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Avec plus de 500 spectacles commentés sur ce blog, les correspondants Vivantmag et l'AdAdiff, ne se posent pas en censeur du spectacle, loin de là. Nous souhaitons seulement faire partager un point de vue, forcément subjectif, sur les spectacles que nous voyons. Chaque retour de spectacle est ouvert à vos propres commentaires, et n'hésitez pas à en laisser car ils enrichissent ce travail d'échange et de partage d'informations.
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 16:55

turbulence_loupiot-la-peur_1.jpgNous étions à la représentation du jeudi 29 mars 2012, à la sallle du Jeu de Paume à Vizille (38), lors du Festival P’tits mots P’tits mômes. Une nouvelle occasion de voir cette compagnie iséroise que nous avions déjà remarquée l’an dernier, avec "Gropopotam et Petiminus".

 

- Public : enfants de 3 ans à 6 ans, et leurs accompagnants
- Jauge : 100 personnes
- Durée : 40 mn

 

Distribution :
- Ecriture : Martine Nicolas et Alain le Boulaire
- Mise en scène : Alain le Boulaire
- Décor et figurines : Marie le Boulaire

 

Technique : le Karagöz (théâtre d’ombres colorées produites par la projection, sur écran, de silhouettes polychromées articulées) avec écran monté sur enrouleur. Nécessite l’obscurité.  

vivant-3-toiles-4.jpg  

D’habitude les enfants, y compris ceux d’aujourd’hui, ont peur du loup. Là c’est Loupiot, le louveteau, qui a peur. Au fond de son terrier, il se blottit et ne veut guère se risquer hors de son trou. Jusqu’au jour où "le tout petit petit loup qui avait peur de tout" va franchir le seuil de son domaine rassurant et s’enhardir dans la forêt. Le rideau-manivelle tourne, tourne, et nous suivons son périple qui déploie les images de ses rencontres et péripéties. Tantôt la narratrice est devant, tantôt elle passe derrière le voile et convoque nos imaginaires avec les voix des animaux qui dialoguent le long du récit : Tout-Fou le hibou, le wapiti, Pique-Pelote le porc épic et Grand-mère Ours à l’accent québécois qui, derrière ses lunettes et sa rudesse apparente, console le petiot et lui apprend le monde...

Ce choix-là a vraiment fonction de reprendre contact avec le public, de permettre aux enfants de souffler un peu; comme une réassurance nécessaire pour ces très jeunes qui ont besoin à la fois d’être entourés, et de vivre toute proche l’histoire dans laquelle ils se projettent sans mal.

 

Nous avions déjà vu cette compagnie l’an dernier, lors de la précédente édition du festival dédié à la petite enfance. Nous avons eu plaisir à la retrouver avec une proposition dans la même veine, mais d’un abord plus simple (avec moins de personnages et d’avantage ciblée sur le héros) et à la belle esthétique. Elle est bien adaptée aux tout petits et reste agréable à voir pour les plus grands. Le choix technique compose entre le monde des livres et celui des marionnettes, et est serti d’un émaillage de petites bribes chantonnées à la mode des comptines de notre enfance.

 

Une compagnie qui a son style, son univers, et qui nous le fait aisément partager. Ne pas hésiter à se déplacer pour découvrir son travail.

 

Autre spectacle de la compagnie : http://vivantmag.over-blog.com/article-gropopotam-et-petiminus-70955459.html

Par Véronique Pedrero - Publié dans : Spectacle Jeune Public
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 18:27

douce-france.jpgSpectacle vu dans la salle polyvalente de Saint-Brès (34), le 27 Avril 2012 à 20h30, dans le cadre de la saison culturelle 2012

 

Genre : Music-Hall avec plumes et paillettes

Durée : 2h

Public : à partir de 12 ans

 

Mise en scène : Bruno Abarca et Maïlyse Chatiliez

Chorégraphie et costumes : Maïlyse Chatiliez

Chant : Bruno Abarca et Béatrice Bourrel

Danse : Maïlyse Chatiliez et Cédric Michelon, Mélanie Matteu

Son : Patrick Biggey

Eclairages : William Lagarrigue

 

VIVANT2-toiles-3.jpgDouce France se produit dans la région depuis 7 ans en duo chant, et depuis 3 ans en variétés françaises. Cette formation est en constante évolution, aboutissant maintenant au music-hall avec 2 ou 4 danseuses.

 

 L'Association Sportive et Culturelle de St Brès nous a accueillis dans une grande salle polyvalente, en nous proposant boissons et assiettes gourmandes. Plus d'une centaine de spectateurs autour de tables décorées de fleurs et bougies… et de nombreux retardataires pour un spectacle prévu à 20h30, qui commence à 21h15 !

