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  • Site d'aide à la diffusion et à la programmation de spectacles vivants couvrant tous le grand Sud Est de la France, dédié aux programmateurs réguliers ou occasionnels, aux compagnies, mais aussi aux spectateurs.
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Couv-cata2010 WebBonjour et bienvenue sur le blog de Vivantmag.
Vous y trouverez l'ensemble des commentaires de nos correspondants sur les spectacles qui ont été vus. Ce service est en ligne en accès libre depuis février 2007.
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Découvrez sur le site www.vivantmag.fr, le catalogue des spectacles repérés... et l'ensemble des services de l'Association d'Aide à la Diffusion Interrégionale du Spectacle Vivant, l'AdAdiff.
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Avec plus de 1.200 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag - AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
Pour faciliter la lecture des spectacles, nous mettons désormais en place un picto permettant de donner notre avis général sur le spectacle. En voici le détail :
Décevant
Moyen
Pas mal...
Bien !
On adore !!! 

les spectacles du Off 2014

Découvrez tous les spectacles commentés par les correspondants de Vivantmag, et présents sur le Off 2014 d'Avignon. Certains ont été vus à leur création, en salle ou sur d'autres festivals, ou sur des précédentes éditions du Off. Grâce à un travail de veille artistique tout au long de l'année, l'Adadiff met à votre disposition son équipe de correspondants et vous permet de disposer d'un regard extérieur et indépendant pour faciliter votre choix. Commentaires ici...

16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 18:19

Festivals pluridisciplinaires de repérage régional organisés par le Cercle de midi (Paca/Corse) et le maillon (Rhône/Alpes), fédérations régionales de la FNTAV (Fédération des Nouveaux Territoires des Arts vivants).

C’est toujours un grand moment que de participer à ces festivals, fruits du travail de repérage des membres du réseau des deux fédérations régionales de la Fédération des Nouveaux Territoires des Arts vivants (FNTAV) - 51 structures adhérentes sur ces deux régions en 2015 -, en vue de favoriser l’émergence, le repérage et l’accompagnement des compagnies locales. L’objectif est de s’appuyer sur la réalité du terrain, pour faire découvrir et partager le travail de compagnies de la région, afin de leur ouvrir les portes d’éventuelles programmations dans le réseau régional, mais aussi d’une programmation potentielle sur le festival national « le Chainon Manquant », à Laval en septembre 2015, accueillant quelques 250 programmateurs. Autant dire, un beau challenge !

C’est aussi l’occasion de diffuser aux professionnels présents, le catalogue Vivant 2015, dans le cadre d’un partenariat de longue date, et d’échanger avec les uns et les autres sur cette question de l’ouverture des réseaux, de la diffusion des compagnies et de la mutualisation, questions centrales pour les années à venir.

J’ai pu voir cette année plusieurs spectacles (en ligne prochainement), « Tania’s Paradise » (cie Attention Fragile), « le K » (Groupe Maritime) et « Monsieur Agop » (cie La Naïve) pour PACA et « Duo Bonito » (Les Nouveaux Nez), Kosh, Barrio Oscuro et Impérial Orphéon dans un plateau musical, et « T.I.N.A » (« There is no alternative », de la cie Cassandre) pour Rhône-Alpes, et j’ai assisté à une table ronde intitulée : « Politique publique et réseaux : vers une plus grande complémentarité ? ». Il me semblait que cette thématique entrait en résonance avec le travail que nous menons depuis bientôt 10 ans avec l’Adadiff/Vivantmag.

Pourtant, dès mon premier spectacle, « Tania’s Paradise » de la compagnie Attention Fragile (13), je m’interrogeais sur les modalités de choix des spectacles. Cette compagnie - et tant mieux pour elle - est déjà largement reconnue depuis son spectacle « Le tour complet du cœur » qui propose 3h30 de Shakespeare dans une performance narrative hors du commun. Même interrogation pour le « Duo Bonito » des Nouveaux Nez (07), compagnie historique du nouveau clown en Rhône-Alpes et dont la notoriété n’est plus à faire, qui pour le coup m’a laissé vraiment sur ma faim, malgré un dispositif original et des comédiens qui connaissent leur métier. Ils avaient tout pour eux, mais n’ont pas pu en faire quoi que ce soit.

