Ouverture

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Samedi 21 juin 2008

Il existe dans les alentours de l’Isle sur Sorgues une mouvance, un courant d’air sympathique puisqu’il est poétique. D’une manifestation officielle telle que « Trace de poète » à d’autres dont les rendez-vous se donnent plus ou moins sous le manteau, spectateurs et artistes locaux se rencontrent. On se connait ou reconnait et on s’apostrophe au final pour parler de tout et de rien, mais souvent quand même de poésie accompagnée d’un verre offert en sympathie… (Car c’est bien connu : verre et poésie ont toujours fait bon ménage).

Ce vendredi 20 juin 2008 au soir, le festival « Trace de poète » nous a donc proposé en clôture un spectacle intitulé Voyage en Hélènie, chanté par Hélène Martin et enchanté par la présence musicale et flutée de Jean Cohen-Solal. Nous avons eu la chance de voir ce spectacle à la Salle des Congrégations, qui si elle n’est pas un espace idéal pour une telle manifestation, n’en demeure pas moins beaucoup plus agréable que celle de La Tour d’Argent… A ce propos, que devient donc la salle dédiée aux associations et nouvellement construite à l’Isle sur la Sorgue?...

Voyage en Hélènie, c’est le parcours poétique et en musique de cette Dame qui nous donne à entendre en escales ses propres écrits mais aussi ceux de Rimbaud, Aragon, Villon, Genet et bien d’autres encore qu’on a trop souvent l’habitude de voir cités sur nos étagères poussiéreuses.  Hélène Martin, elle, dépoussière, fait renaître pour ce qu’ils sont, tous ces mots mêlés aux siens. En vers ou en notes, nous voyageons dans des univers qui évoquent tour à tour ceux de Barbara, Brel, Brassens.  Elle nous rappelle en filigrane qu’il n’y a pas d’âge pour la « provoque ». De Baudelaire, elle cite l’invitation au voyage en nous parlant du sien qu’elle exprime avec pudeur au coucher de soleil de sa vie, et puis elle demande de baisser l’intensité des projecteurs qui la gêne. Ainsi nous finirons la soirée dans une ambiance orangée. Elle prend sa guitare, fait chuinter les cordes. Jean Cohen Solal  l’accompagne, fait chanter son instrument ; c’est tellement rare un instrumentiste qui fait chanter son instrument, surtout quand il s’agit du plus pincé des lèvres…

Elle a beau nous dire qu’il est temps de partir un jour quand on a vécu comme elle a vécu, elle ne fait que nous entrainer d’une histoire à une anecdote, d’une anecdote à un poème, d’un poème à la vie comme si elle ne voulait pas nous quitter, comme si elle ne voulait pas que nous, public, nous la quittions. Alors, lumières de services rallumées, nous sommes restés pour partager un vers ou un autre. Sur les derniers instants, quelques mots se sont échangés, les siens disaient  en citation: « L’Art ne se sépare de rien ».

 

Pour suivre l’actu du cercle des poètes… : http://tracedepoete.com/

 

Quant à Jean Cohen Solal, ne le ratez sous aucun prétexte : il sera présent au festival Off d’Avignon du 10 au 13 Juillet 2008 à 20h30 au musée FUJAK pour un « concert de flûtes live et installation électroacoustique ».  Il viendra également enchanter l’ « Exode » de Benjamin Fondane mis en scène par Yves Sauton et présenté également dans le cadre du Off du 22 juillet au 2 août au théâtre Les Ateliers d’Amphoux

par v@léry publié dans : Spectacle Tout public
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Dimanche 15 juin 2008

« La Leçon » Cie du Théâtre de la Mouvance (Avignon)

Mise en scène - Yves Sauton assisté de Linda Bourmel - Durée 1h15

 

Aux Ateliers d’Amphoux, le Théâtre de La Mouvance présente la leçon, une pièce d’Eugène Ionesco, jouée très régulièrement depuis sa création en 1958.

