Spectacle tout public ou version scolaire

Sortie de création (le 7 Fév. au Télémac)

 

L’exercice n’est pas simple : restituer dans la langue d’origine (datant du XVIIè siècle) les fables de la Fontaine dont on sait bien qu’elles conservent une actualité criante. Seul sur scène, le comédien déborde d’énergie et nous propose une quinzaine de fables en respectant, à la lettre, le texte d’origine. Il incarne chacun des personnages, animal ou végétal, et arrive à nous transporter dans son univers. Au fil du temps, il agrémente petit à petit ses fables de l’actualité de nos sociétés, rendant plus compréhensible aux enfants le contenu de ces mots et de ces phrases parfois alambiqués. Ainsi, le bœuf (dans "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf") est à l’image d’un footballeur sponsorisé et, immédiatement, les enfants comprennent de quoi on parle. La morale devient alors plus concrète.


Bien sûr, il y a des inégalités entre la quinzaine de fables proposées ce soir là en version tout public (il existe une version plus courte en scolaire). Pour ma part, j’ai beaucoup aimé « Le lion et le moucheron » et cette jolie idée d’un moucheron-chapeau à la Mondino harcelant le lion ; ou encore l’incontournable « Le lièvre et la tortue » déclamé sur le même tempo qu’un commentateur sportif du tour de France ! C’est en tout cas un vrai tour de force que nous a offert Pierre Gorses, car le rythme est vraiment soutenu et il tient son texte en bouche avec beaucoup de brio.

 

Il s'agit d'une forme légère tout public et tout terrain où le comédien assure lui-même sa régie. Du coup, il lui est difficile de faire des noirs entre chaque fable... ce qui, pourtant, ponctuerait le spectacle et lui donnerait une meilleure dynamique. S’agissant seulement de la 7è ou 8è représentation, le spectacle pourra certainement évoluer dans ce sens par la suite. C'est, en tout cas, un beau mélange entre littérature et modernité. A découvrir...

Par eric jalabert - Publié dans : Spectacle Jeune Public - Communauté : Theatres
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 13:35

opopop_rosie-rose-baby.jpgSpectacle de la compagnie Opopop (21), vu à la médiathèque de Gignac le 12 Avril 2013 à 10h, dans le cadre du 10eme festival Avril des Clowns.

 

Par et avec Karen Bourre

Eclairages et technique : Julien Larnaud

Scénographie : Martine Bourre et Elga

Musique : ReineK

Regards extérieurs : Sabine Parisot

Babillements : Mona


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Genre : Théâtre burlesque pour tout-petits

Public : dès 10 mois

Durée : 30 min.

Création 2013, en collaboration avec la halte-garderie Darius Milhaud (Dijon).


La compagnie dijonnaise Opopop a été crée par K. Bourre et J. Lanaud en 2010. Un précédent spectacle "Rosie Rose" s'adressait à des enfants plus âgés.


Dans un décor de verdure, une jeune femme s'installe avec un landau qu'elle berce en chantonnant. Arrive une chenille... bébé se réveille et manifeste son impatience car il a faim ! Maman, dans sa fébrilité, fait tout tomber. Pendant ce temps, le doudou pêche le contenu du sac de Maman qui cherche toujours en faisant des acrobaties. Ce doudou devient d'ailleurs de plus en plus farceur, et le bébé de plus en plus capricieux et impératif. Et voilà qu'il pleut et arrive une grenouille. Maman finit par se baigner dans le landau sur un air de mambo. Le paysage devient aquatique avec des bruits de vagues, Maman s'endort épuisée dans le landau poussé par bébé ! Un vrai régal.

 

La scénographie, avec un décor vert et rose fait d'éléments (arbustes, etc.) découpés en relief comme des "pop-up" pour enfants, crée espace et profondeur où le jeu de Karen Bourre, avec sa robe rouge, produit de magnifiques tableaux colorés. Le landau, lui-même en découpe, est en permanence détourné de sa fonction première et devient réservoir de surprises. C'est un lieu de connivence entre bébé et doudou qui l'utilisent avec malice comme, par exemple, lorsqu'une fenêtre s'ouvre dans la capote et que le doudou s'y installe pour pêcher ! De temps en temps le visage dodu, souriant et adorable du bébé surgit avec humour comme pour nous prendre à témoins de ses malices.

Chaque évènement et chaque objet déboulant dans cette promenade mouvementée est source de pantomimes pour la mère, qui cherche constamment à contrôler la situation et y arrive de moins en moins... jusqu'à boire le biberon et dormir dans le landau ! Un bon thème pour un clown !