Alors, pourquoi proposer ces spectacles, déjà largement repérés, bénéficiant de nombreuses coproductions, alors que tant d’autres auraient pu bénéficier du soutien de ces Région(s) en Scène? Est-ce cela le travail de repérage et l’ouverture d’esprit attendue pour ce type de festival de découvertes?

La question n’est pas nouvelle et revient régulièrement sur le tapis tant cette question du soutien, du repérage, de la visibilité des compagnies est pressante. Et qu’en choisissant, on exclut, on sélectionne, on s’engage, on soutient… et que le choix n’est jamais unanime.

Alors, loin de nous l’idée de remettre en question le principe du choix, forcément sujet à critiques, mais pourquoi ne pas fixer des règles de sélection, afin de d’élargir le champ des possibles ? Actuellement, il faut qu’un spectacle soit soutenu par au moins 3 programmateurs du réseau… et déjà ça n’est pas simple. Cela pousse au consensus, et chacun n’a pas le même poids dans ses propositions.

En discutant avec certaines personnes présentes et en entendant les échanges, il ressort que certains reconnaissent qu’ils ne voient pas assez de spectacles, d’autres soutiennent l’idée d’un accompagnement dans le temps, d’autres enfin que le choix est aussi de présenter des compagnies susceptibles de « monter » au niveau national pour la sélection au festival « le Chainon Manquant » . Mais est-ce encore un tremplin, une ouverture?

La question est peut-être à l’image de la table ronde à laquelle j’ai assisté. Elle m’a permis pour la énième fois d’entendre la présentation des structures (Cercle du Midi, FNTAV, Karwan, Conseil régional PACA, Conseil général des Bouches-du-Rhône…) déjà en réseau, mais point d’échanges, d’écoute ou de pistes de réflexion autour du thème proposé (Politique publique et réseaux : vers une plus grande complémentarité). Le temps était compté et la réunion a été un peu écourtée certes, mais à priori, il n’était pas prévu d’échanges et de tour de table. Dommage pour une table ronde.

Ces interrogations étaient déjà présentes en 2013 lors de ma précédente venue. Malgré le plaisir de revoir certaines personnes et d'en rencontrer de nouvelles, ces rendez-vous gagneraient à évoluer dans leurs modes de sélection des spectacles, même si c’est toujours l’occasion de découvrir de belles propositions artistiques, comme ce « Monsieur Agop » que je vous recommande grandement.

A l’année prochaine ?

Albert Ciraje

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Published by Albert Cirage - dans Bilan Festival
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:21
L'Illustre Comédien Tapissier
L'Illustre Comédien Tapissier

Spectacle de la Cie Bruitquicourt (34), vu le 24 février 2015, au théâtre Jacques Cœur, à Lattes (34).

Adaptation et Mise en scène: Luc Miglietta et Philippe Van den Bergh

Avec: Luc Miglietta, Estelle Sabatier, Emmanuel Valeur, Philippe Van den Bergh, Juliette Peytavin

Genre: Théâtre

Public: Tout public à partir de 12 ans

Durée: 1h30

Création

Il s’agit ce soir de la première représentation publique de ce nouveau spectacle de la compagnie.

Un beau décor suspendu, fait de draperies et tapisseries colorées superposées, semblable à l’entrée d’un chapiteau de cirque, occupe le centre de la scène. Un premier personnage fait son entrée, en costume d’époque. C’est le musicien qui s’installe d’un côté de l’espace scénique avec son matériel. Un second personnage, sorte de conférencier en tenue de ville contemporaine, s’installe de l’autre côté de la scène, derrière une petite table. Les trois autres comédiens tout de noir vêtus, font ensuite leur entrée…

Luc Miglietta a choisi de raconter l’enfance, la jeunesse, les premiers pas de Jean Baptiste Poquelin dans le monde du théâtre, avant qu’il ne devienne Molière… Comment ce jeune bourgeois qui devait reprendre la charge de tapissier du roi de son père, s’est il retrouvé à diriger à 22 ans la troupe de « l’Illustre théâtre » ?