Les spectateurs venus très nombreux,  sont impatients de découvrir le fameux trio infernal interprété par Christine Eckenschwiller, Julie Arcq & Erwan Alec.

Sur scène deux clowns  débutent énergiquement le spectacle, on assiste à une succession de sketchs mimés avec une fraîcheur enfantine. Puis la leçon commence et le jeu dévie vers des situations loufoques mêlant mathématiques et sciences du langage, les rôles changent, l’histoire se précise, et les personnages deviennent de plus en plus intrigants.

Il est juste que ce spectacle bien mené est parfois rythmé de manière inégale, mais cette petite défaillance est très vite oubliée grâce au comique de situation et aux talents des comédiens.

Avis aux amateurs d’humour noir et d’humour tout court.  Vous pouvez retrouver cette tragi-comédie lors du prochain festival d’Avignon aux Ateliers d’Amphoux. 

par www.vivantmag.fr publié dans : Spectacle Tout public
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Mercredi 11 juin 2008
Spectacle vu le samedi 7 juin, à l'Atelier du 8 à Grenoble (38).
Spectacle de contes qui s'adresse aux adultes et aux enfants à partir de 8 ans.

Par la compagnie Poussières d'Histoires (38) interpété par Véronique Pédéro.

Véronique Pédréro est seule sur scène, simplement accompagnée d'un petit
accordéon. L'ambiance est donnée par des petites bougies disséminées un peu partout dans la salle, c'est tout, ce qui dés le départ nous prépare au voyage...
Tout au début, dans l'histoire, elle nous a fait chanter une sorte de chanson de marins avec elle, (elle a une sacrée voix !), le public, malheureusement peu nombreux, n'osait pas trop mais très vite, tout le monde s'y est mis. Ca a
contribué à réchauffer la salle et ça a tout de suite donné le rythme du
spectacle.

Pendant une heure et demie,  elle a complètement captivé l'auditoire. On n'entendait pas un bruit.
Les histoires s'enchaînaient les unes aux autres, on aurait dit que c'était la
même. On était complètement suspendus à ce qu'elle nous racontait. C'était
une histoire, entre autres, de korigans, elle nous a entraînés avec elle et
on s'est tous retrouvés sur la lande, où l'on entendait la mer et le vent ...

Un spectacle adaptable à tous les lieux, qui nous entraine sur le chemin de l'émotion et du moment passé. A découvrir au delà de la région !


Photo de Yvon Vernotte.
par Catherine Jalabert publié dans : Spectacle Tout public
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Vendredi 30 mai 2008

La compagnie drômoise Ras les Poulettes a ouvert la soirée du mercredi 28 juin 2008 à l’Heure Bleue de St Martin d’Hères (38).

Caractéristiques du spectacle :
- Tout public
- Durée 50 mn environ
- Une prestation prévue pour la rue

Distribution :
- Mise en scène : Christophe Vignal
- Direction d’actrices : Richard Perret
- Costumes : Clodine Tardy et Sandrine Déraillé
- Comédiennes : Elodie Bay, Cécile Dallier, Adeline Francini et Sandy Michat

Elles devaient être sur scène. Elles ont opté en dernier ressort pour le jeu au milieu des spectateurs, sans doute parce que c’est souvent, voire constamment, leur terrain d’aventure(s), ce qui les définit et ce qu’elles affectionnent. Le démarrage s’est fait lumières allumées, invitation donnée de faire corps avec leur proposition empreinte de l’univers circassien.

Elles sont quatre, quatre filles dans la fleur de l’âge, quatre "rentre dedans", une sorte de "bande à gaffer" qui se joue des codes et intègre à son jeu des instruments de fanfare, parfois plus gros qu’elles : saxo, bugle, tuba, flûte traversière et clarinette. Et quand leurs voix se mélangent, avec de belles harmonies, un brin de dissonance(s), on pense parfois aux "Elles". Leurs personnages : quatre soeurs adoptives (Bip Bip, Adélaïde, Gudule et la future mariée, Félicie) qui se préparent à la grande fête qu’on ne vit qu’une fois et qui devrait être le plus beau jour de la vie d’une femme. Mais tout se déglingue : le ton dérape, la bienséance n’est plus de rigueur, les robes ne sont pas celles des princesses et le rimel coule sur les joues de la promise.