Karen Bourre, excellente, réalise ses exploits maternels en enchaînant jongleries, acrobaties et pirouettes extrêmement drôles ; comme celle de refroidir le biberon en faisant du hula-hoop, ou encore jongler avec les orteils ! Très peu de mots ("oui, oui, j'arrive !") et des bruitages pour les "mam" du bébé. Une excellente musique rythmée et variée (jazz, cha-cha, mambo...) accompagne la comédienne et le bébé. L'éclairage modifie complètement le paysage selon les évènements.

 

Voilà un beau spectacle plein d'humour, de tendresse et de poésie, qui ravira adultes et tout-petits. Les très jeunes enfants présents ce jour-là ont certainement reconnu leur vie quotidienne et étaient fascinés par ce spectacle dont le rythme était adapté à leurs capacités d'attention. Les jeunes (ou anciennes jeunes) mamans épuisées (mais optimistes) qui ont promené bébé au parc en pensant avoir tout prévu s'y retrouveront aussi... 

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Jeune Public - Communauté : Spectacle vivant
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Jeudi 23 mai 2013 4 23 /05 /Mai /2013 09:58

crocambule_fee-des-reves.JPGSpectacle de la compagnie Crocambule, vu à la médiathèque de Gignac le 10 Avril 2013 à 11h, dans le cadre du 10eme festival "Avril des Clowns". 

 

De et avec : Antonia Carozzi

Mise en scène : Laurence Vigné

Création musicale : Davia Santucci

Scénographie : Stéphane Carbonne

Costume : Barbara Loustalot 

Conception graphique : Caroline Diaz

Direction des chants : Juliette Pradelle


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Genre : Théâtre burlesque pour tout-petits

Public : dès 18 mois

Durée : 30 minutes

Création Avril des Clowns 2013, première représentation.

 

Ce matin-là, "Fée des rêves" a captivé l'attention d'une quarantaine d'enfants assis tout près de la scène, majoritairement des tout-petits mais aussi quelques uns plus âgés.


Sur le plateau, la nuit tombe dans une chambre d'enfant encore doucement éclairée. Le décor est créé avec des matériaux de récupération : un castelet et  une console de jeux en carton, peints de couleurs fraîches et, au fond, une porte haute, véritable puits de lumière féerique réalisé en plastiques sculptés par Stéphane Carbonne. Un tapis blanc, douillet, et de petites loupiotes complètent l'impression de calme. Tout incite au rêve. Antonia Carozzi (vêtue d'un pyjama et de chaussettes aux couleurs tendres et fruitées) joue tranquillement, lorsque la voix off sereine et tendre de ses parents lui rappelle que "c'est l'heure de dormir, brosse tes dents et au dodo !". Malheureusement ce soir-là, la fée des rêves oublie de lui donner la poudre des songes. Le spectacle s'organise donc autour de la quête de cette poudre magique, montrant au passage que l'enfant peut (pour libérer une luciole espiègle) triompher d'un monstre et réussir des exploits.

 

La mise en scène enchaîne les aventures en utilisant tout le volume scénique avec d'intéressants détournement d'objets : console/monstre, porte/ciel , etc. J'ai cru noter un petit ralentissement de l'action pendant la poursuite de l'étoile, mais peut-être cela fournissait-il un peu de répit aux plus jeunes des spectateurs ? Convaincante - malgré une angine - dans son rôle de petite fille, Antonia capte facilement l'attention des petits par un visage expressif et une gestuelle respectueuse de leur rythme. Danse, chant, marionnettes, acrobaties se succèdent et je voyais les petites têtes suivre l'action et réagir. Il y a de l'humour, en particulier dans les facéties de la marionnette luciole. Tendres et fantaisistes, les chansons et les musiques créées pour le spectacle participent à l'ambiance rassurante de l'ensemble.

 

Ce spectacle plein de légèreté, de tendresse et de drôlerie captivait déjà les enfants alors que, juste sorti de création, il était annoncé comme encore perfectible. J'ai aimé cette "Fée des rêves" qui me semble échapper aux écueils qui guettent les spectacles pour tout-petits. Avec fantaisie et douceur, elle amène l'enfant à chasser les frayeurs de l'endormissement et s'adresse, avec justesse, aux jeunes parents et aux collectivités accueillant les petits.