Les membres de sa famille, ses camarades collégiens, la famille Béjard avec laquelle il s’est lié d’amitié, etc., témoins et compagnons de ses jeunes années, se succèdent sur scène, joués par Luc, Estelle et Juliette. Mais Jean Baptiste Poquelin lui-même ne fait pas la moindre apparition, sinon à deux reprises en voix off… !

Le parti pris de la pantomime est clairement privilégié, de manière parfois trop outrancière à mon goût, et fort heureusement contrebalancé par le jeu rigoureux d’un Philippe Van den Bergh parfait dans son rôle de « censeur » lorsque nécessaire.

L’accompagnement musical et les bruitages « live » d’Emmanuel Valeur collent à l’action et suivent les personnages, complétés fort à propos par les jeux de lumière et autres fumigènes. Des morceaux musicaux vraiment très décalés viennent nous surprendre et dynamiser quelques longueurs…

Le jeu est toutefois à l’occasion un peu confus et l’on a du mal à identifier quelques changements de personnages. Juliette Peytavin ne semble pas très à l’aise, mais il est vrai qu’il peut être difficile de trouver sa place entre Luc et Estelle qui jouent (et vivent) ensemble depuis longtemps !

Bref, un spectacle prometteur, qui gagnera à être un peu « resserré », et auquel il faut laisser le temps de la maturation.

Cathy de Toledo

(photo: http://momart-factory.blogspot.fr)

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Published by Cathy de Toledo - dans theatre tout public
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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:16
Hansel et Gretel
Hansel et Gretel

Spectacle de la Cie théâtrale francophone (34), vu le 20 février 2015, à 16h, en séance tout public, au théâtre la Vista, Montpellier (34).

D’après le conte de Grimm

Adaptation et mise en scène: Damiane Goudet

Jeu: Axelle Abela, Charly Astié, Ronan Ducolomb

Genre: Théâtre

Public: Jeune public à partir de 4/5 ans

Durée: 55 min

Création

Un décor conséquent occupe l’espace scénique: trois panneaux, placés en arc de cercle, ménageant des passages pour les déplacements des comédiens, et sur lesquels sont peints des arbres. Quelques balais de genêt plantés dans le sol, quelques feuilles sèches dispersées, complètent le décor.

Nous connaissons tous ce conte de Grimm, qui comporte quelques similitudes avec le Petit Poucet, mettant en scène un frère et une sœur que leur père pauvre bûcheron, influencé par son épouse, tente de perdre dans la forêt. Une première fois, Hansel jeune garçon très malin, va retrouver le chemin de la maison grâce à des petits cailloux blancs. Mais la deuxième tentative du père va hélas réussir et Hansel et Gretel vont errer dans les bois avant de se réfugier dans la maison en pain d’épices d’une sorcière quasi aveugle... Celle-ci va les capturer, faire de Gretel sa domestique et engraisser Hansel afin de le manger. Heureusement, Gretel réussit à précipiter la sorcière dans le four et délivre son frère. Ensemble, ils retrouvent le chemin de la maison après avoir traversé une rivière sur le dos de deux cygnes.

Trois comédiens se partagent la scène, dont un joue à la fois le père et la sorcière. Une voix off, à mon sens peu crédible, figure la marâtre. Ronan Ducolomb m’a semblé moins à l’aise que dans son registre humoristique habituel et je ne l’ai pas trouvé convaincant en sorcière, bien que certains enfants parmi les plus jeunes (certainement trop jeunes) se soient laissé impressionner. Axelle Abela et Charly Astié sont par contre parfaits dans leurs rôles de jeunes enfants heureux de vivre et confiants, malgré la précarité de leur situation.