 

Présentés en deux parties avec entracte, les numéros de variétés se sont succédés sur un rythme soutenu en alternant chansons, danse sportive en couple, ballets de music-hall, sur les airs les plus connus du xxè siècle. Les chanteurs Bruno Abarca et Béatrice Bourrel nous ont proposé un tour de chant agréablement choisi, entre charme et entrain (« La vie en rose », « C'est si bon » etc). Bruno a une très belle voix, chaude et profonde, et Béatrice une voix puissante. Malheureusement la mauvaise qualité du son a souvent perturbé l'écoute, rendant parfois les paroles inaudibles (mauvaise acoustique de la salle ? mauvaises balances ? volume trop fort ?). Le couple de danseurs (Maïlyse Chatiliez et Cédric Michelon) a été très applaudi pour ses bons numéros en duo, typés et rythmés, toujours bien visibles sur la ligne de danse (salsa, paso doble, charleston, rock). Les autres danseuses nous ont donné des mouvements d'ensemble en arrière-plan et des ballets, sur des chorégraphies attractives, joyeuses et souvent très entraînantes. Leurs silhouettes minces étaient « déshabillées » avec des costumes en folie, bustiers, poufs, fessiers, faux-culs, vertugadins, avec plumes et volants. Les éclairages ont accompagné les artistes en jouant tantôt sur des couleurs opposées chaudes/froides, tantôt sur des couleurs chaudes, proches et fondues. Nous avons cependant été gênés par l'utilisation de colonnes de spots blancs en fond de scène, qui éblouissaient et distrayaient le regard.

 

Au final, nous avons passé une soirée contrastée, avec des moments de plaisir devant ce bel effort plein de dynamisme, et aussi des moments de déception... en souhaitant que Douce France puisse trouver des solutions aux problèmes techniques. A cette condition, la passion et le professionnalisme dont font preuve les artistes pourront servir pleinement ce spectacle distrayant.

Par Catherine Polge - Publié dans : Spectacle Tout public
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 08:41

songes_sidonie-koulleure.jpgNous avons assisté à une représentation de la compagnie Songes (26), à destination des plus petits (indiquée 0-3 ans), le mercredi 27 mars 2012 à la Salle du Jeu de Paume de Vizille (38). Une proposition qui mêle danse, théâtre, musique, cinéma d’animation, marionnettes, création lumière et olfactive. Création 2011.

 

- Public : un spectacle que nous ne conseillerions pas vraiment pour les tout petits, même s’il est indiqué pour des 0-3 ans
- Durée : 25 mn

 

Distribution :
- Claire Rallegeau
- Sylvain Vincendeau  

VIVANT-1-toile-2.jpg  

Le plateau accueille un décor suranné, comme si nous allions pénétrer dans un espace du temps d’avant. Des tableaux et des portraits trônent sur les murs, comme dans une maison bourgeoise ou même, un château. Le sol à damiers fait penser à un jeu de dames ou un échiquier. Il y a aussi un vieux fauteuil fatigué et des bouquins empoussiérés. Sidonie arrive, mais elle est plus pâlotte que la petite fille qui figure sur l’affiche. Elle aussi transporte avec elle le passé, que ce soit dans sa tenue, son attitude et sa coiffure. "Savez-vous ce que c’est des plumes ?" demande-t-elle. Elle ouvre une petite boîte où sont endormies de surprenantes petites bêtes ailées. Beaucoup de pénombre-obscurité, clair-obscur, propice sans doute à la venue des fées qui n’aiment pas vraiment le grand jour, et opèrent de préférence dans les recoins ombreux.

 

Nous avons trouvé la proposition un peu "gothique", faisant songer à "Edward aux mains d’argent"; pas déplaisant pour les adultes et plus grands, mais pas particulièrement en rapport et en adéquation avec l’âge auquel elle cherche à s’adresser. Le tout était peut-être aussi accentué par une musique qui nous rappelait "La leçon de piano".

Nous avons apprécié les ombres comme celles des sapins, cet univers qui nous faisait penser à un album "retraçant" la capture des fées saisies entre deux pages, et les images projetées sur les murs de ce salon qui nous racontaient des histoires où nous pouvions prendre place et cheminer. Nous avons perçu l’onirique dans les moments sans paroles, plus que dans les mots et les intentions qui s’y glissaient. Nous avons aimé ces jeux de lumières et cette frange de bizarreries quand l’imaginaire est sollicité. Nous, en tant qu’adulte(s).

Mais nous avons éprouvé de la gêne quant au ton employé tout du long; pas seulement étrange, non, plutôt "dramatique", loin de l’émerveillement et de la surprise qui font écarquiller les mirettes des enfants. Comme si l’heure était (forcément) grave et sous-tendait une catastrophe qui pourrait se déclencher ou être provoquée par Sidonie dans le monde de l’invisible. Quant à la manière de congédier le public, pas très conviviale ! Les petits ont besoin de rituels pour se construire, pour comprendre quant ils entrent et sortent, tant du réel que de l’imaginaire. Là, ils n’étaient pas franchement accompagnés... Plutôt poussés à s’en aller...