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Jeune Public - Communauté : Spectacle vivant
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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 10:05

zigzag michel arbatz poetreSpectacle de la compagnie Zigzags-Michel Arbatz (34), vu le 15 mars à 18h30 au Carré d'Art (Nîmes) et le 17 Mars 2013 à 16h au musée Paul Valéry (Sète) dans le cadre du Printemps des Poètes.

 

Interprêté par des comédiens de la Brigade d'Interventions Poétiques (BIP) : Charo Beltran, Michel Arbatz, Julien Guill, Marc Pastor, Patrick Vendrin.


vivant-3-toiles-4 Genre : spectacle de poésie / "puzzle scénique"

Durée : 50 min

Public : adultes et adolescents

Sortie de création

 

La Brigade d'Interventions Poétiques, créée en 2003 à Montpellier sous l'impulsion de Michel Arbatz, rassemble des comédiens qui disent de la poésie par coeur, en tous lieux, toutes circonstances, de façon impromptue ou concertée.


Avec "Poêtre", je découvre un spectacle original et plein d'allant. Ici, pas de succession de déclamations, pas de théâtralisation de textes ni de réflexion distanciée. Au lieu de cela, les cinq comédiens discutent vivement de la poésie, de son «utilité», de ses formes et de ses objets ; et chaque question soulevée déclenche immédiatement une controverse. Circulant entre la salle, les coulisses et la scène, c'est alors par poèmes interposés qu'ils s’interpellent et se répondent, se croisant, s'associant, se dissociant. Scène et salle deviennent des lieux de surprise et de découverte avec la trentaine de textes qui sont ainsi parlés ou chantés, pièces d'un grand puzzle. Cette mise en scène interactive, où les comédiens endossent leurs multiples rôles avec bonheur, prend les spectateurs à témoin. C’est un vrai régal !

 

La tournure souvent contradictoire du débat fait réfléchir, la qualité et la profondeur des textes touchent profondément. Ainsi, lorsque de la salle Julien Guil crie avec Maïakowski « Ça ose s’appeler poète et carcailler tout  gris comme une caille » et continue en bondissant sur scène, nous sommes d'autant plus saisis que Charo Beltran s'approchant tranquillement  l’interpelle alors avec Leonard Cohen « Ne crie pas …l’angoisse des organes que tu tripotes n’intéresse personne ». Plus tard, alors que les cinq comédiens alternent les strophes d’un superbe « Bateau ivre » en rap, c’est pour moi la découverte d’un Rimbaud terriblement contemporain... et une autre vision du rap. Quand Charo chante en espagnol pendant que ses partenaires disent « Le chant » de Guillevic, c’est l’ouverture vers une autre manière d’écouter (et d'entendre) la musique des langues. Lorsqu’étrangement, au milieu du spectacle, tout le monde fait sur scène une pause sandwich qui débouche immédiatement sur « La faune » (de Norge) et « Est-il bon le goût du sang ?», nos propres repas prennent une dimension surréaliste. Et, quand Marc Pastor, Michel Arbatz, Charo Beltran et Patrick Vendrin s'apostrophent sur le sexe par poètes interposés (Neruda, Audiberti, Cortazar,  Petreu et Hardellet) avec des tentatives d'approches variées, c'est l'enchantement... Autant de poèmes, autant d'inattendu !

 

En transmettant la parole d'une vingtaine de poètes, Michel Arbatz et sa brigade nous font passer un merveilleux moment qui laisse des traces. En vers ou en prose, parlée ou chantée, sur le ton de l’humour, du drame, de la passion ou de la mélancolie, la poésie, ce soir-là, nous raconte des histoires, parle de meteo, d’amour, de sexe, de politique et d’aventure, pose des questions fondamentales ou légères, bref, musclée et habitée, elle déroule la vie devant nous... Alors, finalement, à quoi sert la poésie ? Chaque spectateur apportera sa réponse… en reconstituant son propre puzzle.

 

Ce spectacle nous emmène loin du "convenu" et des codes du quotidien. Peu importe que l’on connaisse ou non la poésie, il y a là 50 minutes de bonheur à ne pas laisser passer.

 

Autre spectacle de la même compagnie commenté sur ce blog : "Villon la vie"

Autre spectacle de Michel Arbatz : Michel Arbatz de A à Z

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Adultes - Communauté : Spectacle vivant
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Samedi 4 mai 2013 6 04 /05 /Mai /2013 19:48

Deuxième journée pour ce région en scène, en démarrant la matinée avec un spectacle jubilatoire : «L’héritage » (cie le pas de l’oiseau (04) à la distillerie.) Un vrai moment de bonheur, partagé par les professionnels présents, pour une petite forme de conte théâtralisé, à la mise en scène soignée.