Quelques chansons entraînantes et des intermèdes musicaux, qui s’ils étaient plus nombreux donneraient peut être plus de « liant », et une touche d’interactivité, ponctuent le déroulement de l’action, portée par l’énergie débordante d’Axelle Abela et Charly Astié. D’autant plus que leurs personnages ont récupéré dans la maison de la sorcière quelques instruments de musique (à défaut de bijoux !) et qu’ils se promettent de parcourir le monde avec leur père, désormais veuf, en jouant de la musique et en chantant (ce qu’ils s’empressent d’ailleurs de faire) pour gagner leur vie…

Le spectacle souffre des imperfections, de quelques longueurs, liées à sa jeunesse… Laissons donc le temps aux comédiens de trouver leurs marques et de travailler la fluidité de la mise en scène.

Le public venu en nombre en cette période de vacances scolaires, a semble-t-il passé un agréable moment.

Cathy de Toledo

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:12
Le Médecin (affreux, sales et méchants)
Le Médecin (affreux, sales et méchants)

Spectacle de la Cie Les Têtes de Bois (34), vu le 25 février 2015, en séance scolaire, au théâtre la Vista, à Montpellier (34).

D’après "Le médecin malgré lui" de Molière

Avec: Mehdi Benabdelouhab, Valeria Emanuele, Facundo Melillo, Ana Melillo

Durée: 1h15

Public: Tout public à partir de 12 ans

Création

J’ai le privilège, avec un groupe de collégiens, d’assister à la toute première représentation de cette nouvelle création de la Compagnie Les Têtes de Bois.

Dans un décor constitué de cloisons légères bâties à partir de cagettes, agrémenté de deux estrades héritées du théâtre de tréteaux, nous sommes d’entrée confrontés à une scène de ménage entre Sganarelle et Martine, scène qui se termine par des coups violents…

Alors que Sganarelle est parti ramasser du bois pour ses cagettes, Martine cherche comment se venger de son alcoolique et bon à rien de mari. Elle croise le chemin de Valère et Lucas, valets de Géronte, qui sont à la recherche d’un médecin susceptible de guérir Lucinde, la fille de leur maître. Elle est atteinte d’une étrange maladie déclenchée par la volonté de son père de lui faire épouser le parti de son choix, alors qu’elle aime Léandre, jeune homme peu fortuné. Martine leur assure qu’elle connaît l’homme qu’il leur faut, même s’il se fait parfois prier pour reconnaître ses compétences médicales, à tel point qu’on est obligé pour cela de le torturer et lui donner des coups de bâton, et désigne Sganarelle. Celui-ci, après avoir été copieusement rossé mais motivé aussi par l’appât du gain, finit par entrer dans le jeu. Il se rend chez Géronte, et non sans lutiner au passage Jacqueline, la nourrice de Lucinde, il préconise un traitement fantaisiste pour la malade, assorti de conseils abracadabrantesques ! Mais, après bien des péripéties et passant à deux doigts de la pendaison, il permet le dénouement heureux de cette histoire.

Le rythme est enlevé, les changements de costumes bien calés. L’accompagnement musical dynamique est bien adapté aux situations, mêlant musique italienne traditionnelle, musique moderne, jazzy, et permet une attente agréable pendant les changements de décor. Comme à son habitude, la compagnie a particulièrement soigné les masques vraiment très réussis, même s’ils « étouffent » par moments la voix des comédiens, ce qui complique un peu la compréhension, au moins dans les premières minutes, notamment avec les deux comédiens argentins. Ensuite l’oreille s’habitue d’autant mieux que les comédiens eux-mêmes adaptent l’intensité de leur élocution.

A l’issue de la représentation, Mehdi apporte quelques explications sur les sources d’inspiration de Molière, puisées dans le répertoire de la farce médiévale dont il a considérablement enrichi l’écriture. La compagnie force encore le trait et mise sur le côté théâtre populaire, parfaitement adapté à une grande partie de l’œuvre de Molière. La volonté était aussi de moderniser cette pièce en prose, satire des pratiques médicales et des mœurs de l’époque, pour la rendre accessible en particulier au jeune public d’aujourd’hui. Et il semble bien que les collégiens présents aient apprécié, si l’on en juge par les nombreuses questions qu’ils ont posées.