Ces filles ont la niacque, elles balancent leurs énergies. Bien sûr, ils y a des moments de flottements, une certaine inégalité dans la tenue de l’histoire, mais l’envie nous prend de les suivre et de les encourager dans leurs choix parce qu’il y a eu un ou deux beau(x) silence(s) avec du bruit si on écoute bien. Ce sont sans doute ces moments d’arrêt, où les mots restent en suspend, auxquels elles pourraient davantage s’attacher, pour favoriser les respirations et les images.

Pari gonflé qu’elles ont fait là, parce que mettre la rue dans une salle de spectacle, ça ne va pas forcément de soi. Pari osé aussi de la part de l’Heure Bleue qui risque des alliances de spectacles sur des soirées, histoire d’ouvrir les écoutilles. Peu de salles repérées le font. Nous, on aime ça !

Contact Heure Bleue

par www.vivantmag.fr publié dans : Spectacle Tout public
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Mercredi 21 mai 2008

 


 

 

Hélène Phung a raconté pour les tout petits mercredi 21 mai 2008 à la salle des fêtes de Pont Rouge à Claix (38). Une initiative de la médiathèque, dans le cadre du Festival des Arts du Récit en Isère.

- Public préconisé : à partir de 3 ans et à notre avis jusqu’à 7 ans
- Durée approximative : 45 mn


 



Nous n’avions pas eu l’occasion de revoir la conteuse depuis plusieurs années et celle de découvrir une proposition pour le jeune public nous a été donnée. L’histoire commence avec le bonjour du jour, avec la nuit pour grandir. Dès le départ, les enfants sont sollicités par Hélène qui cherche à savoir ce qui se trame pour eux derrière ces mots qui rythment leurs vies. Mais quand vient le moment de dormir, l’enfant ne veut pas se laisser aller . Il demande un baiser de plus, ne histoire, encore, un câlin toujours... La conteuse se base sur ce moment délicat qu’est l’endormissement pour jeter les bases du voyage proposé, avec l’ami Pierrot, grosse peluche encombrante, qui lui aime particulièrement son lit-copain dans lequel il accumule toutes sortes de choses à manger. Avec lui nous allons partir et faire un tour de terre, des Antilles au Brésil en poursuivant direction l’Afrique puis l’Asie. Hélène chante conte et chante, des chansons-ritournelles des 4 points de la terre, dans des langues qui éveillent la curiosité de l’oreille. Les enfants sont invités à écouter avec leur corps : ce sont les doigts, les mains, les pieds qui gigotent, puis enfin le corps tout entier qui se met debout et prend le rythme. Elle puise son répertoire dans les chansons traditionnelles mais aussi dans des compos personnelles. Un alliage qui fonctionne et arrive en complémentarité. Les mamans elles aussi ont du se risquer à chanter, et c’est tant mieux ! Elles l’ont visiblement fait avec plaisir.

Un petit spectacle tout en contes, adapté au public visé, qui peut se produire dans de petits espaces. Dommage que la salle n’ait pas été très chaleureuse (elle aurait entre autre mérité d’être obscurcie et le mur de fond de scène aurait gagné à être tendu de noir). Une attention parfois oubliée, même en période de festival, alors que quelques tissus noirs pourraient faire l’affaire. Nous aurions envie de dire qu’il faut prendre soin des lieux, soient-ils de proximité, pour mieux servir le spectacle vivant.

Contacts :
- Médiathèque de Claix :http://www.ville-claix.fr/contenu/02.mairie_service/03.services/02.secteur_social_culturel/bib_mediath.htm
- Centre des Arts du Récit :
http://www.artsdurecit.com/

par Véronique Pédréro publié dans : Spectacle Jeune Public
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