  F2 region-en-scene-PACA-201 

A 12 h 15, changement de lieu pour rejoindre en bus, l’Espace de l’Huveaune à la Penne sur Huveaune, car le festival joue la décentralisation en investissant cinq lieux sur trois communes.

Avant l’ouverture officielle du festival, nous sommes conviés dans ce grand hall d’entrée à une conférence sur l’humour intitulée : « A quoi reconnait on un clown ? » de la compagnie du i (84). Emmanuelle Vincent, titulaire d’un Master II en « Humour Appliqué », vient nous présenter son travail, accompagnée de sa stagiaire, Sophie Dullier. Habillées en tailleur strict, elles campent leurs personnages avec délice.

Le contraste entre la rigueur froide de la conférencière et sa stagiaire malhabile fonctionne assez bien. Notre conférencière nous présente en 52 points et avec un sérieux déconcertant le fruit de ses études, mêlant verbiage incompréhensible et calembours à deux balles. L’ensemble, bien que de seulement 30 minutes m’a semblé avoir quelques longueurs et se termine dans un dérapage en règle.

Mais sa forme originale en fait une proposition intéressante pour une ouverture de saison ou de festival.

 

A 15 h, et après un cocktail dinatoire présentant différentes spécialités culinaires du Sud, moment toujours propice à des rencontres et des échanges informels, nous voila installés dans une belle salle de spectacle pour découvrir « Une laborieuse entreprise », de la compagnie de l’Aria ( corse).

Un couple, installé dans un lit accompagné d’un accordéoniste (désormais très tendance d’avoir un musicien live sur scène, mais pas toujours indispensable !), nous parle du vieillissement et de la désillusion du couple. Un texte parfois crû, où l’on découvre Yona Popokh, un homme odieux qui souhaite quitter sa femme, Leviva, après vingt ans de vie commune. Il nous montre les petitesses de l’homme, sa mauvaise foi, les questionnements sur la vie et le renoncement nécessaire qu’implique le couple.

J’ai pour ma part été déstabilisé par le jeu trop déclamatoire des comédiens, qui portant ainsi ce texte dense, drôle et cynique, n’a pas réussi à m’emporter complètement.

 

Enfin pour terminer mon séjour sur le festival, il me restait à découvrir ces « liaisons dangereuses sur terrain multisports» par la compagnie En rang d’oignons (13). Un dispositif ambitieux, nous présentant sur un terrain de hand, avec un public installé en bi-frontal, une version rue des Liaisons dangereuse, où quatre joueurs –deux hommes et deux femmes-, sous les directives du meneur de jeu viennent disputer le match de leur vie, le match des libertins, le match des esprits libres.

Il s’agit d’un exercice ambitieux et heureusement que j’avais revu par hasard une version des Liaison dangereuses, ce qui m’a permis de suivre l’histoire. Cette version totalement décalée suit d’ailleurs le fil de la narration avec une précision surprenante.

Mais force est de constater, que malgré tout le talent déployé ce jour là, et le présentateur-meneur de jeux apporte une énergie toute particulière, il est bien difficile de suivre et de se retrouver dans ces intrigues et machinations diaboliques, dans lesquelles les deux héros-Merteuil et Valmont- se perdent.

J’ai du abandonner avec regret ce festival toujours plein de surprise et très bien organisé. Dans la soirée,  Mac Abbé et le Zombi Orchestra, que j’avais eu le plaisir de découvrir il y a quelques temps, était invité par le Maillon (la fédération Rhône Alpes de la FNTAV) dans le cadre d’un plateau musical.

Le lendemain, c’était « Poucet le temps des mensonges » qui était présenté puis les moldaves pour clôturer cette édition 2013.

Avec 50 programmateurs présents cette année ( pour une billeterie de 1.029 entrées), ce  Région en scène permet ainsi aux treize compagnies sélectionnées de tourner en moyenne sur une soixantaine de dates au final. Et trois d’entres elles seront invitées au festival du chainon à Laval, où les attendront plus de 350 programmateurs de toute la France. Un dispositif qui a fait ses preuves depuis de nombreuses années.

 

Compte rendu de la première journée,ici.

Par eric jalabert - Publié dans : Bilan Festival - Communauté : Spectacle vivant
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