Cathy de Toledo

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 16:29
Histoire Deux
Histoire Deux

Spectacle de la Compagnie du Loup, vu au Théâtre Prémol, à Grenoble, le 17/02/2015

Mise en scène : Jean-Marc Galera

Avec : Annette Benedetti et Jean-Marc Galera

Genre : Comédie du couple

Durée : 1h40

"Histoire Deux" se constitue de multiples tableaux reprenant des situations de couple dépeintes par des auteurs connus et reconnus : de Feydeau à Jean-Michel Ribes. On passe du couple d’amants à la femme trompée jusqu’au mari jaloux et au bébé geignard.


Aucune fausse note dans le jeu des acteurs qui dépeignent des situations réalistes dans lesquelles il est facile de se reconnaître au moins une fois. Le sur-jeu n'est certes pas loin, mais correspond bien aux scènes de ménage qui sont décrites. ​L’introduction d’un "personnage-mystère" tout de noir vêtu, servant d’intermède comme de personnage-accessoire, est intéressante. Je regrette cependant de ne pas avoir bien saisi le fil conducteur de ce personnage et donc les raisons de sa présence, qui esthétiquement m’a pourtant beaucoup plu.

A mon goût, le traitement du sujet est un peu dépassé. C’est une thématique déjà largement abordée qui n’a malheureusement pas été innovante sur le plan scénique. Certaines ficelles marchent toujours très bien mais j’aurais apprécié que de nouvelles choses soient amenées pour découvrir ces auteurs sous un nouveau jour. Peut-être que le "personnage-mystère" aurait pu être une solution ? Mais dans ce cas, il mériterait d’être plus approfondi et exploité.


"Histoire Deux" est une succession de scénettes légères à aller voir en couple (si l’on n’a rien à se reprocher) ou entre amis célibataires pour mieux se convaincre qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné.

Doriane

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:35
Dimoné (bis)
Dimoné (bis)

Concert vu au Sonambule de Gignac, le 24/01/2015

Par Dimoné Terrieu et Jean-Christophe Sirven

Genre : Concert

Public : Adulte et adolescent

En octobre, cette salle qui fait la part belle aux musiques actuelles recevait déjà Dimoné en résidence de création et il y avait une suite qu'il est nécessaire de connaître.

Le brouhaha du public dans l'attente, toutes génération confondues, fait résonner ce préambule dans l'antichambre de cette soirée bénéfique. La question est : pourquoi une telle ribambelle de bambins, gamins pré-ados que l'on compte par dizaines? La réponse arrivera plus tard car les locaux eux savent de quoi il retourne.

Le chanteur présente lui-même la première partie, « Eve & the travellers », une pop à l'anglaise qui ne réussit qu'à faire piétiner l'assistance.

Devant le désormais traditionnel décor lumineux de cette forêt de lampes de bureau, les musiciens s'installent tranquillement pendant que le public se rassasie. Un calme, une énergie sereine règnent, là où le trac peut assaillir certains, ici tout n'est que gestes posés, réfléchis, réglages presque routiniers, dus certainement à l'expérience accumulée au fil des concerts qui se succèdent depuis la sortie de ce quatrième album si bien accueilli par les amateurs de toute la France. Voilà, ils peuvent maintenant prendre ce moment de concentration presque indispensable à tout artiste qui va descendre dans l'arène, se jeter en breuvage à la meute assoiffée de musique.

La salle se remplit de nouveau, et l'excitation de cette myriade d'enfants se fait pressante, grondante, si bien qu'à l'arrivée de ce duo de complices, Dimoné doit faire un gros « Shut up » pour essayer de canaliser cette énergie désordonnée, dépassant facilement en volume celui de la sono.