 

Pour nous, c'est un spectacle qui, s’il se compose d’éléments riches, reste à interroger au plan de ce qu’il met en jeu et de ce qu’il suscite : indispensable pour un ajustement de la création artistique.

  

Festival P’tits Mots P’tits Mômes de Vizille (38) : http://www.ville-vizille.fr/index.php.

Par Véronique Pédréro - Publié dans : Spectacle Jeune Public
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 14:50

tango-cingaro_tango-nomade.jpgSpectacle du groupe Tango Drom, vu le 31 mars 2012 à 21 h dans la salle Bassaget à Mauguio (34).

Tout public

Durée 1 h 30

 

Distribution :

Pepe Martinez (chant), Pierre Bernon (guitares), Christian Buttard (harmonica), Delchad Ahmad (violoncelle, violon, oud) Renaud Duret (contrebasse)

Danseurs : Claire et Dario Da Silva

 

VIVANT2-toiles-3.jpgLe service culturel de la Ville de Mauguio  et l’Association Tang’Azur ont élaboré ensemble le projet "Le Temps d’un Tango à Mauguio"  les 31 mars et 1er avril 2012, dont le spectacle présenté ce soir constitue le point fort. Il s’agit de la rencontre, initiée par le guitariste Pierre Bernon, du groupe Tango Drom, du chanteur Pepe Martinez et des danseurs Claire et Dario Da Silva. Ils présentent  un répertoire de tangos argentins traditionnels et contemporains.

 

Les musiciens, tous excellents (l’harmoniciste nous a particulièrement impressionnés, peut être parce que cet instrument est injustement délaissé), nous emportent dans un enchaînement agréablement rythmé de morceaux acoustiques puis chantés et dansés. La mise en scène, sobre, met en exergue l’âme même du tango, et concentre l’attention du spectateur sur la qualité d’interprétation des musiciens ou la sensualité et la précision des danseurs. Toutefois, nous avons eu un peu de mal à nous habituer à la voix très rauque de Pepe Martinez, mais c’est un ressenti personnel qui n’enlève rien à la qualité de l’ensemble. Reste qu’un peu plus de soin apporté aux tenues de scène des musiciens nous semblerait de bon augure, particulièrement  lorsqu’ils accompagnent un couple de danseurs aussi élégants que les danseurs de tango.

Par Cathy de Toledo - Publié dans : Concert
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 14:36

faux magnifico nature morte dans un fosseSpectacle de la compagnie Faux Magnifico, d’après le roman de Fausto Paradivino, vu le 09 Mars 2012  au Chai du Terral de St Jean de Védas (34). Première sortie de résidence.

 

Avec Grégory Nardella

Mise en scène et adaptation Toni Cafiero

Tout public à partir de 14 ans

Durée 1 h 20

VIVANT2-toiles-3.jpg

La salle est limitée à une jauge de quelques 80 places. A notre entrée, le comédien est déjà en scène, s’échauffant comme un boxeur avant le combat autour d’un  plan incliné qui pourrait évoquer un ring sur lequel il va se colleter à chacun des personnages. Comme souvent, lorsque Toni Cafiero assure la mise ne scène, le décor est très épuré, graphique, fait de lignes qui se croisent dans une perspective contribuant à l’effet de profondeur. 

 

L’histoire débute avec la découverte, dans un fossé non loin d’un bourg de la banlieue milanaise, du cadavre d’une jeune fille nue, sans papiers, rouée de coups... sordide. Six personnages se succèdent sur scène dans une suite de  monologues, et livrent chacun leur version de l’affaire en même temps que  le résultat de ses propres réflexions. Grégory Nardella incarne tour à tour le policier, largement inspiré du personnage de Colombo, le petit ami de la victime, sa mère, l’individu qui a découvert le corps, un indic de la police, une prostituée.

La musique, plus ou moins syncopée (suivant qu’elle accompagne le monde de la nuit ou le monde du jour), rythme les changements de costumes alors que, dans le même temps, des peintures sont projetées sur un écran en hauteur au fond de la scène. Un entracte vient interrompre le déroulement de l’enquête pour que chacun puisse se faire sa propre idée, vraisemblablement. Pour ma part, je n’ai pas cherché un instant à deviner qui était l’assassin, l’essentiel ne me semblant pas se situer là... L’important était le fond, qui dénonce une société en pleine dérive, violente même, et surtout là où il ne devrait pas y avoir de violence : dans la sphère familiale. J’ai concentré mon attention sur les personnages et le jeu de l’acteur, servi par une mise en scène efficace.

 

Seul un petit problème d’acoustique (le choix ayant été fait de travailler sans micro) a gêné par moments la compréhension. Soulignons la performance de Grégory Nardella.

Par Cathy de Toledo - Publié dans : Spectacle Tout public
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