Un cours d'école c'est puissant comme une cour d'école. C'est ce qu'à dû se dire le chanteur chaque fois qu'il s'est rendu au collège Lo Trentanel de Gignac pour faire partager aux classes de 5ème D, 5ème H, 4ème C et 4ème A, pendant les cours de français de Mme Giglio, sa façon d'appréhender la parole :" mettre du plaisir dans les mots, découvrir les enjeux multiples du texte poétique, faire intervenir le corps ". Rares doivent être les chanteurs qui peuvent se programmer presque à la suite un passage en live sur France Inter et une intervention en milieu scolaire. C'est toute la générosité et la proximité humaine que sait dégager ce personnage. Vers le milieu du concert, il fait appel à sa chorale d'adolescents pour enchaîner les enregistrements d'interventions des élèves et la chanson « Les triples axels ». Alors que certains essayent de crier pour passer au dessus des autres qui chantent, il faut la constance diplomatique du chef pour tenir toute cette vitalité, cette audace enfantine. Au final, une parenthèse insolite pour le public habitué aux prestations classiques.

Pour le reste de ce concert très familial, c'est le mordant du verbe, tantôt acerbe tantôt romantique, porté par la guitare légèrement pop et plutôt rock et les nappes de synthés accompagnés de samples urbains ou nature. Le public commence à se faire un tantinet fanatique pour chanter avec Dimoné, son héros, son chevalier baladin, poète saltimbanque des scènes et des ondes.

Daniourk

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 10:26
En attendant...#2, au comptoir
En attendant...#2, au comptoir

Spectacle du Collectif Sauf le Dimanche (92), vu au bar Le Dôme, le 23/01/2015 à Montpellier


Chorégraphes et interprètes : Marie Doiret et Emilie Buestel

Composition musicale : Sébastien Berteau

Genre : Danse

Durée : 15 minutes

Emmener la danse contemporaine au plus près du public, la sortir des studios, des salles conventionnelles, la mettre en danger dans la situation quotidienne, dans un décor anachronique, voilà la démarche de ce duo de danseuses mises en mouvement par elles-mêmes.

Ce soir-là, la salle de ce café, réputé pour accueillir la culture montpelliéraine, était bien remplie par un public varié, peut-être acquis à la cause des artistes du jour mais très attentif à la prestation proposée. Et c'est presque par surprise que le duo a pris possession de trois mètres carrés devant le comptoir pour commencer son évolution très expressive. Dans une complicité évidente et une implication marquée, Emilie et Marie expriment cette attente avec des caractères changeants, des attitudes et des désirs allant du charnel au violent, du sensuel à l'étonnement.

« La simplicité du propos de ces pièces est pour Emilie Buestel et Marie Doiret un moyen de revendiquer une danse plus que jamais "dansée", où la gestuelle prend le pas sur la narration ou l’existence de personnages préétablis. Il s’agit de sortir la danse de l’espace scénique, sans renoncer à une exigence chorégraphique, accessible à tous. » (mots du Collectif)

L'hyper-proximité du public met en communion les danseuses et le quidam dans une intimité délicieuse, presque gênante pour certains. Cela donne malgré tout une expérience profitable pour ceux qui se sentent peu en accord avec les corps. Pour les amateurs du genre, on peut être dérangé par le manque de confort, par la frustration de mal percevoir, mais pour mieux voir il faudra revoir ces chorégraphies qui sont susceptibles d'être toujours différentes suivant les lieux d'accueil.

Cet avant-goût donne l'envie de connaître mieux ce collectif par d'autres spectacles :

"Zone de confort"
"Partie !"
"Mètre Carré"
"L'envers à l'endroit"
"Obaké 44"
"Appel d'air"
"Troc !"

Daniourk

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 18:11

josefa.jpgSpectacle de Joséfa, vu le 28 Oct.2014, 21h, à la Friche de Mimi, Montpellier (34), pour la Frich'Up#1

 

Avec : Joséfa, auteur-compositeur-interprète

Accompagnée de : Félix Lipéri (banjo), Arnaud Delosanne (tuba), Tobie Fouilleul (percussions)

 

VIVANT2-toiles-3Genre : Chanson swing théâtralisée

Durée : 30 minutes

Première de ce spectacle

 

 

Ce groupe est né en Mars 2014. Mais Joséfa s'est lancée dans le tour de chant il y a déjà quelques années (lauréate du prix Initiative Jeunes en 2011). Malgré des conditions sonores difficiles ce soir-là, j'ai fait une très jolie découverte.

 

Joséfa se produit en personnage élégant, mi-années 30, mi-contemporain, plein de peps et de charme. Sa spontanéité et sa fraîcheur révèlent de véritables talents scéniques. La voix bien timbrée avec une belle diction, s'échappe avec autant d'agilité dans des mélodies rythmées que dans des airs de jazz et swing, et nous offre même un peu de scat. Ses textes ? de jolies tranches de vie poétiques et pleines de finesse, sur lesquelles s'accrochent émotions et images. Humour, tendresse, joie de vivre "pétillante" et poésie sont au rendez-vous autour d'un rêve de campagne, d'un rendez-vous manqué ou du plaisir de la solitude... Les musiciens ne sont pas en reste pour la qualité. Au-delà du simple accompagnement, ils nous offrent de bons moments de swing en accord parfait avec le dynamisme et la fantaisie de la chanteuse. Tous quatre dégagent une harmonie que j'ai sentie déjà bien rôdée.

 

Joséfa enchante et met le sourire aux lèvres des spectateurs. Un tour de chant théâtralisé de qualité à ne pas manquer et un groupe à soutenir !

 

Catherine Polge

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 19:18

L-inconnu.jpgSpectacle de la Cie Pile ou Versa (05), vu le 31 Oct. 2014, au Théâtre de l'Albarède, Ganges (34), 20h30

 

Création d'après le film muet de Tod Browning, 1927

Mise en scène : Daniel Lawless

Avec : Anabelle Galat-Zarow, Sophie Gauthier, Simon Gillet, Robin Vargoz

Musique d'Eric Satie et compositions de la Cie

 

vivant-3-toiles-4Genre: Théâtre

Public: Adultes et adolescents, déconseillé aux moins de 8 ans

Durée:  1h

Création: 2009

 

Un mot rapide sur l'Albarède qui, au sein de la Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, est un lieu ouvert de soutien à la création, de médiation culturelle, et de formation du spectateur. L'équipe a longuement préparé cette journée d'Halloween 2014 : après-midi destiné aux enfants, et ensuite soirée pour les adolescents et les moins jeunes. Six structures culturelles locales, dont les élèves de l'école de théâtre, se mobilisent ainsi pour la réussite de la soirée. Tout est dans le ton d'Halloween, mené avec dynamisme et un zeste de mystère et j'ai apprécié que tout le monde, équipe et spectateurs, ait joué le jeu du déguisement. La salle est pleine. Sur scène, ambiance noir et blanc, et un piano. Le titre du spectacle a été tenu secret jusqu'au dernier moment.

 

Souvent tentée par l'insolite, la Cie Pile ou Versa est ici inspirée par le scénario de Tod Browning : Il s'agit d'une rivalité amoureuse tragique dans un cirque forain. Alonzo, fier hidalgo sans bras mais lanceur de couteaux avec ses pieds, et Malabar l'Hercule sont tous deux amoureux de Nanon, fille du directeur. Mais celle-ci a une peur panique des mains des hommes. De mystères en révélations, d'explosions dramatiques en situations hilarantes, l'intrigue se déroule entre le Grand Guignol et le fantastique, mêlant l'amour, la vie, la mort. Une belle adaptation.

 

La compagnie restitue l'ambiance et le style du cinéma muet : ombres et lumières, dégradés de noirs et blancs, jeu, cadence, musique et bruitages, cadrages des scènes, tout y est. Maquillages et costumes jouent habilement du noir et du blanc, sans caricature. L'ambiance est fantastique, avec de la violence et du monstrueux. Il y a du rouge violent pour la passion et le sang, une amputation brutalement évoquée, un personnage utilisant ses pieds comme des mains, un nain difforme et ambigu. J'ai été impressionnée par l'ambition de la mise en scène, qui évite les poncifs du genre. Dans ce contexte hors norme, les comédiens sont excellents dans leurs pantomimes, postures, mimiques et dialogues. Pathétiques, sentimentaux, mystificateurs, tragiques, ou ridicules, ils expriment de multiples subtilités de la vie. C'est un spectacle bien construit, qui tient en haleine et d'une belle recherche esthétique. L'éclairage jongle avec les nuances de blanc, noir et sepia, découpant parfois des scènes fortes, comme le jeu de mains autour du piano, ou l'ombre de doigts menaçants. Et brusquement, une rupture humoristique vient détendre la salle ! Au piano, la musique de Satie, pleine d'humour, accompagne efficacement la complexité de ce spectacle fantastique. Eblouissant !

 

Spectacle sur les passions humaines et le miroir que nous leur tendons, "l'Inconnu" revu par les Pile ou Versa emmène le spectateur dans un univers insolite aux frontières de l'impossible et là où cirque, théâtre et cinéma se mêlent. A voir absolument par tous les fous de spectacle et par tous ceux qui adorent les frissons. La contre-indication pour les moins de 8-10 ans s'explique aisément.

 

Catherine Polge

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 19:20

La tente d'Edgar4Spectacle de la Cie Trappe à ressorts (67), vu le 28 Oct. 2014, à la Friche de Mimi, Montpellier (34), pour la Frich'Up#1.


Créé et interprété par Stéphane Amos

Regards complices : Jérôme Lang et Zabou Lux

Construction décor : Stéphane Amos et Christophe Fruh.

 

VIVANT-3-COEURS-5Genre : Magie burlesque

Durée : de 40 min à 1 heure

Public : Tous à partir de 6 ans

 Spectacle joué en rue, en salle ou sous chapiteau

 Re-création 2011 

 

Beaucoup de monde, enfants et adultes, se presse ce soir-là sur des gradins à La Friche de Mimi, pour ce drôle de spectacle. Qu'est-ce qui avance sur scène ? Une énorme tortue ? Un igloo en feuilles mortes ? Non, c'est une grosse tente arrondie, projetant des yeux lumineux et sonnant comme une trompette. C'est intrigant. Stéphane Amos soulève un auvent qui laisse deviner l'intérieur où il va s'installer au milieu de câbles, manettes, leviers et bizarreries mécaniques qui s'entremêlent de manière fantasque. En costume noir et casque d'aviateur, l'artiste nous déclare : "Si vous écoutez bien, vous verrez mieux !"... et pendant une heure, posté à la fenêtre de sa tente, il nous mystifie sur un rythme d'enfer, tout en discourant avec un humour décoiffant. Toujours avec l'air de ne pas y toucher, il fait apparaître, disparaître, multiplie ou enflamme toutes sortes d'objets. Il est conseillé de ne rien laisser traîner à sa portée ! Et sous prétexte de nous expliquer ses "trucs", Stéphane rajoute des couches de magie ! Succès dans la salle où le public, très attentif, pour ne pas dire "scotché", rit beaucoup.


J'ai été emballée par le monde très original créé par cet artiste fascinant, magicien très doué et passionné de mécanique. Si j'ai reconnu quelques tours de magie classiques, tels ceux de la corde, ou des gobelets, c'est sous une forme complètement revivifiée et théâtralisée. Jouant un personnage loufoque, S.Ramos jongle brillamment avec l'humour, la fausse naïveté, les parodies, les double-sens et les jeux de mots. Par sa gestuelle et ses mimiques étonnantes il apparaît totalement immergé dans ses manipulations, impliquant ainsi fortement le public qui l'accompagne de surprise en surprise. Quant à l'ambiance "mystico-mécanique" de la tente, elle crée un monde fantastique où les tours de magie s'intègrent très naturellement. A la fin du spectacle, un coup d'oeil à l'intérieur de la tente m'a révélé un aménagement à la Jules Verne mâtiné de Tryphon Tournesol. C'est à elle seule un petit chef d'oeuvre.


Maniant à la fois le rêve, l'illusion, l'humour, la bonhommie et le mystère, cet étonnant spectacle s'adresse autant aux enfants qu'aux adultes et peut émerveiller tous publics. On en sort avec le sourire aux lèvres.

Ce spectacle est techniquement autonome, de nuit comme de jour.

 

Catherine Polge

(Photo: Thomas Doco)

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Published by Catherine Polge - dans Spectacle Tout public
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